DROIT DANS LE MUR (IA FREE) - Contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre (Pierre Dac)
2 novembre 2025

QUAND LA FICTION DEPASSE LA REALITE !!!!

 

 

Cette prose n’est pas la mienne !

C'est celle qui est publié par la très bonne revue : "Le Grand Continent"

A mon grand regret, d’ailleurs. J’aurai adoré écrire une possible uchronie telle que celle-là !

C’est pourquoi je la partage avec vous. Si j’ai choisi en plus du lien la mettre en intégralité sur mon propre blog, c’est pour être sûr qu’elle soit lisible dans son intégralité sur la durée. 2032, c’est dans seulement 7 ans ! Et pourtant .....

Où serons-nous tous dans ces temps si proches et si lointains ?

 

 

 

Poutine et la guerre à l’Europe : le scénario du front atlantique

 

En réarmant son flanc Est face à la Russie, l’Europe a négligé un front stratégique.

Elle n’est pas prête à se défendre à l’Ouest.

Pourtant, c’est par l’Atlantique que Poutine pourrait attaquer — et gagner.

Stéphane Audrand signe un exercice de prospective qui devrait nous alerter.

 

Auteur : Stépahne Audrand

Date : 20 octobre 2025

 

Imaginons : automne 2032. Après plusieurs mois de crise, la Russie lance une « opération spéciale de protection des minorités russophones » dans les pays baltes, avec pour cible militaire immédiate l’annexion de territoires revendiqués comme russes et comme effet stratégique recherché l’éclatement de l’Alliance atlantique et de l’Union européenne. D’emblée, les troupes russes, opérant sous faux drapeau, attaquent les trois républiques en même temps, avec un effort principal contre la Lettonie considérée comme « le maillon faible ». Des feintes secondaires sont lancées contre Narva en Estonie et le corridor de Suwalki.

Depuis des mois, la crise couvait, sur fond d’opérations hybrides menées par la Russie. Le choix de la date par Moscou ne tient pas du hasard : les États-Unis sont en pleine campagne présidentielle et l’administration sortante, héritière du trumpisme, est hostile à toute intervention en Europe.

Fort heureusement, depuis 2025, celle-ci a réarmé. Les Européens sont solidaires et raisonnablement confiants : le rapport de force aérien et terrestre est, sur le papier, favorable aux défenseurs.

Pourtant, six mois plus tard, l’Europe est vaincue — par la guerre sous-marine russe.

Le sabotage atlantique russe : RETEX d’une guerre perdue

Rien dans la phase initiale de l’agression ne laissait penser que le conflit décisif se jouerait en mer.

Après une campagne d’attentats organisés par le FSB contre des minorités russes et attribués par la Russie à des « extrémistes néonazis aux ordres de Bruxelles », l’assaut russe commence, comme en 2014 en Crimée, par l’intervention de « petits hommes verts » sur fond de dénégations moscovites : Lituanie et Lettonie subissent les deux premières « feintes » russes. Les trois pays baltes invoquent immédiatement l’article 5 du Traité de l’Atlantique nord et l’article 42(7) du Traité sur l’Union européenne, ainsi que tous leurs accords de défense bilatéraux.

Sans surprise, la réunion du Conseil de l’Atlantique nord est difficile.

Si les États-Unis concèdent du bout des lèvres que l’agression vient bien des Russes, ils se refusent à tout engagement direct. Le président américain finit par autoriser un « service minimum » : la mise à la disposition des Européens de quelques moyens de soutien (ravitaillement en vol, renseignement) et de quelques stocks de munitions, mais aucune participation américaine directe aux combats. Il est également très équivoque sur les garanties nucléaires américaines envers les pays baltes ; le communiqué final de l’OTAN est un trésor d’ambiguïté.

Qu’importe : la résolution européenne est forte et, en dépit de quelques voix dissonantes qui agitent le risque d’escalade, le principe du soutien plein et entier aux pays baltes est acté par l’Union.

La « coalition des volontaires » animée par Paris et Londres depuis 2025 a porté ses fruits : au moins sur le plan défensif, les moyens sont là, et les structures pour les commander. Le Canada et la Norvège rejoignent la coalition, en dépit des avertissements de Washington.

Dès le début de la crise, la coordination politique franco-britannique de la dissuasion nucléaire décide d’activer le « bastion » du Golfe de Gascogne et d’y faire patrouiller quatre des SNLE français et britanniques disponibles. Si la manœuvre est un succès et si aucun sous-marin russe ne s’approche de la zone maritime pendant la crise, elle « consomme » une part très importante des moyens des deux marines : frégates, sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) et avions de patrouille maritime quadrillent le bastion et ses approches immédiates.

Ce choix a des conséquences importantes pour la suite ; tout du moins, pendant la phase initiale, ce signalement stratégique de Paris et Londres décourage Moscou de tout chantage nucléaire

«  Automne 2032  : après plusieurs mois de crise, la Russie lance une «  opération spéciale de protection des minorités russophones  » dans les pays baltes, avec pour cible militaire immédiate l’annexion de territoires revendiqués comme russes et comme effet stratégique recherché l’éclatement de l’Alliance atlantique et de l’Union européenne.  »

Sur terre : contenir les Russes

Malgré la chute rapide de Narva en Estonie et le bombardement de Vilnius, la défense tient bon.

Les groupes de combat de l’OTAN présents dans les pays baltes s’engagent immédiatement, malgré la légèreté de leurs moyens et le repli des soldats américains présents dans les trois républiques, sur ordre de Washington. Assez rapidement, l’armée polonaise mène des frappes « préventives » contre Kaliningrad, neutralisant l’enclave à l’aide de ses centaines de lance-roquettes, selon un plan de ciblage soigneusement pensé pour éviter les dépôts d’armes nucléaires sur place.

Alors que les combats durent depuis trois jours, la Russie lance son principal effort contre la Lettonie.

D’emblée, un léger flottement se produit, lorsque des groupes de « séparatistes » attaquent la frontière minée et fortifiée : le groupe de combat canadien reçoit d’abord d’Ottawa la consigne qu’en application de la convention d’interdiction des mines antipersonnel, il n’a pas le droit de monter en ligne pour occuper un secteur du front qui le placerait en responsabilité de tenir un tel champ de mines et doit rester en deuxième échelon. Fort heureusement, les troupes canadiennes contournent la consigne et encaissent le premier choc aux côtés de leurs camarades baltes, sous un déluge de drones. Dans les jours qui suivent, Européens et Canadiens mettent à jour leurs règles d’engagement face au choc du réel.

À Riga, des hommes du FSB infiltrés tentent de décapiter le gouvernement et de proclamer une « république de Vidzeme ». La tentative échoue en quelques heures.

Les forces de réaction rapide européennes, principalement franco-britanniques et issues du Benelux, arrivent le lendemain dans les pays baltes, trois jours après le début de la crise. Dans les airs, les forces aériennes européennes étrillent toute manœuvre russe au-dessus des pays baltes, même si les bulles de déni d’accès et les incertitudes politiques limitent les possibilités de frappe au-dessus de la Russie. Des centaines de drones Geran pleuvent sur la Pologne et les républiques baltes, mais la plupart sont abattus par les moyens développés par les Européens : roquettes guidées laser, hélicoptères de combat, canons automatiques… Partout, la Russie semble en échec.

Les sondages confirment que l’opinion européenne soutient un effort défensif ferme, même si les craintes d’escalade sont grandes.

Cette séquence empêche le « fait accompli » russe et laisse le temps à l’Allemagne, à la Pologne et aux Scandinaves de rappeler leurs réservistes et de monter en capacité, malgré des divisions politiques importantes dans les deux premiers pays. Dans la semaine qui suit, protégées par une défense aérienne étoffée et à la trame complète, les forces européennes peuvent dérouler leur doctrine de combat combiné, avec une importante composante dronisée.

Passés les trois premiers jours critiques, plus jamais le corridor de Suwalki ne sera sérieusement menacé ; Kaliningrad est neutralisée mais non envahie, ce à quoi les pays européens les plus prudents se refusent.

Si Paris et Londres ont des plans pour frapper la Russie depuis la Méditerranée orientale ou l’Atlantique nord, la coordination politico-militaire européenne décide, pour limiter les risques d’escalade nucléaire, de ne pas frapper la Russie à plus de cinquante kilomètres de la frontière balte et de maintenir Kaliningrad sous blocus tout en laissant la Russie y envoyer du « ravitaillement humanitaire » par l’intermédiaire de navires neutres…

Malgré ces restrictions, les forces russes de « libération » des « minorités opprimées » ne peuvent étendre leur percée au-delà de quelques kilomètres en quelques points de la frontière fortifiée ; elles s’avèrent incapables de tendre la main aux « milices séparatistes » composées de quelques centaines de soldats russes entrés en secret à la faveur de l’instrumentalisation des flux migratoires. En mer, une campagne agressive de minage du golfe de Finlande par la marine finlandaise paralyse la flotte russe de la Baltique, coincée à Saint-Pétersbourg.

 

 

« Les groupes de combat de l’OTAN présents dans les pays baltes s’engagent immédiatement, malgré la légèreté de leurs moyens et le repli des soldats américains présents dans les trois républiques, sur ordre de Washington. »

« À Riga, des hommes du FSB infiltrés tentent de décapiter le gouvernement et de proclamer une « république de Vidzeme ». La tentative échoue en quelques heures. »

Sous les mers : la guerre qu’on ne prévoyait pas

À peine plus de dix jours après le début de son agression, voyant que la défense européenne est solide et que les Européens parviennent à une forme de consensus politique pour défendre les républiques baltes presque sans soutien américain, Moscou active son plan de guerre sous-marine.

En quelques heures, des dizaines de planeurs pélagiques, ces drones sous-marins qui dérivent juste sous la surface de l’océan, pré-positionnés en mer du Nord, convergent vers les champs éoliens britanniques, néerlandais et allemands.

Les sous-stations situées sur le fond marin à moins de cinquante mètres sous la surface sont détruites une à une.

