DROIT DANS LE MUR (IA FREE) - Contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre (Pierre Dac)
politique
10 mai 2015

I HAVE A DREAM (YET) !!

Oui, j’ai encore fait un rêve, n’en déplaise à certains !

Celui d’un pays où quand un homme politique perdrait une élection, non seulement il ne se représenterait plus jamais à la magistrature suprême, mais en plus il démissionnerait de la tête de son parti, considérant qu’il n’a pas atteint son objectif principal, celui de faire gagner son parti et non pas de faire aboutir sa carrière personnelle !

Je rêve d’un pays où celui qui perd des élections nationales ne renonce pas à la  politique pour se réfugier sur l’île de Ré sous prétexte que les citoyens ne sont pas dignes de lui. Je rêve d’un pays où le perdant d’une élection présidentielle ne revient pas au bout de 3 mois après avoir déclaré renoncer à la vie politique.

Je rêve d’un pays où l’on ferait gagner des idées et non des hommes (ou des femmes !) !

Je rêve d’un pays où un(e) élu(e) ou un fonctionnaire soupçonné(e) et à plus forte raison, condamné(e) pour corruption, malversation ou enrichissement personnel aurait la décence de ne plus jamais se présenter à une élection ou serait exclu(e) de tout poste à responsabilité….

Vous pourriez me dire : « Continue de rêver »

 

Pourtant un tel pays existe. Mais ce n’est pas le nôtre. Ce pays, c’est la Grande-Bretagne. Lors du référendum sur l'indépendance de l'Ecosse, perdu de peu par le SNP, le leader qui avait pourtant fait un excellent travail a démissionné au profit d’une femme.

Cette semaine, tous les dirigeants de partis qui ont perdu les élections aux Communes, malgré les augures sondagières, ont décidé de démissionner de la direction de leur parti respectif, faute d’avoir atteint leurs objectifs.  Dingue, non ?!!

Même Nigel Farage du parti d’extrême droite, qui a pourtant obtenu 15% de suffrages en plus par rapport à 2010 ! Impensable chez nous ! Lui a tout de même précisé qu’il se représenterait à la tête de son parti au congrès du mois de septembre. Faut quand même pas exagérer !!

Mais c’est là qu’on voit toute a différence entre une Démocratie qui se respecte et la France.

En France, quand un parti perd une élection, cela reste une grande victoire et de tout façon, « on fera mieux la prochaine fois ». Du coup, cela fait trente ans qu’on se tape les mêmes.

Et après ils s’étonnent que les gens n’aillent plus voter !

Y sont cons, aussi !

 

 

Pour aller plus loin, le site de la BBC :

Résultats des élections

Parti Travailliste – Ed Milliband

Libéraux Démocrates – Nick Clegg

UKIP – Nigel Farage

 

- Coucher de soleil démocratique - Allégorie -

- Coucher de soleil démocratique - Allégorie -

3 mai 2015

ANANAGRAMME !!

Ainsi donc, l'Union des Magouilleurs Patentés va changer de nom !

Ainsi donc, l'idiot en colère veut que l'on oublie l'appellation de son parti !!

Ainsi donc, le nouveau parti s'appellera désormais « Les Républicains »

Chouette nom. Un peu américain sur les bord, mais chouette nom.

Pourtant, mon esprit tordu ne peut s'empêcher de ridiculiser ce changement de nom qui cache mal les casseroles de l'idiot en colère !

Je cherche, mais je ne trouve pas de chose assez drôle digne de vous, cher(e)s lecteur(trice)s.

Puis je pense à un vieux jeu de l'esprit qui n'est plus guère en vogue de nos jours : l'anagramme.

Et je me demande si ce nouveau nom est « Un label si précis » au regard du comportement de ses membres ?

Je m'interroge sur les publicistes cocaïnomanes qui ont pondu ce nouveau nom à prix d'or, à moins que ce ne soit le Sha Ke qi lui-même qui a trouvé « Le blase Prisunic » pour désigner son nouveau parti !

Enfin, je me dit que la meilleure façon de désigner l'histrion à talonettes et ses affidés reste : « Les cibles à purin » !

Chouette, n'est-il pas ?!

A mon avis, ce nouveau nom est promis à un grand avenir !

 

Avec cela, si on ne va pas droit dans le mur .... !

 

 

Bourdon

 

26 octobre 2014

DEMARGERIE RIME-T-IL AVEC MATTEI ??!!

Le patron du plus grand groupe pétrolier européen est tué lors du décollage de son jet privé sur un aéroport moscovite après une rencontre discrète avec le président de toutes les Russies.

 

Laquelle de ses affirmations vous semble la plus probable ?

 

-1- Un conducteur de chasse-neige bourré s’est retrouvé au milieu de la piste de décollage et a percuté l’avion.

-2- Les pétroliers américains n’ont pas apprécié cette rencontre avec un pays sous embargo et ont demandé aux barbouzes US de donner un signe fort aux européens et accessoirement aux russes.

-3- Le responsable de la tour de contrôle était un stagiaire bourré qui pensait que le chasse-neige avait priorité.

-4- Le gouvernement chinois ne veut pas partager le nouveau gâteau russe du pétrole et du gaz et compte bien le faire savoir aux européens.

-5- En fait, il n’y avait pas d’aéroport, il venait juste d’être délocalisé en Chine. (Les russes aussi se sont convertis à l’économie de marché !)

-6- Les russes se sont sentis humilié par les nouvelles propositions tarifaires du groupe pétrolier et le président russe a décidé de revenir aux bonnes vieilles méthodes de la guerre froide.

 

Réponse :

 

Les bonnes réponses sont naturellement 1-3-5, séparément ou ensemble selon l’humeur des journalistes.

Et arrêtez d’être parano, un peu. Merde, quoi à la fin !!

7 septembre 2014

ILS ONT TUE LA-BAS SI J'Y SUIS !!!!!

L'émission emblématique de France Inter a vécu. Après 25 ans de bons et loyaux services, Mermet l'agitateur est jeté aux ordures comme une vulgaire ampoule même pas recyclable !

Les marchands de canons, de béton, d'avions et de caleçons font nous faire une crise de priapisme carabinée pendant que les journalistes écraseront peut-être une larme, la queue basse, en effaçant rapidement les dernières archives de LBJS encore sur leur disque dur. On ne sait jamais !

Quand à la nouvelle patronne de France Inter, elle nous prouve une fois de plus que la docilité servile n'est pas l'apanage des hommes. Une bonne nouvelle pour l'égalité entre les sexes ! Il est probable qu'en 2017, cette femme de poigne devienne ministre de la prop.. Culture du seul vrai gouvernement qui saura mettre à bas l'Anti-France.

En même temps, il l'avait bien cherché à toujours vouloir remettre en doute le dogme friedmannien et ses formidables bienfaits. Il est même étonnant que Mermet est survécu si longtemps. Il ne faut pas qu'il se plaigne. En Chine, les autorités, dans leur infinie sagesse millénaire, n'auraient pas attendu qu'il ait 71 ans pour lui apprendre à vivre !

Voici un texte paru dans le Monde Diplo quelques semaines avant son éviction par l'impétrant. Oraison funèbre du service public qui n'est plus que l'ombre brune de lui-même.

 

Un anniversaire méconnu

IL Y A 70 ANS, LA VRAIE NAISSANCE DE RADIO FRANCE

Le 15/08/2014, par Daniel Mermet
 

Deux choses tétanisent les dirigeants de Radio France : les enquêtes d’audience, reflet d’une logique commerciale, et la nomination de leur président, effectuée sous influence politique. Informer, instruire, divertir : les termes du triptyque fondateur de la radiodiffusion publique ont connu des fortunes diverses. Il y a 70 ans, à la Libération, le troisième ne supplantait pas les deux premiers. Voici, dans sa version intégrale, un article de Daniel Mermet publié dans le Monde Diplomatique de mai 2014.

Les auditeurs reviennent toujours. On pourrait graver cette phrase en lettres d’or sur la maison de la Radio. Quand l’audience décline, quand un président arrive, quand un humoriste se fait virer, quand l’actualité ne fait pas recette, il y a toujours une voix placide dans l’ascenseur pour dire, « Bah, les auditeurs reviennent toujours ! ». Un directeur se demandait même un jour ce qu’il faudrait faire pour que les auditeurs s’en aillent vraiment une bonne fois pour toutes.