Une panne électrique gigantesque frappe le Royaume-Uni, privant des millions de foyers d’électricité, alors que le pays est déconnecté en urgence du reste du réseau européen pour tenter d’éviter un effet domino sur l’Europe continentale.

Au même moment, devant Hambourg, plusieurs de ces mêmes planeurs détruisent un porte-conteneurs.

Quelques heures plus tard, au milieu de l’Atlantique, un pétrolier encaisse trois torpilles lourdes lancées par un sous-marin non identifié et coule en quelques heures.

La panique s’empare immédiatement des marchés financiers et des assureurs maritimes.

Dans les deux jours qui suivent, comme cela avait été le cas pendant la guerre d’Ukraine, les primes d’assurance s’envolent à des niveaux insupportables pour les armateurs, alors que tout l’Atlantique au nord du tropique du Cancer est déclaré « zone de guerre ».

Les armateurs européens, peu sensibles aux appels au patriotisme de leurs gouvernements, décident de dérouter les navires qui peuvent l’être et de sortir le plus vite possible des eaux européennes.

Quelques explosions liées à d’autres planeurs pélagiques en Manche et sur les côtes britanniques suffisent pour maintenir une tension durable. Une frégate néerlandaise est coulée au mouillage au Helder, par une mine dérivante « intelligente ».

Sur le front diplomatique, l’embarras européen est palpable : les pays de la Mitteleuropa qui ont été au cœur du renforcement militaire continental depuis 2025 ont toujours considéré que l’Atlantique resterait un lac de l’OTAN.

Pourtant, la marine américaine reçoit l’ordre de ne participer à aucune opération à l’est du 40e méridien ; le président américain se contente de souligner, entre deux polémiques électorales, que si le Groenland lui avait été remis, jamais les Russes n’auraient osé se comporter de la sorte. Il annonce également que seuls les navires à destination ou en partance de ports américains bénéficieront de la protection de l’US Navy, et conclut en demandant aux Européens de « négocier avec la Russie » pour résoudre la crise.

Dans le même temps, la Russie paralyse les travaux du Conseil de sécurité des Nations unies, nie toute implication et accuse l’Ukraine d’avoir manigancé toute l’opération sous-marine par esprit de revanche.

La Chine fait chorus et accuse les Européens de provocations.

En mer pourtant, ces derniers ne sont pas inactifs et leurs moyens navals sont censés être très supérieurs à ceux de la Russie. Le groupe aéronaval français, en partance pour le Pacifique au début de la crise, est maintenu en Méditerranée orientale, tandis que le groupe aéronaval britannique, revenu d’une longue mission dans le Pacifique, doit être rendu disponible au plus vite. 

L’activation du bastion commun franco-britannique pour la dissuasion nucléaire pèse cependant sur les moyens ; la conséquence est qu’en l’absence d’un soutien naval américain, et compte tenu des impératifs européens pour faire front en Méditerranée et en mer Baltique, ne restent qu’une dizaine de frégates françaises, britanniques, espagnoles, canadiennes, belges et portugaises pour patrouiller dans un espace de plus de dix millions de kilomètres carrés, du Groenland à Madère, jusqu’aux côtes américaines.

Pire : compte tenu des divisions politiques des Européens sur les règles d’engagement en mer ou les frappes dans la profondeur du territoire russe, l’usage de ces moyens n’est pas coordonné.

Autant la défense des pays baltes avait été relativement bien préparée sur le plan politique et militaire, autant les Européens n’ont jamais envisagé ce que la Russie est en train de leur imposer : une bataille de l’Atlantique.

La Russie refusant de revendiquer les attaques sous-marines et accusant l’Ukraine d’en être responsable, certains pays européens refusent des règles d’engagement qui prévoiraient de tirer sur un sous-marin russe en l’absence de « flagrant délit » d’attaque. D’autres, comme la Norvège ou la Grèce, réservent leurs moyens navals à la protection de leurs côtes et de leur pavillon marchand national.

Alors que les séides de Moscou agitent la peur d’une catastrophe radiologique en cas de destruction d’un sous-marin nucléaire russe, seuls la France, le Royaume-Uni, le Canada et le Portugal décident d’assumer une chasse « active » dans l’Atlantique ; mais les moyens navals manquent, en raison de la multiplication des engagements et des priorités accordées depuis 2025 aux composantes terrestres et aériennes.

Sous la mer, un seul sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) français et deux SNA britanniques sont disponibles pour cette chasse aux sous-marins russes, tandis que les SNA américains reçoivent un ordre d’éloignement des eaux européennes.

C’est trop peu pour l’immensité de l’océan.

Le Royaume-Uni avait pourtant lancé un ambitieux projet « Cabot » de surveillance des fonds marins à l’aide de moyens dronisés.

Malheureusement, le projet a pris du retard, la fusion des données et leur échange s’avèrent trop ambitieux et la Russie parvient à neutraliser plusieurs drones en mer, la Royal Navy manquant de moyens pour assurer leur protection. Les Américains refusant de transférer les données de leurs propres réseaux de détection sur les fonds marins ; les sous-marins russes, naviguant à petite vitesse, sont difficiles à localiser précisément. 

En outre, ces sous-marins n’ont pas besoin d’être très nombreux et de mener une campagne active de destruction du commerce maritime : la simple mention par le pouvoir moscovite de leur présence dans l’Atlantique suffit à maintenir la pression sur les armateurs, pression qu’un torpillage occasionnel permet de réactiver en cas de retombée. 

Si la Royal Navy détruit rapidement un sous-marin conventionnel de la classe Kilo dans les approches maritimes du Royaume-Uni, le bilan en reste là pendant plus de dix jours. 

Rien de choquant pour les spécialistes de la guerre sous-marine, mais plus compliqué à admettre pour les états-majors combinés et les opinions publiques, qui ont oublié depuis 1945 le caractère ingrat, défensif et laborieux des opérations océaniques anti-sous-marines…

«  Moscou menace explicitement Lisbonne du feu nucléaire sur les îles de l’Atlantique si celles-ci sont encore utilisées pour «  menacer la liberté de navigation et perpétrer des attaques illégales contre les sous-marins russes  ». Pour donner crédit à ses menaces, elle tire une salve de missiles Orechnik sur l’île de Flores, la plus éloignée des Açores.  »

La disruption du commerce maritime

Pendant les semaines suivantes, les premières tentatives d’escorte ad hoc se heurtent à une nouvelle difficulté : la Russie a modifié plusieurs navires marchands de sa « flotte fantôme » pour qu’ils emportent des essaims de drones navals, sous-marins et aériens.

Actifs en Manche, ils frappent Le Havre, Cherbourg, Hambourg et l’estuaire de la Tamise.

Car si les Européens avaient investi massivement dans un « mur anti-drones » sur la frontière orientale de l’Europe et la Baltique, ils avaient négligé la façade océanique.

Ils avaient négligé une vieille règle de l’art de la guerre : face à un effort strictement défensif, l’attaquant peut toujours choisir librement le jour, l’heure — et le lieu.

Les cargos responsables du lancement des attaques sont promptement détruits ou abordés. Les dommages restent faibles. Mais l’impact sur l’opinion est important et impose de renforcer la défense métropolitaine, au détriment du soutien des forces au sol dans les pays baltes.

Bien entendu, la Russie refuse de reconnaître toute responsabilité, soutenue par la Chine qui continue de dénoncer l’attitude belliciste et mensongère des Européens. Les marchés financiers européens continuent leur spirale vers le bas, et les taux d’intérêt s’envolent. Une réunion de crise conjointe de la BCE et de la Banque d’Angleterre fait discrètement passer aux gouvernements européens une note, mettant en garde contre un risque d’embolie de l’économie européenne dans les semaines qui viennent.

Espérant reprendre le commerce maritime via les ports de la Méditerranée, les Européens subissent, un mois après le début de la crise, une nouvelle déconvenue : les Houthis, avec le soutien de Moscou, mettent eux aussi en œuvre des drones sous-marins chargés d’explosifs, en plus de leur important stock de missiles et drones aériens livrés par l’Iran.

Avec cet arsenal, ils frappent en priorité tous les navires appartenant à des armateurs européens.

La Russie a pris soin de positionner au large de l’Afrique quelques vieux cargos de sa « flotte fantôme » chargés de drones aériens et navals, et a détaché dans l’océan Indien deux SNA de sa flotte du Pacifique. Il suffit de nouveau d’un torpillage et de quelques attaques au mouillage par des drones sous-marins pour que les primes d’assurance s’envolent et que se ferme la route maritime — sur fond d’effondrement des bourses européennes. 

Malgré une défense commune toujours solide au sol dans les pays baltes et une campagne d’interdiction aérienne limitée mais efficace, les Européens décrochent en mer, et les risques de pénurie retournent des opinions publiques européennes qui étaient initialement en faveur d’une réponse ferme.

Les semaines passant, les stocks pétroliers et gaziers européens s’épuisent, alors que l’hiver approche.

De graves pénuries de produits manufacturés commencent à survenir, et la suspension par Amazon de ses services de livraison depuis l’Asie vers l’Europe provoque des manifestations à travers tout le continent. 

Semblant toujours avoir un coup d’avance dans ses provocations, tout en continuant de nier avoir procédé à aucun torpillage, la Russie fait manœuvrer avec la Chine et l’Iran une flotte à proximité de la Nouvelle-Calédonie.

En Afrique, dans le canal du Mozambique, des flottilles de miliciens comoriens, armés et soutenus par des mercenaires de l’Africa Corps russe, embarqués sur des navires de « pêche » chinois, débarquent sur l’île française de Chissioua Mtsamboro, à quelques encablures de Mayotte ; ils entreprennent de s’y retrancher.

Au même moment, plusieurs câbles sous-marins sont coupés par une attaque non attribuée, au large de la France et du Royaume-Uni, ainsi qu’au large de plusieurs territoires ultramarins français et britanniques.

Ceux reliant d’autres pays européens sont épargnés.