Pour France Inter, la première radio de Radio France, deuxième radio généraliste du pays avec plus de cinq millions d’auditeurs chaque jour, l’audience en effet semble un long fleuve tranquille. Pas plus de trois grosses fâcheries en quarante ans. En 1974, lors de l’éclatement de l’ORTF, en 1981 avec l’arrivée de la Gauche au pouvoir, l’abolition du monopole et l’explosion des radios libres et en mai 2005, avec le referendum pour le TCE où le Non l’a largement emporté alors que la rédaction de France Inter avait milité avec ferveur pour le Oui. A chaque fois les auditeurs sont revenus.

Pourtant , quatre fois par an, la publication des chiffres d’audience par le très opaque institut de sondage Médiametrie distille l’angoisse au long des couloirs de France inter. Surtout vers le bureau directorial. Il s’en échappe des volutes de discours avantageux sur la grandeur du service public et la complexité chez Edgar Morin, mais en vérité tout se réduit au seul et unique tracé d’une flèche vers le haut ou vers le bas.

A la machine à café, journalistes et petites mains dénoncent rituellement le système douteux des enquêtes d’audience Médiamétrie, dont sont actionnaires les grandes radios privées afin de fixer leurs tarifs publicitaires ce qui ne concerne pas la radio publique qui est affranchie de cette contrainte, mais qui pourtant est également actionnaire de cet institut.

Incapable d’affirmer sa différence en lui redonnant un sens et une ambition, la radio publique, a fini par s’aligner sur la loi du marché. Imaginez un cheval libre, pouvant aller et courir à son gré à la découverte des grands espaces et qui faute d’esprit et de désirs, viendrait s’aligner auprès des chevaux de labour creusant leur sillon monotone pour le compte d’une société lucrative sans but. Le chiffre d’audience Médiamétrie est devenu le seul critère et le seul but de France Inter. Seule compte la quantité. Le Beaucoup a tué le Pourquoi. Les rebelles de la machine à café l’affirment haut et fort, toutes les grandes conquêtes de l’esprit, toutes les grandes émancipations collectives , apparaissent d’abord minoritaires et subversives. Dans les idées, comme dans l’art, comme dans la politique. Avec Médiamétrie , pas de Galilée, pas de Van Gogh, pas d’Einstein, même pas un Desproges. Et Roland Barthe, sa flèche elle monte ou elle descend ? Le principe du business a contaminé les valeurs du service public de la radio et va lui faire la peau comme la Poste, la Santé , l’Assurance sociale, la banque populaire, l’ enseignement, la recherche…

De la différence à la distinction

Partout l’Eglise de Chiffrologie étend son règne. A Radio France, quatre fois par an, devant un aréopage pénétré, des chiffres magiques sont projetés sur un écran, interrogés et savamment interprétés selon des rites incantatoires empruntées aux antiques devins qui scrutaient le vol des oiseaux ou les entrailles des poulets et donnaient un avis qui bienheureusement, venaient confirmer les ordres toujours exquis de l’Empereur.

Certes, on fait de la radio pour être écouté et il est nécessaire de connaitre la réponse du public. Mais tout autre mode d’évaluation de l’audience a été abandonné. Qualité, utilité, service, débat sur avec le public. D’autres enquêtes sont possibles pour mener le navire vers les grands horizons.

« Ecoutez la différence » tel était le slogan de France Inter à la fin des années 70. Doctement, le directeur expliquait alors qu’il s’agissait de la différence entre un client et un citoyen. Les radios privées s’adressent à un client, les choses sont claires. La radio publique elle, s’adresse à un citoyen. Cette différence tient en deux mots, l’ambition et l’obsession. Avoir l’obsession de l’audience c’est le secteur privé, avoir l’ambition de l’audience c’est le service public. Applaudissements garantis.

« La différence » . La formule a été reprise récemment, plus de trente ans après. Mais c’était une toute autre différence. C’était la distinction. Ecouter France Inter vous distingue du commun des mortels. L’ancien directeur, Philippe Val, l’affirmait clairement, « France Inter ça se mérite, c’est pas beauf, pas démago, pas vulgaire ». Comme naguère dans nos colonies, ce directeur s’était senti investi d’ une mission civilisatrice à laquelle il avait cependant donné des limites très nettes « La meute m’emmerde et j’emmerde la meute » (Télérama)