Si les redondances sont suffisantes pour éviter une panne informatique généralisée, l’attaque constitue un signal fort envoyé aux Européens, sur fond de déclarations de la Russie contre la France et le Royaume-Uni, accusés de vouloir « entraîner le continent dans une revanche de la guerre d’Ukraine ». Le président français n’a pas d’autre choix que d’envoyer le groupe aéronaval du Charles de Gaulle dans l’océan Indien, l’Armée de l’air s’avérant incapable d’obtenir un résultat décisif avec les quelques raids occasionnels qu’elle peut lancer depuis Abu Dhabi.

 

 

« La Russie a pris soin de positionner au large de l’Afrique quelques vieux cargos de sa « flotte fantôme » chargés de drones aériens et navals, et a détaché dans l’océan Indien deux SNA de sa flotte du Pacifique. »

« Alors que nous avons souvent l’image d’un combat naval moderne — bref et violent — où l’avantage décisif va à l’attaquant, à celui qui le premier peut se placer en position d’ouvrir le feu, nous oublions le rôle clef des opérations sous la mer. »

Arsenalisant la crise économique qu’ils ont provoquée, les Russes imposent une paix armée

Alors que la bataille fait rage en mer, à Bruxelles, on s’active pour organiser un système de convois et tenter de rassurer le monde maritime.

Il n’est cependant plus question de réquisitions comme en 1914 ou en 1940 : il faut convaincre les acteurs privés du transport.

L’attitude de certains pays européens pro-russes ralentit les initiatives ; et lorsqu’une solution semble enfin en vue, Moscou propose un sauf-conduit aux navires qui se dirigeraient vers les ports de pays acceptant de cesser immédiatement toute attitude hostile envers la Russie, de rappeler leurs troupes et de reconnaître la situation humanitaire préoccupante des « minorités russes » dans les pays baltes. La Russie propose ce marché — sans reconnaître son implication dans le torpillage de la douzaine de pétroliers, méthaniers et porte-conteneurs détruits depuis le début du conflit.

La Grèce et Chypre acceptent aussitôt la proposition sous la pression de leurs armateurs, semant la division dans l’Union européenne. 

Le ton monte encore entre Européens lorsqu’un sous-marin nucléaire russe est détruit par une attaque franco-portugaise d’opportunité au large des Açores, sans qu’il ait été impliqué de manière certaine et immédiate dans un torpillage de navire marchand.

En réponse, Moscou menace explicitement Lisbonne du feu nucléaire sur les îles de l’Atlantique si celles-ci sont encore utilisées pour « menacer la liberté de navigation et perpétrer des attaques illégales contre les sous-marins russes ».

Pour donner crédit à ses menaces, elle tire une salve de missiles Orechnik sur l’île de Flores, la plus éloignée des Açores.

Si la réaction de Paris et Londres est ferme et rassurante en termes de garanties de sécurité, Washington tergiverse de nouveau à propos de sa dissuasion élargie, estimant qu’en l’occurrence « le Portugal est l’agresseur ». La seule action américaine notable de la crise consiste à débarquer sans préavis quelques milliers d’hommes au Groenland pour en prendre le contrôle « avant la Russie » ; Copenhague ne peut que protester. Certes, l’arrivée du groupe aéronaval britannique dans le Grand Nord bloque une tentative d’action similaire de la Russie contre le Svalbard, mais les Européens sont trop absorbés par la crise du transport maritime en Atlantique pour aider le Danemark, faute de moyens et de vouloir agir sur deux fronts.

Dix jours après avoir quitté la Méditerranée orientale, le groupe aéronaval français commence les opérations aériennes contre les envahisseurs de l’archipel de Mayotte, les Rafale survolant toute l’Afrique. Les protestations de l’Angola sont relayées à l’Assemblée générale des Nations unies et les appels au boycott se multiplient contre la France, qualifiée de « puissance néocoloniale ».

Si le périple du Charles de Gaulle est un succès militaire et parvient à sauver Mayotte d’une invasion ou d’un blocus, il ne règle pas la situation en Atlantique nord — où les sous-marins et les planeurs pélagiques russes continuent de s’en prendre au trafic marchand.

Plusieurs pays européens instaurent un rationnement des produits alimentaires, ce qui déclenche des grèves générales et des manifestations en faveur d’un arrêt des combats. 

Dans les jours qui suivent, plusieurs pays de l’arc balkanique lancent avec le soutien de la Turquie une initiative de paix prévoyant un cessez-le-feu immédiat et la création d’une zone démilitarisée de cinquante kilomètres de profondeur entre la frontière russe et les forces de l’Alliance. Le vote d’une résolution par la Chine, la Russie, les États-Unis et la majorité du Conseil de sécurité des Nations unies soutenant l’initiative divise les Européens. La France et le Royaume-Uni sont isolés ; un « parfum de Suez » flotte entre Whitehall et le Quai d’Orsay.

Les deux puissances nucléaires européennes, pourtant soudées depuis le début de la crise, font face à une agitation intérieure croissante, sur fond de pénuries et de coupures d’électricité : Londres souhaite préserver la relation transatlantique en n’opposant pas un veto à une résolution américaine, d’autant que Washington a menacé explicitement l’avenir du programme balistique britannique ou la fourniture de services pour la flotte de F-35 ; à Paris, le « réflexe gaullien » pourrait pousser le pays à utiliser seul son droit de veto, mais de discrètes pressions de la part de Berlin et de la Commission européenne l’en dissuadent : la crise économique liée aux pénuries énergétiques, de matières premières et de biens de consommation est trop sévère. Les notes de la Direction générale de la sécurité intérieure sur les risques d’explosion sociale achèvent d’emporter la décision : la France se résout à ne pas bloquer la résolution, prise sous le Chapitre VII des Nations unies. 

Ultime humiliation, une force de « maintien de la paix » est confiée quelques jours plus tard à des casques bleus chinois et pakistanais.

Pour les républiques baltes, la potion est amère : alors qu’elles n’ont presque pas cédé de terrain à l’envahisseur, elles doivent se retirer de dizaines de localités et perdent tout leur système de défense frontalier.

Plusieurs pays d’Europe centrale prennent acte de cette défaite, décident dans les semaines qui suivent de quitter l’Union européenne et l’OTAN, proclament leur neutralité et annoncent « souhaiter établir un dialogue et des relations de confiance avec la Russie ». 

Moscou a gagné. 

La défense sous-marine : point aveugle de la défense européenne

Ce court récit prospectif, bien que sombre, ne décrit pas quelque chose d’inéluctable.

Il a pour objet d’attirer l’attention sur la réalité d’une menace russe sous-marine assez sous-estimée en Europe et, plus largement, de rendre apparente la vulnérabilité de notre continent à une disruption du commerce dans l’Atlantique.

S’il semble à la fois impératif et urgent de réarmer les composantes terrestres et aériennes de l’Europe et de disposer de forces, de stocks et de réserves humaines en nombre suffisant pour soutenir un conflit prolongé sur le sol européen, nous aurions tort de considérer que l’Atlantique sera toujours libre et ouvert à notre navigation.

Face à la combinaison de forces sous-marines russes anciennes, mais encore nombreuses et aguerries, et compte tenu des potentialités offertes par le développement des drones sous-marins dans toute la colonne d’eau — du planeur pélagique au rover de fond —, nous ne disposons pas en Europe de la capacité de faire face à une nouvelle « bataille de l’Atlantique » sans soutien américain.

Alors que nous avons souvent l’image d’un combat naval moderne — bref et violent — où l’avantage décisif va à l’attaquant, à celui qui le premier peut se placer en position d’ouvrir le feu, nous oublions le rôle clef des opérations sous la mer.

Pendant les deux conflits mondiaux, la protection des voies de communication maritimes s’est révélée un travail ingrat, de longue haleine, qui consomme une quantité de moyens très importante dans la durée.

Même si la recherche active et offensive des sous-marins adverses est une composante importante de ces opérations, leur volet « défensif » ne doit pas être sous-estimé : protéger un navire isolé ou même un convoi peut conduire le défenseur à se contenter d’interdictions d’approches, d’un travail harassant de « labourage des eaux », sans pouvoir forcément poursuivre et détruire chaque contact, la priorité étant à la survie des navires escortés.

Cette situation a failli entraîner par deux fois la défaite des Alliés dans l’Atlantique nord, alors que les Européens disposaient d’importantes marines marchandes sous pavillon national, de marines de guerre dotées d’escorteurs en nombre plus important et de populations maritimes plus nombreuses.

La défaite du Japon face à la campagne sous-marine américaine et celle de l’Italie face à la campagne britannique montrent ce qu’il en coûte d’ignorer cette menace ou d’y consacrer des moyens insuffisants.

Cette difficulté de la guerre sous-marine défensive est décuplée par les caractéristiques du transport maritime moderne : il s’agit d’une industrie mondialisée, dont les navires sont construits en Asie et sont la propriété d’armateurs asiatiques ou européens ; assurés par des entreprises européennes, armés par des équipages de marins le plus souvent issus de pays émergents sans lien avec notre continent, ils battent le pavillon de pays lointains ayant des registres maritimes de complaisance, tout en étant soutenus par une industrie financière pouvant s’appuyer sur des juridictions extra-européennes et des « paradis fiscaux ».

Ce secteur présente une très forte aversion au risque de guerre ; il n’est pas acquis à un pays particulier.

L’évolution des primes d’assurance dès le début du conflit ukrainien — lorsqu’il est devenu clair que des mines marines avaient été mouillées en mer Noire — a montré que la menace sous-marine est celle qui génère la plus grande crainte ; elle peut interrompre un flux maritime presque instantanément.

Le front russe est en Atlantique — et le planeur pélagique pourrait être le char d’assaut de la guerre qui vient

Le risque posé par la guerre sous-marine n’est donc plus proportionnel au nombre de sous-marins opérant dans l’Atlantique comme pendant les deux conflits mondiaux, mais plutôt à la capacité de faire planer une menace crédible, concrétisée par quelques incidents. 

Certes, la flotte russe du Nord ne dispose que d’une douzaine de SNA et d’une dizaine de sous-marins conventionnels, loin des effectifs de la Guerre froide ; mais quatre ou cinq sous-marins positionnés en Atlantique nord pourraient suffire à paralyser le commerce, surtout si en parallèle deux ou trois sous-marins venus du Pacifique menaçaient les flux passant par la Corne de l’Afrique.

Encore ne s’agirait-il là, avec ces sous-marins et ces mines, que de menaces assez classiques. L’arrivée des drones sous-marins a le potentiel de compliquer bien davantage la lutte sous la mer.

Si l’Alliance atlantique teste le potentiel du drone pour la maîtrise des espaces maritimes sous la surface — ainsi de la « Task Force X » en Baltique ou du projet britannique « Cabot » —, elle se prépare peu pour lutter contre les menaces que pourraient représenter les drones sous-marins, et notamment les planeurs pélagiques.

Ces engins, moins coûteux que des torpilles classiques, peuvent dériver des semaines durant dans les courants marins.

Emportant un module de positionnement par GPS et une centrale inertielle, ils peuvent être dotés de détecteurs acoustiques simples et emporter une charge explosive importante.

Leur consommation énergétique est faible, car ils naviguent en modifiant leur flottabilité pour suivre les courants.

Même si les planeurs pélagiques ne peuvent menacer des navires de guerre au large, ils pourraient exploiter les vulnérabilités des infrastructures fixes en mer — énergétiques ou de communication —, mais aussi celles des navires marchands mouillant devant les grands ports.

En complément, comme la Russie le fait dans notre récit prospectif, il serait en outre possible de frapper les ports militaires et civils européens dès le début d’un conflit avec des essaims de drones aériens et navals pré-positionnés dans des cargos civils, ce qui compliquerait les phases initiales du déploiement naval. Dans un cas comme dans l’autre, l’absence de marquage et d’équipage, l’opacité du milieu et la mise en œuvre discrète compliqueraient l’attribution de l’attaque et permettraient un « déni plausible » sur fond de guerre informationnelle.

La réponse à ces menaces n’est ni unique, ni strictement « capacitaire ». 

Faire un chèque ne suffira pas — pas plus que d’acheter quelques frégates.

Il importe d’abord, sur le plan stratégique, de retrouver une conscience claire et commune de l’importance de l’océan Atlantique pour les communications de l’Europe.

Depuis cette façade libre de détroits, l’Europe a accès à « l’océan-monde » ; mais pour profiter de cet accès, il faut être en capacité de dominer cet espace pour l’interdire aux sous-marins hostiles.

C’est ce qu’ont dû faire les Alliés pendant les deux guerres mondiales, menant de longues, ingrates et trop souvent oubliées campagnes navales profondément défensives.

Si l’approche de l’OTAN est, depuis 1957, centrée sur l’idée de « tenir » la « ligne GIUK (Greenland, Iceland, United Kingdom) » une future crise entre la Russie et une Europe délaissée au moins en partie par les Américains pourrait voir, dès son déclenchement, une présence sous-marine russe suffisamment importante devant la façade atlantique européenne pour menacer les flux, en tablant sur l’aversion au risque des acteurs du transport maritime.

Combinée à des essaims de planeurs pélagiques et de robots sous-marins en mer du Nord, en mer Baltique et dans la Manche, cette menace sous-marine aurait le potentiel de gripper des économies européennes qui n’ont, dans leur histoire, jamais été aussi dépendantes d’un accès permanent et sans entraves au commerce maritime. Enfin, s’agissant d’une crise lente à advenir, une crise complexe, impliquant de nombreux acteurs privés et se déroulant en mer loin des territoires nationaux, l’usage de la dissuasion nucléaire serait sans doute plus complexe et moins évident que s’il s’agit de garantir la survie de populations civiles européennes ou de forces armées au sol.

«  Il vaut sans doute mieux pour l’Europe que la France et le Royaume-Uni commandent davantage de frégates et de sous-marins que de chars de combat.  »

Soulager le duo franco-britannique 

Survivre à une telle crise, une fois qu’on en a compris le risque systémique, suppose de développer pour l’Europe une stratégie intégrale, qui ne se limite pas à une ambition de « mur » terrestre et aérien sur la frontière terrestre de la Russie.

Sur le plan politique, il faut que les Européens s’entendent sur un « partage des tâches ». On ne peut pas demander à la France et au Royaume-Uni d’assurer seuls à la fois la dissuasion nucléaire du continent, les capacités de supériorité aérienne et de frappe dans la profondeur, « l’entrée en premier » des troupes au sol, et de maintenir la supériorité navale sur les approches maritimes du continent et sur ses voies de communication lointaines.

À ce jour, la France et le Royaume-Uni sont les seules nations en capacité de mener un effort naval réel, comme l’ont montré les opérations récentes contre les Houthis, où les autres marines européennes ont brillé par leur absence et leurs déconvenues. Le burden sharing européen doit entériner le principe que seules les deux puissances nucléaires européennes et les États de la péninsule ibérique sont pertinents pour assurer cette supériorité navale océanique et lointaine, en raison de leur accès libre à l’Atlantique : cela doit conduire à les décharger de certaines obligations, notamment sur le plan terrestre.

Dit autrement, il vaut sans doute mieux pour l’Europe que la France et le Royaume-Uni commandent davantage de frégates et de sous-marins que de chars de combat. La condition principale pour être crédibles serait en revanche de donner une priorité sans ambiguïté à la défense des eaux européennes et des flux de communication.

À ce titre, il faudrait renoncer à tout grand déploiement ou grande ambition à l’est de Singapour, pour se concentrer sur l’Atlantique et la Corne de l’Afrique. Les ambitions politiques franco-britanniques en Indo-Pacifique consomment un potentiel aérien et naval important, pour un intérêt stratégique plus que discutable.

 

 

« L’Europe est un continent qui dépend de manière vitale de son accès à l’océan. »

« Mais pour la défense du continent, Brest et Lisbonne sont aussi importantes que Vilnius ou Varsovie. »

Prévenir une nouvelle « bataille de l’Atlantique »

Sur le plan économique, il faut anticiper les éventuelles ruptures d’approvisionnement, en encourageant les stocks, la substitution et les relocalisations dans toutes les chaînes de valeur ; il faut aussi se doter d’un « plan » public en termes de rationnement et d’arbitrage des ressources et biens de consommation.

Ce sont des choix longs à envisager, souvent coûteux, peu compatibles avec les habitudes des consommateurs et acteurs économiques européens, qu’il faut mener sans surestimer notre capacité à nous sevrer du transport maritime.

Sur le plan militaire, nous ne pourrons faire l’économie d’une doctrine cohérente au sein de l’Alliance mais si nécessaire sans les États-Unis pour être en mesure d’assurer efficacement la composante océanique des dissuasions nucléaires française et britannique sans consommer tous nos moyens navals, tout en rassurant les acteurs privés du transport maritime. Cela suppose, dès le début de la crise, de leur proposer des mécanismes de réassurance publique, des schémas de réquisition robustes incluant la substitution d’équipages, un système de rationnement et de priorisation du transport maritime européen pour assurer les importations et les exportations les plus cruciales, des modes d’escorte adaptés et, éventuellement, des modules d’armement « conteneurisés » pouvant être installés sur les navires marchands pour lutter contre certaines menaces de bas du spectre comme les drones aériens, de surface ou sous-marins 1.

Cette doctrine, pensée avec et pour les acteurs civils du transport, doit être complétée d’une réflexion capacitaire urgente. 

S’il est trop tard pour lancer la mise en chantier de nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque, d’autres pistes existent : entre autres moyens, on peut considérer de nouveaux navires d’escorte, de nouveaux effecteurs contre les drones sous-marins — actant peut-être le retour des charges de profondeur et des roquettes anti-sous-marines —, des réseaux de capteurs sur le fond marin pour certaines zones sensibles et des drones de patrouille aériens et navals disposant de capacités d’engagement autonomes — notamment pour défendre les infrastructures en mer et les ports.

D’autres mesures de moyen terme peuvent être envisagées en France, mais avec des coûts importants : relocaliser durablement le groupe aéronaval sur la façade atlantique pour maintenir sa liberté d’action, disposer d’une base de sous-marins conventionnels sur cette même façade pouvant accueillir des sous-marins d’autres marines européennes, envisager le retour d’une composante anti-sous-marine embarquée à voilure fixe — par exemple, un drone Alizée 2.0 —, renforcer la défense des bases littorales et des grands ports marchands et militaires face aux menaces des drones…

Le chantier capacitaire est vaste et complexe, mais il est urgent que l’Europe se saisisse, d’un point de vue politique et stratégique, de la question de sa vulnérabilité maritime. 

Cette prise de conscience nous permettrait aussi de nous préparer sur le plan informationnel, pour contrer les manœuvres de désinformation de la Russie et de ses soutiens et pour faire comprendre aux opinions publiques — même celles d’Europe centrale — que leur défense commence loin au large.

L’Europe est un continent qui dépend de manière vitale de son accès à l’océan.

Cet accès dépend lui-même d’un système économique à la fois performant, redondant et fragile face au risque de guerre.

La Russie le sait.

Elle ne se privera pas de peser sur cette vulnérabilité — surtout si l’allié américain n’est pas présent pour maintenir une suprématie occidentale sur et sous les eaux de l’Atlantique.

Il ne s’agit pas de choisir entre « Tahiti et Varsovie ». 

Il faudra en revanche se rappeler que les eaux les plus importantes pour l’Europe et la France ne sont pas celles de l’Indo-Pacifique, mais bien celles de l’Atlantique : pour la défense du continent, Brest et Lisbonne sont aussi importantes que Vilnius ou Varsovie.

Sources

  1. Ces systèmes seraient en fait des effecteurs « déportés » de navires de combat européens, qui assureraient leur contrôle via une liaison tactique, le navire marchand se bornant à en assurer l’alimentation électrique (ce qui permet de prendre en compte les questions de « loyauté des équipages »).

 

21 septembre 2025

VOUS VOYEZ QUE JE NE SUIS PAS TOUT SEUL !!!