Ce mépris marque une rupture avec ce « grand public » que constitue les auditeurs de France inter. Dans un message (décembre 2013) un auditeur de Marseille mettait en évidence l’élitisme de cette radio. « C’est une radio généraliste, donc elle est censée traiter de tous les sujets. J’ai passé en revue pas moins de 55 émissions différentes. Si l’on exclut les tranches d’information, on s’aperçoit vite que presque tout les programmes sont au service exclusif de l’industrie culturelle. Si vous êtes chanteur, musicien, acteur, metteur en scène, écrivain, vous avez une petite chance que l’on parle de vous ou de votre univers artistique. Pas moins de dix émissions sur la musique, au moins huit magazines multiculturels, le cinéma, le théâtre sont gâtés, mais la science, l’histoire, l’économie ne sont pas oubliées, de même que nos amis les bêtes, la grande cuisine et le sexe à minuit. L’auditeur cultivé et diplômé est donc choyé. Mais les sujets qui préoccupent au plus haut point les citoyens ont-ils leurs émissions ? Quid de l’emploi et du travail, de la santé et de la protection sociale, du logement par exemple ? Ah, si, le dimanche, entre 13 :20 et 13 :30, le magazine Périphérie traite de banlieue et de ceux qui y vivent ! La voix est libre, mais l’élitisme la rend inaudible au plus grand nombre »

Un autre auditeur affirmait qu’un étudiant en sociologie qui aurait pour sujet « La petite bourgeoisie culturelle parisienne » pourrait faire toute son étude en écoutant seulement France Inter une journée à travers ceux qui parlent et ce dont ils parlent, c’est à dire leur univers culturel, leurs codes, leur monde social. Une sorte de confiscation. A l’image de Paris, on peut parler de la « gentrification » de cette radio, alors même que le cahier des charges de Radio France (art. 5-1) stipule que « La société veille à ce que les programmes donnent une image la plus réaliste possible de la société française dans toute sa diversité. Elle accorde également une attention particulière au traitement à l’antenne des différentes composantes de la population »

On en est loin et on s’en éloigne. Les ouvriers qui sont 10% de la population sont invisibles à la télévision (de 0 à 3%). En revanche les professions libérales et intellectuelles supérieures qui constituent 7% de la population, sont représentées de 62 à 80%. (INSEE 2012)

Et encore, si ouvriers et employés sont visibles c’est dans les émissions de jeux ou dans les émissions de télé réalités non pas sur ces hauts plateaux où l’on parle du vivre ensemble ou de gestation médicalement assistée.

De la même façon, France Inter construit une image fausse de la société par rapport aux structures sociales réelles. De même que la propagande soviétique éliminait grossièrement les indésirables de la photo officielle, on assiste ici à l’élimination des catégories disgracieuses : demandeurs d’emplois, retraités, femmes au foyer ou encore « jeunes des quartiers » Ce mépris profondément ressenti, se traduit par un rejet des médias et des journalistes dans les quartiers populaires. Pour plus de 65% des Français (surtout chez les jeunes) les journalistes sont incapables de résister aux pressions de l’argent, des partis politiques et du pouvoir (étude TNS Sofres La Croix, février 2014) Un rejet qui n’est pas sans lieu non plus avec le vote Front National.

Mais, bah, les auditeurs reviennent toujours !

Jusque là, c’est vrai. Malgré tout, les infidèles sont toujours revenus à la maison. A cet enviable phénomène on trouve des explications. La qualité, le talent, le génie du directeur, le lien passionnel des Français avec leur radio publique... Mais la première raison c’est qu’ « Il n’y a pas de publicité ». Or toutes les études montrent que les Français sont clairement publiphobes.

Mais pourquoi pas de publicité ? Parce que Radio France est financé par la redevance. Non pas par un quelconque impôt mais par une redevance clairement affectée à l’audiovisuel public et dont une partie est attribuée à Radio France. 650 millions d’Euros chaque année, 4 300 collaborateurs permanents, dont 700 journalistes, sept radios nationales. Premier groupe radiophonique français avec 13 millions d’auditeurs quotidiens et une bien belle voiture avec chauffeur pour le Président.

Le Président d’une bien belle société de service public.

Ressources humaines, ressources techniques et budgétaire, un exemple parfait si vous devez défendre le service public. De plus , ici on ne redoute pas les effets de la mondialisation, ni des des diktats de Bruxelles. Beaucoup d’atouts donc pour élaborer des politiques ambitieuses et créatives dans tous les domaines, le profit n’étant pas notre but.