 

 

En voilà un chouette livre à offrir à tonton Roger pour Noël !! Même dans le cas improbable où il le lirait, ce n'est pas sur qu'il comprenne, mais ce n'est pas grave, au moins vous aurez fait une bonne action !

 

Allez salut et surtout, surtout, ne lâchez rien !!

 

 

15 septembre 2025

LIBERTE D'EXPRESSION A GEOMETRIE VARIABLE

 

Or donc, à l’heure où les combats idéologiques ont repris de la vigueur à l’instigation du côté sombre de l’Humanité, il n’est que temps de se réarmer et de reprendre un combat que d’aucun avait cru victorieux et définitif. Grave erreur !

Je veux bien sûr parler de la polémique sur la vidéo volé de Thomas Legrand, Patrick Cohen avec 2 responsables du parti socialiste. Les médias du breton fondamentaliste chrétien sont en boucle depuis plus de10 jours pour dénigrer et accabler le service public dans son ensemble et voir là le prétexte pour justifier d’un démantèlement qu’ils appellent de leur vœu le plus cher.

Cf Émission médiateur France Inter

 

C’est pourquoi je me propose, puisqu’aucun journaliste ou média ne semblent vouloir le faire, après force recherches, de vous soumettre ces petites vidéos afin de rééquilibrer le débat !

Alors bien sûr, quelques esprits chafouins me diront que le Figaro ce n’est pas la Bollosphère. A cela je répondrai, pas encore, mais ils y travaillent !!

 

La preuve en image ……. Magnéto Serge !

 

Quotidien 26 janvier 2022 (Désolé pour les pubs débiles !)

 

Le club Médiapart - 11 février 2022

 

 

 

 

Aaaaahhhhh !!!! Quelle est belle la droite des Cons plexés !!

 

 

Or donc, rappelons aux mous du bulbe abreuvés d’inintelligence artificielle que certains appellent, à juste titre « Perroquet probabiliste » que la liberté d’expression peut parfaitement consister à raconter n’importe quoi (Ce blog est même là pour en témoigner !!)  MAIS que la seule limite est dans la loi qui lutte contre les insultes, les calomnies, les menaces et les mensonges afin de protéger les personnes dans leur intégrité, leur origine, leurs opinions politiques, religieuses ou leurs pratiques sexuelles.

Ce n’est pourtant pas compliquer à comprendre …. Si ?

 

 

Rappelons-nous que toute la diarrhée immonde publiée dans les journaux d’extrême droite dans les années d’entre-deux guerres ont tout simplement conduit au massacre des juifs, des homosexuels, des tziganes, des handicapés et des « gauchiasses » d’Europe ! Fallait bien purifier la race blanche !

N’oublions jamais Roger Salengro (1890-1936) poussé au suicide par les torchons fascistes.

« Maire de Lille, député du Nord et ministre de l'Intérieur de Léon Blum, le socialiste a mis fin à ses jours en novembre 1936. Diffamé par la presse d'extrême droite, notamment l'Action française ou le journal Gringoire, alors tiré à 600 000 exemplaires, le ministre est accusé d'avoir déserté en 1915. Tout au long de l'été 1936, les accusations se font pressantes et de plus en plus personnelles. »

 

 

Et qu’au sortir d’un conflit qui a fait plus de 50 millions de victimes civiles et militaires, on a décidé qu’il serait judicieux d’édicter des lois pour empêcher les pousses-au-crime de raconter n’importe quoi.

Apparemment, grâce aux réseaux sociaux, pardon à  « l'économie de l’attention » et au gars avec son rat mort sur la tête, grâce à l’inversion et l’appropriation des concepts (je vous en avais parlé il y déjà quelques années) l’extrême droite est de retour comme au bon vieux temps !! En même temps, vu que le stalinisme est aussi réapparu, il y a comme une forme de logique implacable !

 

Rappelons aussi que tout ce que je viens de dire ne justifie en aucun cas le meurtre des propagateurs de haine et de mensonges ! Mais vu qu'aux "States", ils n'ont pas de lois pour encadrer les délires haineux, ils tirent d'abord, ils expliquent ensuite.

Je crois que c'est pour ça qu'on appelle ça chez nous : « Civilisation »...... Ce que j'en dis !

 

Car, oui ! Depuis la manipulation de la vidéo tronquée pour attaquer le service public, il y a eu l'assassinat d'un petit Goebbels aux pieds beaux, vu qu'il était plus sportif que son illustre prédécesseur. Désolé, mais ça va tellement vite en ce moment que je n'ai pas le temps de pondre un article que je dois le modifier ou le compléter pour rester dans le tempo !!

 

Or donc, le personnage qui assénait ses convictions nauséabondes sans aucune forme de débat, quoi qu'en disent ses laudateurs, dithyrambique jusqu'à l’écœurement, a été assassiné sans coup férir, à l’image d’autres figures de l’histoire américaine, mais qui elles, posaient un peu moins de problèmes, malgré leurs inévitables défauts, à notre conscience humaniste !

 

Et qu’entends-je ? Qu’ouies-je , Qu’esgourdaige- je ? De la part de tous ces malheureux privée de parole depuis si longtemps et qui voient dans la mort du propagandiste, l’expression enfin visible de leur lutte muette, diffusée en boucle dans tous les médias du breton fondamentaliste ? :

Un martyr expiatoire qui légitime toutes leurs outrances !

Manque plus que l’incendie du Reichstag, pardon du Capitole et la boucle est bouclée.

 

Parce que oui, vous allez encore me dire que je vois le mal partout, mais là, je ne sais pas pourquoi, je le vois gros comme un camion de frite devant une clinique pour diabétique !

Non, pas vous ??

Voyons ! Une chanson ! Un hymne ! A la gloire de ce combattant de la liberté lâchement assassiné par un gauchiasse sataniste et pédophile aux yeux injectés de sang !

Un EP qui traversera le monde et sera promu numéro 1 des charts 52.000 semaines de suite ! (oui, ça fait mille ans, oui, oui !!)

Vous imaginez bien que si je vous dis cela, c’est qu’il y a des antécédents. ……. Surtout un !!

 

Vous ne le savez peut-être pas, et franchement, à part les historiens professionnels ou les obsédés dans mon genre, ça n’avait que peu d’intérêts …….. Jusqu’à présent !

 

… Un jeune radicalisé d’extrême droite, adepte du coup de poing contre les communistes, adorateur d’un leader populiste qui galvanisait les foules avec des propos odieux parlant de trahison et de boucs émissaires faciles, prêt à sacrifier sa vie pour l’avènement d’un monde de blancs et lâchement assassiné d’une balle en pleine tête par un gauchiasse aux yeux injectés de sang, ce qui eut pour conséquence d’en faire un martyr et de promouvoir la chanson qu’il avait écrit quelques années auparavant comme hymne d’un régime génocidaire..........

 

Je veux bien sûr parler du « Horst Wessel lied », l’hymne officiel du troisième Reich, écrit par le jeune Horst Wessel, martyr de la cause national-socialiste, assassiné par un communiste stalinien.

 

Etonnish, nein ?

 

Et je ne résiste pas au plaisir de vous citer 2 (faut pas exagérer quand même !) lignes de ce textes qui n’a, malheureusement, pas pris une ride !!

 

Les camarades que le Front rouge et la Réaction ont abattus

Marchent en esprit avec nous dans nos rangs.

 

 

Bon, ça c’est fait !

Reste plus qu’à traduire en anglais, changer 2, 3 trucs, comme le nom du Führer et la couleur du drapeau, et hop, emballé c’est pesé !!!!

 

J'attends avec impatience celui ou celle qui m'expliqueras que l'histoire ne se répète pas ! 

On dirait franchement que l'histoire humaine est écrite par un mauvais romancier qui n'arrive pas à cacher sa grille d'écriture !! 

 

 

Je suis désolé de ne pas avoir fait plus long !

 

 

Mais pour finir, je voudrais pousser un cri. Plusieurs en fait. Un pacson. Des hurlements !!!

Et me mettre à scander la danse des gros mots !!!

C’est la fin de la chanson Halleluya de Richard Gotainer, mon auteur préféré avec Boby Lapointe

 

« Et poil, et chiotte, et cul, bordel à queue, de couille,

De jute, de trou, de bite de ch’val, de merde, de chier,

Et de pine d’ours, de pisse, de con…

Et de puanteur de chiée, de re chiée, de connerie, de vacherie

De paire de baloches, de saloperie de con

Et de poil

Et de cul

De connerie de chiotte

Poil

Cul

Trou de balle

Merde

Chiée

Poil

Pooooooooooooooiiiiiiiiiiiiiiillllllllllllllllllllllllllllll… »

 

Le chant des mots – Richard Gotainer – Editions Gatkess

 

 

Rrraaaaaaahhhhhhhhhh !!!!! ça fait du bien !

 

 

 

Et allez, salut et tant pis pour le poisson !

 

 

 

13 septembre 2025

UCHRONIE ??? ................ MAY BE !!!!!!!

7 septembre 2025

BYE BYE ROU !!!!!

Le mouvement « Bloquons tout » prend de l’ampleur. Vive l’ampleur !

 

Quand il s’agissait d’un mot d’ordre lancé par une dizaine de complotistes allumés au mois d’avril, personne n’y a prêté attention.

Quand il fut repris par la fachosphère et l’extrême droite au mois de juillet après la présentation du plan d’économie du premier ministre à destination de tous ceux qui ne sont pas millionnaires, c’est à peine si on y a prêté attention. 

Mais quand le mouvement fut récupérer par l’extrême gauche à la fin du mois d’août, le pouvoir s’est mis à paniquer.

D’ailleurs, le ministre de l’intérieur a envoyé un « télégramme » à tous les préfets en prévision de la journée de blocage du 10 septembre. Notre envoyé spécial Gérard Manvussa a pu s’en procurer une copie :

 

«Cabinet du ministre  – Stop –  Ce jour d'hui, je baille aux prévôts de toutes les hostelleries du royaume de déployer les gents d’armes pour qu’ils embastillent derechef tous les maroufles, gueux et coupe-jarrets qui oseraient dresser barricades  – Stop –  Éviter toute jacquerie de vilains qui viendraient contester le règne de notre bon roi Emmanuel en sa capitale et remettre en doute la valeur du capitalisme de consommation. – Stop – N'hésitez pas à pourfendre violentement et faire appel à l'ost si nécessaire – Stop – En revanche vous laisserez les tâcherons de "Ce sont les Nouvelles" du Seigneur Du Buisson du Laurier de Bretagne dégoiser à loisir. – Stop – Quant aux merdaillons, boursemolles, chiabrena et autres peintres-imagiers qui véhiculent force rumeurs, vous pouvez les vergogner et les conchier pour faire taire leur jactance  – Stop et fin –  »

 

Magnifique XXIe siècle !!

 

Site TF1

 

 

Et pour citer Jean-Jacques Vanier, je dirais simplement, :

 

" Mais à part ça, la vie est belle et c'est tant mieux ! "

 

 

15 août 2025

COMPTE-RENDU DES POURPARLERS DE PAIX EN UKRAINE

Par votre journaliste préféré, Gérard Manvussa et sa collègue ukrainienne, Francheska Libredouze.

 

 

Rencontre Trump – Poutine – 15 août 2025

 

Version russe :

Le président russe s’est félicité de la compréhension des enjeux stratégiques et des intérêts russes par le meilleur des présidents que les Etats-Unis n’aient jamais eu.

 

Version américaine :

Le plus grand des présidents de tous les temps a mis fin à une guerre qui n’aurait jamais commencé si l’élection ne lui avait pas été volée.

 

Version européenne :

Un pas vers une possible résolution du conflit a été amorcé. Il semble important à nos yeux de souligner l’implication et le volontarisme du président américain dans ce processus, et nous nous félicitons de l’effort constructif entamé par la Russie.

 

Version ukrainienne :

« Idina khuy ! »

Ce qui pourrait se traduire par : « Merci, mais non merci ! »

 

Rencontre Trump – Poutine – Zelensky – 20 août 2025

 

Version russe :

Il devient évident aux yeux de tous que les nazis ukrainiens ne souhaitent absolument pas la paix et menacent par leur obstination les intérêts de la Russie et mettent en danger la paix en Europe.

 

Version américaine :

Le président non élu qui dirige l’Ukraine a refusé de céder quelques bouts de territoires déjà perdus et qu’il ne pourra jamais récupérer. Cette obstination stupide et sans fondement à vouloir refuser mon prix Nobel à s’opposer à la paix est inqualifiable.

Par conséquent, plus un dollar de l’argent des contribuables américains ne financera un gouvernement illégitime qui n’aurait jamais dû commencer cette guerre perdu d’avance.

 

Version européenne :

Il semble que les demandes russes soient disproportionnées et que les garanties de sécurité de l’Ukraine ne soient pas assurées de manière pérenne. L’union Européenne ne pouvant cautionner une telle décision, va de ce pas se concerter pour décider d’un commun accord ce qu’elle va bien pouvoir faire.

 

Version Ukrainienne :

« Yobtvoyumat »

Ce qui pourrait se traduire par : «  Malgré tout l’embarras que cela peut me procurer de vous le dire, je préfèrerais que vous ayez des rapports sexuels (consentis, cela va sans dire) avec vos propres mères, plutôt que céder un seul pouce de terrain à ces Katsap de russes. »

 

 

Rencontre Trump – Poutine – 23 août 2025

Signature d’un pacte américano-russe de non-agression digitale, comportant une clause secrète sur le partage de l’Ukraine.

 

 

Fin de chapitre, la suite au prochain numéro.

 

 

 

14 août 2025

IL EST MIDI, J’AI L’ESCROC !!!!

 

Vous ai-je déjà dit que j’adorais le XXIe siècle ?

Oui ?! Vous êtes sûr ?!

Ça m’étonne, mais bon. N’empêche, j’adore le XXIe siècle ! Vraiment.

 

Et nous n’en sommes qu’au premier quart ! Je vous raconte pas ce que va être la suite ! Je m’en délecte déjà. Prévoyez moi un bon stock de couches pour les années à venir, car je risque de me pisser dessus en permanence. Ce ne sera pas une golden shower, ce sera une golden waterfall !

 

Non, mais sérieux ? C’est carnaval !

 

Je ne sais plus où donner du clavier tellement ça part dans tous les sens. En y repensant, même au temps de l’idiot en colère, j’arrivais encore à suivre, un peu ! Et pourtant le p’tit Faitout nous en fait voir de toutes les couleurs. Il est d’ailleurs à l’origine de ce blog qui vous poursuit encore aujourd’hui. Mais ça restait globalement dans le cadre de la connerie française. Et j’avais au moins le temps de finir un article.

 

Mais alors là ! Les bornes de la limite sont dépassées. Les frontières du bout de la fin sont doublées. Les extrémités de la lisière du bord ont atteint la marge, comme dit Homer.

Et j’ai pourtant l’impression qu’il en reste encore ……

 

Entre un chef de gouvernement poursuivi pour corruption qui devient criminel de guerre, voir génocidaire, pour échapper à ses juges, un président dissolu qui nomme un gouvernement ultra minoritaire soutenu par 10% de la représentation nationale pour toujours mieux protéger les plus fortunés au détriment de 90% de la population, un « chef du monde libre » chantre du conspirationisme qui se retrouve la cible de ses propres soutiens conspirationnistes, une présidente de commission qui se vend au plus offrant telle une vulgaire prostitué, des dictateurs qui envahissent ou qui sont prêt à envahir leur voisin comme au bon temps du XIXe siècle ….. Le tout sur fond de réchauffement climatique et de montée des fondamentalistes politiques et religieux.

 

Que demander de plus pour son noël ? …. Je vous laisse le choix.

 

Et même pas le temps de finir cet article que le Donald-Zieg-Heil licencie la responsable d’une administration car il est en désaccord sur les chiffres donnés. Entre nous, qui cela peut-il bien surprendre ?  Pour un dictateur de base, ce n’est pas lui qui doit se plier à la réalité mais la réalité qui doit se plier à sa volonté. Je citerais Léni Riefenstahl pour les plus cinéphiles ou un bon vieux plan quinquennal pour les plus anti-communistes !

 

Quant au caddie du Donald parti boire de la vodka à Moscou au frais du contribuable américain persuadé que le tchékiste va l'écouter ou de la possible grâce d’un rappeur condamné pour prostitution, mais qui ne tient qu’à un fil car l’impétrant n’avait pas soutenu le délire de l’élection truqué de 2020, n'importe quel auteur vous dirait qu'une histoire doit rester vraisemblable et un tantinet crédible pour fonctionner !

 

Et le Donald ...... où l'on apprend qu’il ne joue pas mais qu’il triche au golf !

Dans « Commander in cheat » (vous apprécierez le jeu de mot !) le livre d’un journaliste américain sur « Comment le golf explique Trump » on découvre que c'est vraiment une petite bite, mais dans tous les domaines. Et les auteurs de South Park en ont profité pour en remettre une couche sur son minuscule appendice, mais pas que ...... Episode 1 de la nouvelle saison.

Quant à l'épisode 2, il est aussi pas mal choucard !!!

 

Et que dire lorsque l’on apprend que les descendants des juifs ayant fuis l’Allemagne nazie pour se réfugier aux États-Unis, demandent aujourd’hui la nationalité allemande, juste au cas où …..

WTF

 

Non. En fait, une certaine lassitude m’envahit malgré tout. Comme si quelqu'un avait uriné sur mon tapis avec pour seule excuse une erreur d'appartement !

 

Qu'ajouter de plus ! .....

 

Ah ! si. Paraphrasons notre Grand Pierre et rions un peu en attendant la mort !

 

 

21 juillet 2025

ÇA VA DE MAL EN PIS, COMME DISAIT LA VACHE !!!!

Ami(e)s de la sodomie, qui se demandent quand même qui a bien pu planquer la vaseline, bonsoir !

On a beau être habitué, ça fait encore un chouïa mal au cul !

 

Mais par quoi vais-je bien pouvoir commencer ce florilège de la détresse humaine dans ce monde inondé de connerie tel un pied de tomate qu’on aurait trop arrosé ?

 

- Par un président américain pris à son propre piège ?

 

- Par un pouvoir politique et patronal qui continue de prendre sa revanche sur le programme et les idéaux du CNR ?

 

- Par la mort d’adolescents sur leurs lieux de travail ?

 

- Par l’obéissance aveugle de nos représentants élus aux lobbys en tout genre !

……………

 

Le doute m’habite, comme disait le Grand Pierre et pas seulement en Russie.

 

Comme de bien entendu, commençons par le dictateur de la première puissance mondiale, j’ai nommé Adolf, non, Joseph … Ah putain je m’y ferais jamais ! Donald ! C'est ça ! Donald.

Pour les ceussent qui liront ces lignes dans le futur, (s’ils savent encore lire !) je dirais que Trump est à la bêtise ce que le bubon est à la peste. Sa manifestation la plus visible ! Voire sa plus contagieuse.

 

Le chantre du mensonge et de la manipulation est en train de se faire déborder par ses propres troupes. A force de raconter n’importe quoi pour se faire élire, je veux dire encore plus n’importe na ouak qu’un homme politique en général (d’où le niveau !!) il se trouve aujourd’hui non seulement confronté à ses propres mensonges, ce qui en soit est une habitude, mais face à sa propre base qui ne se satisfera pas de ses simples dénégations habituelles !

 

L’histoire est tellement belle, qu’elle en devient presque mythique.

 

C’est le mensonge de la soi-disant existence d’une liste de « clients », « habitués », « amis » « relations » (rayé la mention qui vous semble inutile !) appartenant au présumé criminel sexuel pédophile Epstein(vu qu’il est mort avant d’avoir pu être condamné !) et qui contiendrait les noms de tous les derniers présidents démocrates et autres personnalités de gauche (Gauche américaine, s’entend, i.e. entre Macron et Valls pour nous !!) ayant abusé d’enfants pour leur propre compte et je vous passe les histoires d’Adrénochrone et autres billevesées. (ouais, j’aime bien le mot !!)