Mais alors quel est votre but ?

Voilà une question bien embarrassante. Pour tout dire, là, tout de suite, comme ça, nous n’avons pas de réponse. Il y avait sans doute un but autrefois, mais il aura été perdu en chemin. Ce but ne peut se limiter à l’audience, à la seule quantité de paires d’oreilles récoltées, chacun en convient la main sur le cœur avec une moue de dégoût. Mais alors quoi d’autre ?

Tout est possible. Cette grande radio publique est un patrimoine et une chance encore préservée avec des ressources humains remarquables, des ressources techniques et budgétaires qui permettent projets et audaces. Les complotistes de la machine à café parlent plus bas. A chaque rentrée, chaque Président, ne manque pas de rappeler, (en citant Albert Camus, Spinoza, Platon et Jean-Marie Cavada ) que Radio France c’est la première offre radiophonique du pays et la première entreprise culturelle en Europe. Un frisson de fierté parcourt l’assistance. Oui, mais quel est le but ? Le Président, ( citant Montaigne, Roosevelt et Bernard Guetta ) rappelle alors les trois grandes missions du grand service public, « Informer, Eduquer, Distraire ».

Trois grandes étiquettes sur trois grandes valises.

Et qu’est-ce qu’il y a dans vos valises ?

Ah, le Président est déjà reparti. L’assistance s’achemine vers le buffet. Passant par là, l’enfant qui ailleurs, avait fait remarqué que le Roi était nu, découvre alors que les valises sont vides.

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© Dessin Daniel Mermet

En décembre 2013, le cinquantième anniversaire de France Inter et de la maison de la Radio a fourni pour beaucoup une rare occasion de découvrir les archives de leur propre histoire.

Les experts de 1963 prévoyaient que la télévision allait réduire la radio à un simple fond sonore. Pourtant dans son allocution inaugurale le président de la République, Charles de Gaulle, voyait là, une grande cause :

« Comme ce qui est utile aux âmes ne l’est qu’en vertu d’une grande cause et comme nous avons choisi la nôtre, il faut que la radio française, tout en captant sans parti pris et en répandant sans exclusive les courants de l’événement, de l’art, de la science et de la politique, concoure à la liberté, à la dignité et à la solidarité des hommes » *

Au moins y avait-il du souffle dans les grandes valises.

Mais en vérité la radio publique était née vingt ans auparavant, fille de la Résistance et du Conseil National de la Résistance, il y a 70 ans cette année, très précisément, le 20 août 1944. Cette date est beaucoup moins évoquée c’est pourtant la source et le socle de cette histoire.

Il faut revenir à ces journées du mois d’août 1944 qui ont précédé la libération de Paris. Au bout de cinquante mois de honte, quartier par quartier, Paris se libère « par lui même ». Mais pas encore. Derrière les volets , les cris de joie attendent encore dans les poitrines. On tire, on tue, on fusille encore, on prend la pose aussi, on retourne sa veste, on meurt vraiment, on arrache les écriteaux en allemand, les drapeaux vont jaillir.

Ceux qui condamnent toujours toute forme de lutte armée dans le monde , oublient ce qu’ils doivent aux anonymes de cette guérilla populaire de Paris. Le gamin sur la barricade, la jeune femme à la mitraillette, les francs-tireurs dans la Citroën rue de Rivoli, le G.I. au sourire Hollywood et aussi la balle qui traverse le crâne du milicien fuyant par les toits, l’Allemand et sa dernière cigarette, le lynchage d’une blonde de bordel et les faux résistants de la 25 ème heure qui seront les plus zélés des épurateurs. Et qui s’en sortiront.

Comme la presse, la radio s’est vautrée pendant quatre ans dans la collaboration. A cette époque la radio est le média le plus puissant au monde. L’aile de la liberté et l’arme du crime. « Radio Paris ment, Radio Paris est allemand » la chansonnette du grand Pierre Dac se fredonne lèvres fermées dans le couloir du dernier métro.

Le 17 août 1944 , Radio Paris cesse d’émettre. Au 116 avenue de Champs Elysées, les collaborateurs quittent fiévreusement le navire en mettant le feu aux archives.