 

Une fois élue, le sauveur de l’Amérique, le Mississippi de la pensée, le génie des Appalaches, s’était engagé à publier cette liste qui n’existait pas. Sa propre procureure générale avait assuré à tous les Rednecks Maga obsessionnels que la liste était sur son bureau et que ça n’allait pas tarder à être long ! Et puis paf, démenti, rétractation, pas de liste publié ni publiable pisqu’elle-existe-pas ! De par le fait ! 

 

« Ô Rage, Ô désespoir, Ô mensonges ennemis ! Magas, Magas, On nous ment, on nous spolie ! Même notre chef cherche à nous cacher la vérité, poil au nez. Trump ferait-il aussi partie du complot des dinosaures aux yeux de tarés ?! »

 

Perso, ça me fait mourir de rire ! Que le menteur en chef soit mis en doute par sa base de débiles mentaux, me remplit d’une joie profonde et indicible. Oui, d’accord, pas si indicible que ça puisque j’arrive à vous le dire !

 

Enfin bref, comme disait qui vous savez, la joie m’étreint de 7h47, le bonheur m’illumine d’argent, le plaisir m’asphyxie tôt, comme disent les moines.

 

Soyez assuré que je suivrai avec assiduité la suite des dénégations de ANUS, pardon POTUS !

 

Mais n’oubliez pas que derrière la façade d’imbécile se cache un président qui poursuit les journalistes, démet des juges, interdit livres et œuvres d’art, supprime le financement des organisations gouvernementales pour la recherche, nie la science et va se retrouver comme un con quand les chinois débarqueront sur Mars, sans oublier qu’il soutient 2 criminels de guerre.

 

 

 

Reviendons sur notre beau pays qui voit ses élites demander à ses citoyens toujours plus de sacrifices en échanges de rien du tout, après avoir donné des milliards d’euros aux entreprises en contrepartie de rien du tout !

 

Mais en vertu de la stratégie du choc de Naomi Klein, parfaitement appliquée par le duo choquant que constitue l’exécutif : Faire peur avec la dette, dont on s’accommode pourtant depuis 40 ans mais qui a bon dos quand il faut quadrupler le budget de la défense face à la menace russe, puis appliquer dans la foulée des mesures drastiques que d’aucun aurait refusé en période normale. Et même si le bêta rame à trouver une majorité, à la fin on se fera baiser comme des gosses dans une école catholique !!

 

Retour au 40 heures, suppression de la retraite et de l’assurance maladie (relire encore «  Ce qu’ils veulent vraiment » depuis le temps qu’ils nous l’annoncent !!) suppression des jours fériés (un truc de feignants qui veulent pas bosser), suppression de la 5e semaine de CP puisqu’on vous la paye, poursuite de la destruction des services publics et des média publics, ramassis de gauchiasses qui osent faire des enquêtes sur nos dirigeants et douter de leur bienveillance, de leur probité et de leur sincère engagement pour l’intérêt général.

 

La possibilité de voir 2 jours fériés disparaître va tellement exciter les imaginations et mobiliser les contestations qu’en échange de leur maintien, tout le reste passera crème et sans vaseline !!

 

Et quand la solution serait de taxer 1.800 (mille huit cent !) foyers fiscaux constitués d’ultra riches, soit 0,01% des contribuables à hauteur de 2% de leur patrimoine, ce qui « pourrait » rapporter jusqu’à 20 milliards d’euros, on entend les cris d’orfraies des hérauts du capitalisme moribond voués aux gémonies les bolchéviques sanguinaires qui veulent faire fuir les forces vives du pays qui, c’est bien connu, sont les seules à faire encore tenir ce pays debout !

 

Mais WTF ! Qu’ils se cassent et loin ! Et s’ils partent, nous devront confisquer tous leurs biens et leurs avoirs, les démettre de la nationalité française et leur interdire la prise en charge de leurs soins par la sécurité sociale à laquelle ils ne cotisent déjà pas !

………

 

Le dernier paragraphe étant une base de négociation pour une application de la taxe Zucman dans les meilleurs délais.

S’ils veulent jouer aux cons, on peut tout à fait être deux !!!

 

 

Mais ça ne risque pas d’arriver ! On laisse déjà nos enfants mourir sous le joug de la productivité et de la rentabilité ! Non, non. Pas en Chine ou au Bangladesh. Chez nous, en France !

 

Il fallait absolument que les lycéens découvrent le monde de l’entreprise pour s’imprégner des vraies valeurs qui seules peuvent permettre la constitution d’une Nation forte et consciente d’elle-même dans ce monde en perdition où la civilisation est menacée, je veux bien sûr parler du travail, de la famille et de la Patr …… Ah, merde, non. Ce n’est pas comme ça qu’ils l’ont présenté. Surtout que c’est un gouvernement de gauche qui l'a mise en place ….. Ouarf, ouarf !!!!!

 

Et oui, ami(e)s lecteur(tri)ces, Manuel Valls, dit « l’hispanique ta mère », alors premier ministre de Flanby et aujourd’hui ministre du bêta qui rame ainsi que François Rebsamen, dit « Un kir sinon rien » ministre du travail à l’époque et aujourd’hui encore ministre du copain du curé de Camaret, (vous savez, celui qui a les couilles qui pendent) ont permis de réduire (encore dirais-je) la portée du code du travail concernant la protection des mineurs salariés dans l’entreprise.

Et ils sont encore dans un gouvernement de droite ! Etonnish, nein !?

 

Résultat des courses, 5 morts rien qu’en 2 mois ! Ce n’est qu’un début continuons le combat contre les règles absurdes qui brident la productivité ! Poil au nez.

 

Mais rassurez-vous, le gouvernement veille. Et non, ce n’est surement pas à cause de la suppression de crédit et de postes d’inspecteurs du travail qui est la cause d’un tel malheur. C’est simplement dû au fait que les jeunes sont des petits cons inconscients et avec une bonne formation aux risques, il n’y paraitra plus ! Aurait affirmé la ministre du travail.

 

Des propos rassurants émanant d’une ministre d’un si prestigieux gouvernement !

 

Enfin, je ne me voyais pas vous quitter sans féliciter le travail magnifique des lobbies qui avec patience, acharnement et beaucoup de dessous de table non déclarés pour nos élus qui sont pourtant grassement rémunérés, arrivent à faire voter des lois contre l’intérêt général mais pour leurs actionnaires, contre nos enfants mais pour le compte en banque de leurs clients, dans un souci constant de destruction systématique du bien commun pour le profit exclusif d’entreprises privées et nécessairement prédatrices.

 

Je veux bien particulièrement revenir sur la loi Duplomb (il y en a tellement d'autres que ce blog n'y suffirait pas ! !!), qui réautorise pesticides, néonicotinoïdes et autres joyaucides au nom de la souveraineté cancérigène.

 

Le nouveau slogan de la FNSEA :

« Un cancer bien français, y a qu’ça de vrai ! »

 

Amis agriculteurs, n’oubliez pas de ne pas allez voter lors des prochaines élections des chambres d'agriculture.

 

Malgré tout, et contre toute attente, une pétition contre cette loi qui commence à avoir Duplomb dans l’aile, (vous êtes d’accord que je ne pouvais pas la louper !!) a déjà recueilli plus d’un million de voix ! (Encore des gauchiasses !)

 

Vous trouverez le lien pour signer la pétition ici !

 

 

 

Allez, salut et merci pour le poisson aux métaux lourds !

 

 

Gouvernement réfléchissant pour savoir sur qui faire peser la charge de la dette - Allégorie (1ère moitié du XXIe s - approx)

 

 

 

16 mai 2025

BRUNO RETAILLEAU CONNAIT TOUS LES TITRES DES CHANSONS DU GROUPE ABBA !!!!!

Quoi d’étonnant, me direz-vous !

 

Dans un article dithyrambique aux relents hagiographiques, publié dans une revue propriété d’un milliardaire au nom de cépage, exilé fiscal en Belgique et qui du coup, nous fait bien la nique, le ministre de l’intérieur et ministre des cultes, uniquement catholique, a décidé en cette heure fatidique précédent une élection pour élire le chefaillon d’un parti croupion, de faire étalage de ses goûts musicaux.

 

Pour notre plus grande indifférence, cela va de soi.

 

Mais en ces temps troublé ou le monde tourne au Kamoulox systématique dans une apathie généralisée, comme dirait Jean-Michel, il est encore des choses qui me font réagir, telle la grenouille écartelée sur la faïence blanche des paillasses scolaires quand on tournait la mollette sur une position interdite par le malheureux professeur, dépassé par le sadisme d’adolescents tout juste post-pubère.

 

Or donc, quoi de plus naturel me direz-vous que notre ordonnateur ordonné qui donne des ordres appréciât le groupe ABBA ?!

 

…………………

 

Non ? Vous ne l’avez pas ?

 

Vous allez encore me dire que j’ai l’esprit mal tourné ! Si, si, je le sens bien ! Je commence à vous connaître. Depuis le temps !

 

Pourtant tout le monde connait bien les refrains de ce sinistre ministre ?

 

Toujours pas ???

 

Allez, je vous la fais courte, comme a dit Sanson en allongeant Louis XVI sur la bascule à charlot.

 

Voici donc en exclusivité, les titres préférés du groupe ABBA cité par l’infirme du cortex cingulaire antérieur. (Zone de l’empathie)

 

ABBA le voile,

ABBA les arabes,

ABBA les noirs,

ABBA les gauchiasses,

ABBA les musulmans qui perdent leur couteau dans leur dos,

ABBA l’auteur de ce blog islamo-gauchiste de la plus basse engeance qui n’a de cesse de vilipender les défenseurs de la vraie Rance !!!

 

Désolé, je n’ai pas pu m’en empêcher !

 

Allez, salut et merci pour le poisson !!

13 mars 2025

LA FIN D’UN MONDE EST POUR MAINTENANT !!!

 

 

- Quoi ? Encore !! C’est pas vrai ! ça y est, ça te reprend !!!