Au 37 de la rue de l’Université, ils sont quelques uns, qui attendent depuis longtemps cet instant là. Quelques jeunes résistants planqués dans un studio de radio. C’est le Studio d’Essai de la Radio Nationale de Vichy. Oui, de Vichy ! Tout en travaillant là, ils ont constitué clandestinement une groupe de résistance en 1943, à l’initiative de Jean Guignebert, le Comité de Libération de la radio, dont fait partie un certain Pierre Schaeffer, en liaison avec la résistance intérieure. Dans le ventre même de l’ennemi, ils résistent. Leur but est d’assurer la relève le moment venu.

Le 18 août, profitant de la débandade, ils ont pris possession des locaux et ils ont tout mis au point, micro, antenne, matériel. L’ennemi est encore là autour, dans la rue, sous les fenêtres, des tirs résonnent, des chars au loin, des sirènes.

Le 20 août sera le grand jour. Grâce à un émetteur clandestin mis en place par le réseau de résistance des PTT, ils vont diffuser pour la première fois. L’émotion est à son comble. A 22h30 voici la Marseillaise. La première à la radio depuis l’armistice de 1940. Quatre ans. Puis, pour la première fois, la voix d’un homme annonce : « ICI… LA RADIODIFFUSION DE LA NATION FRANCAISE ».

Ce sera ce soir là, la seule phrase prononcée sur cette Marseillaise.
Il est 22 heures 31, c’est l’heure exacte de la naissance de notre radio, le 20 aout 1944, un dimanche.

La voix c’est celle Pierre Crénesse, journaliste et reporter de radio. La Radiodiffusion de la Nation Française, la RNF, deviendra la RDF puis la RTF puis l’ ORTF, puis Radio France. Radio France est donc issue tout droit de la Résistance, voilà son ADN, voilà son souffle initial basé sur le programme du Conseil National de la Résistance qui imposait « La liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères »

De quelles influences étrangères parlent le CNR ? Celle de l’occupant nazi en déroute ? Celle de l’URSS ? Ou bien plutôt celle du sauveur américain ? Pour ce qui est de l’indépendance à l’égard de l’Etat, l’histoire montrera que le cordon ombilical n’a jamais été vraiment tranché ! En revanche, même si le pouvoir exécutif a toujours gardé le contrôle du budget, l’indépendance à l’égard des puissance d’argent a tenu jusque là. Et voilà pourquoi il n’y a pas de publicité, et voilà pourquoi les auditeurs reviennent toujours.

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© D.M.

C’est la raison majeure mais pas la seule. Par la redevance, Radio France appartient à tous. C’est un bien commun. Alors que depuis trente ans, de la Poste à la Santé, de l’éducation aux transports, de l’eau aux banques populaires, tout est offert à la spéculation, Radio France devient le symbole sonore de l’attachement des Français au Bien Public, en écho surement à sa jeunesse résistante.

Mais sous le ciel plombé de la crise, certaines fines oreilles affirment entendre le sifflement de la faux de la mort des services publics qui s’approchent.

Radio France, menacé ? On ne sait pas. On ne sait pas grand chose de cette maison, ni de la radio en général. Quatorze millions d’auditeurs par jour, et aucune critique. Il y a des critiques à la radio mais aucune critique de la radio. Trop volatil ? Trop plébéien ? Historiens et chercheurs n’ont jamais accordé beaucoup d’intérêt à ce média pourtant mêlé à la vie de milliards d’hommes dans le monde. En France quelques universitaires tenaces, quelques valeureux ouvrages, des sites intéressants, mais bien peu devant l’énorme puissance de ce média dans la fabrique quotidienne de l’opinion, sur la sensibilité, sur le conformisme, sur le langage, sur l’imaginaire, sur ce prodigieux moyen d’éducation populaire pour lutter contre la fracture culturelle, pour favoriser l’émancipation collective et l’épanouissement individuel…

En interne, on est peu enclin à la contestation. Journalistes comme producteurs. Les uns parce qu’ils jouissent d’une situation convenable qu’ils ne trouvent aucun raison de compromettre, les autres parce qu’ils sont précaires et que la précarité conduit à la docilité. Les uns redoutent le placard, les autres c’est la rue. En attendant qu’il soit minuit dans le siècle chacun voit midi à sa porte.