Môssieur est en mal de visites sur son blog, et vu que la dernière fois ses articles sur la fin du monde avaient boosté le nombre de ses visiteurs, atteignant même les 20.000, Môssieur c’est dit : « je leur refais le coup, ils n’y verront que du feu ! » T’es pas un peu gonflé l’père ??!!

 

D’abord, je ne te permets pas de me parler sur ce ton ! Ensuite, je fais ce que je veux, vu que c’est mon blog et enfin … enfin …. Bah je t’emmerde !.........

Bon, alors ! Oui ! D’accord, j’ai essayé de vous refaire le coup de 2012. Après tout, ça avait bien marché la première fois, précisons-le à mon grand étonnement à l’époque, je me suis dit, pour une fois que l’info tient un peu la route, je ne vois pas pourquoi j’en profiterai pas un peu !

 

Je voulais, vous l’avez surement deviné, parler de 2024 YR4, l’astéroïde qui devait s’écraser sur la Terre le 20 décembre 2032 et dont la probabilité approchait les 3% (comme par hasard !! :) ce qui qui était un taux extraordinaire par rapport à d’habitude où les proba se cassent la gueulent au bout de 2 recalculs de trajectoires.

En plus, un 20 décembre !!! A vingt ans près, on était sur la date de la fin du monde des mayas ! Ce qui, honnêtement, pour des mecs qui faisaient des calculs avec des nœuds sur des ficelles, ne s’avérait pas si mal !

Vous imaginez les lignes passionnantes que j’aurais pu écrire sur le sujet, laissant mon imagination délirante vous abreuver de ma logorrhée géniale !!

Les jeux de mots plus ou moins laids avec lesquels j’aurai pu vous tenir haletants et tant ?!

J’en rage, j’en désespoir, j’en vieillesse ennemie !

 

Mais ce putain de caillou a décidé de rejoindre les espaces infinis sans la moindre attention pour notre minuscule cloaque spatiale dont les relents nauséabonds devraient être un signal pour toutes les civilisations de l’Univers sur ce qu’il ne faut surtout pas faire.

 

Bref, comme dit Kyan Khojandi, j’ai misé sur le mauvais cheval, aurais-je pu préciser, si j’avais travaillé chez Buitoni.

 

Hélas, hélas (oui, je n’ai plus les moyen d’en mettre trois fois), alors que je m’apprêtais à aiguiser ma plume (c’est une image hein ! Je tape sur mon clavier comme tous les blaireaux de la Terre !), alors que la fée inspiration venait me branler dans la nuit (on tire les inspirations qu’on peut !), alors qu’il me semblait évident (et pas seulement de sagesse) que ce texte n’irait nulle part du fait de la perte de son sujet essentiel, je dus me rendre à l’évidence et pour rendre hommage à la mémoire de l’immense Pierre Dac, je m’y rendis.

 

- Alors tu ne vas pas nous parler de la fin du monde ?!

 

- Et non ! Car si tu avais lu attentivement le titre de cet article, comme l’ont fait tous les lecteur(trice)s assidu(e)s de ce blog, tu aurais pu remarquer que j’ai écrit la fin « d’un » monde et non pas la fin « du » monde !

 

Or donc, puisqu’on ne risque pas de se prendre un caillou sur le coin de la tronche dans les années à venir, le sujet qui nous préoccupe pour le moment, c’est bien l’établissement d’un régime fasciste aux Etats-Unis !

 

Jamais Oh ! Grand jamais, je n’aurai pu imaginer dire et à fortiori, écrire une chose pareille !

Autant le retour du fascisme en Europe semblait devenir une évidence, macabre de Camille St Saëns, autant la question subsidiaire était plutôt de savoir quel pays tomberait en premier. Chacun ayant sa petite idée sur le maillon faible, imaginant aisément tel ou tel, versant dans une facilité nationaliste, raciste et génocidaire, tellement évidente à l’écoute de chaînes de télévision appartenant à des milliardaires si réactionnaires qu’il serait nécessaire de penser à les utiliser comme combustible dans une centrale de production d’énergie.

 

Et pourtant, la peste brune est apparue là où nous l’attendions le moins. Malgré une histoire nauséabonde, née sur un génocide, construite sur l’esclavage puis sur un apartheid tout aussi meurtrier et traversée par une violence intrinsèque, cette Nation se révéla être le chantre de la liberté et de la démocratie et vu comme tel par les autres nations subjuguées par son aura salvatrice qui par deux fois remis les idées en place d’une Europe nihiliste qui avait choisi le gouffre à l’union, le chaos à la construction, l’annihilation à la reproduction.

 

Génocide …. Esclavage, … Apartheid,… Violence…. Mais d’où peut donc venir cette illusion procurée par ce pays, magnifié par nombre d’intellectuels remplis d’idéaux révolutionnaires et prêts à tous les abandons pour pardonner cette Nation qui tua Mossadegh et Allende afin de satisfaire ses besoins économiques ? Comment avons-nous pu être leurrés par ce pays continent qui se voulait garant d’une paix mondiale au prix d’une dépendance totale et aveugle ?

 

Tout simplement parce que l’autre option était une dictature des plus violente qui congelait ses ennemis dans la glace de Sibérie et enfermait ses opposants dans des hôpitaux psychiatriques afin de les rendre encore plus fous que le système même qui les avait emprisonnés.

 

A mon compte, deux maux. Connais-tu bien le moins pire ?

 

Nous choisîmes donc celui qui nous permis de retrouver notre dignité et nos valeurs, celles-là mêmes que nous commençons à transiger aujourd’hui !

 

Ne vous méprenez pas ! J’ai toujours été anti-américain par principe et anti bolchévique par raison.

Mais concernant les Etats-Unis, j’ai toujours loué leur pragmatisme et honni leur vision réductrice du monde.

Si un jour vous avez l’occasion de lire le livre d’Andrew Alexander (non traduit en français, comme par hasard !!) n’hésitez surtout pas ! On y apprend entre autres choses les politiques désastreuses des USA en matière de politique étrangère mais ainsi que les anglais ont fini de payer seulement en 2006 leur dette américaine de la seconde guerre mondiale ! Du coup vous comprenez pourquoi le caniche Blair a suivi les américains en Irak et pourquoi De Gaulle a vidé les coffres de la Banque de France en 1966, quitté le commandement intégré de l’Otan et fait fermer les bases US en France ! CQFD ! Dans une uchronie, cela n’aurait pu avoir lieu seulement qu’en 1999. Merci à l’idiot en colère de nous avoir réintégré en 2009 !

 

Mais parler de fascisme pour la gouvernance Trump n’est cette fois-ci pas galvaudé. Et je citerai l’historien Stéphane Audoin-Rouzeau, avec lequel je suis en parfait accord, et qui dans l’émission ; Le Grand face à face de Thomas Snégaroff sur France Inter le 1er mars dernier a dit ceci : (38’02’’ – 39’03’’) : « Le trumpisme est une variante, une forme de fascisme américain inédit et notamment dans une composante absolument essentielle qui est trop peu souvent soulignée et qui sépare le fascisme des autres mouvements d’extrême droite et encore plus évidemment des mouvements conservateurs, c’est sa dimension révolutionnaire. Il y a une dimension révolutionnaire dans le trumpisme qui s’ajoute à sa brutalité native qu’on a vu parfaitement hier (Réunion Trump-Zelensky dans le bureau ovale le 28 février dernier – NdA i.e. Fix moi-même personnellement) Cette dimension révolutionnaire qui s’applique à l’ordre international, comme il s’applique à l’ordre institutionnel américain, à l’ordre social, à l’ordre juridique et il faut maintenant que l’on prenne en compte cette nouveauté absolue de ce pouvoir américain. Et c’est toujours très difficile de prendre en compte la nouveauté »

 

Au niveau international :

 

« […] L’ordre mondial d’après-guerre n’est pas seulement obsolète : il est désormais une arme utilisée contre nous […] »

Discours de Marco Rubio, chef de la diplomatie américaine – 15 janvier 2025 devant le congrès. (Texte complet)

 

Au niveau national par l’autodafé de tous les documents susceptibles d’être contraire au nouveau récit national ; des mots « interdits », jusqu’à la photo du B29 de Paul Tibbets qui largua la bombe atomique sur Hiroshima sous prétexte qu’il le nomma du prénom de sa mère Enola Gay.

Bah oui y’a Gay !!!

Sous le IIIe Reich, on appelait cela « Travailler dans le sens du Fürher »

Appliquer les directives du chef, même orales, de manières à le satisfaire totalement même en allant au-delà de ce qui était demandé au départ !

Concernant l’obsession du vocabulaire dans un régime fasciste , je vous invite aussi à lire : « LTI, la langue du IIIe Reich » de Victor Klemperer.

 

Quand je vous disais que j’étais en plein travaux pratiques !!

 

Pour compléter, précipitez-vous sur le documentaire de Pierre Haski, Pascal Blanchard et Farid Abdelouahab, « L’Amérique en guerre » qui remet une pièce dans le nourrain comme disait Coluche.

 

Ou bien regarder-le là si vous préférez :

 

 

Finissons malgré tout sur une note optimiste, parce que les peuples seront toujours différents de leur pouvoir et survivront aux dictateurs qui les oppriment. Les américains survivront à Trump comme les allemands ont survécu au nazisme et que les français ont dépassé Pétain sans vraiment en faire le deuil.

 

Mais en attendant, il va falloir serrer les dents !

 

Et le dernier mot revient à Donald Tusk, le premier ministre polonais qui considère comme absurde que « 500 millions d’Européens demandent à 300 millions d’Américains de les protéger de 140 millions de Russes » !!!

 

Etonnish, nein !!! ou peut-être : Нет, это не так !

 

 

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>
DROIT DANS LE MUR     (IA FREE)               -           Contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre (Pierre Dac)
DROIT DANS LE MUR (IA FREE) - Contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre (Pierre Dac)
Putain !! 17 ans !!
Il(elle)s ont dit :
Inconscient(e)s
Depuis la création 16 486
Si vous voulez m'envoyer des fions !