De l’extérieur ? Guère plus. Un article ça et là, une brève promotion, et silence radio. Aucune enquête approfondie, aucune analyse des contenus, aucun projet, aucun débat de fond. L’Education nationale fait l’objet de débat et de réformes constantes. Rien de tel pour Radio France qui s’adresse pourtant à plus de dix millions d’auditeurs chaque jour et joue un rôle majeure sur la culture et l’éducation de tout un pays. Pourquoi ? Du côté des experts et des intellectuels professionnels chacun à une œuvre en cours, un film ou un livre en promotion et n’a pas trop envie de mordre la main d’une radio où la phrase la plus prononcée dans une journée est « Et je rappelle le titre de votre livre ».

Dans le tout premier reportage de la Radiodiffusion de la Nation Française, le 21 août 1944, en direct place de la République au milieu des tirs et des barricades. Il faut se mettre à l’abri pour faire entendre la voix de Georges Bidault parlant au nom du Conseil National de la Résistance, entrecoupé par des rafales toutes proches. D’emblée cette radio est dans la vie dans le battement de l’histoire, avant les discours et les commentaires, elle dit l’inouï, ce qui n’a pas encore été entendu.
Le lendemain, dans l’ivresse de la libération qui vient, le speaker se dit « dument mandaté par le secrétaire général de l’information pour requérir messieurs les curés de faire sonner immédiatement les cloches à toute volée pour annoncer l’entrée des alliés à Paris »
Et aussitôt en effet les cloches se mettent à sonner. Au loin d’abord puis plus proche puis dans tout le ciel de Paris.
Au micro, la voix inquiète et joyeuse ajoute :
« Il faut approcher le micro de la fenêtre ! »

Daniel Mermet (15 avril 2014)

Cet article a été publié dans LE MONDE DIPLOMATIQUE du mois de mai 2014.

 

 

Qu'ajoutez de plus sinon que LBSJS prend le maquis en allant sur internet. Espérons que nombreux seront ceux qui les suivront pour continuer à avoir quelque chose entre les oreilles !

Ne les laissez plus vous empêcher de réfléchir, car «Réfléchir, c'est commencer à désobéir.»

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Nouveau site de LBJS

Site de la pétition pour sauver LBJS

21 mai 2014

BOTTIN MONDAIN

Aujourd'hui, parlons d'un livre qui fait parler de lui et qui fait aussi beaucoup parler ceux qui l'ont lu !! Fait-il trembler ceux qui sont dedans ? Rien n'est moins sûr !

délit

Editions Max Milo - 19,90 euros

Un livre qui recense les condamnations de nos "Chers" édiles par noms et par régions. Même s'ils ne sont qu'une poignée, ils gangrènent le système et favorisent la montée des extrêmes. Mais il est temps de stigmatiser une catégorie de la population non pas du fait de sa religion mais de sa philosophie ; celle de s'en mettre plein les poches sur notre dos.

Je parle volontiers de ce livre pour deux raisons : D'abord, il a parfaitement sa place dans ce blog, mais surtout parce que j'ai rencontré un des auteurs, Philippe Pascot.

L'homme est jovial et très sympathique avec une tchatche étonnante. N'hésitez pas à aller le rencontrer s'il passe près de chez vous pour dédicacer son livre, vous ne le regretterez pas !

 

Et si vous trouvez que la liste est un peu courte, ne vous inquiétez pas, Philippe a encore 400 noms sous le coude pour son tome 2 qui doit sortir prochainement !!

Droit dans le mur, je vous dis !

11 mai 2014

NAZI UN JOUR, NAZI TOUJOURS ..... !!!

Jeudi 8 mai 2014, 22h20 sur i télé, Gérard Longuet est interrogé par le présentateur (j’insiste bien sur le terme de présentateur et non de journaliste) Olivier Galzi sur l’invitation de Poutine aux cérémonies du débarquement le 6 juin prochain. Après avoir répondu que c’était bien, il ajoute, allez savoir pourquoi :

« L’Union Soviétique est responsable de la seconde guerre mondiale en signant le pacte germano soviétique »

La bombe est lâchée et pourtant aucune réaction du présentateur. Mais il faudrait pour cela qu’à l’instar des yaourts, les médias développent une certaine culture !

Si ce n’est pas du révisionnisme, il faudra m’expliquer. Mais bien sûr, venant d’un ancien militant du G.U.D (ou d’Occident, je confonds toujours avec Alain Madelin) quoi d’étonnant !

Pauvre Longuet. ! Il doit être en pleine crise existentielle. Que faire alors que la Marine Nationale et de plus en plus socialiste est en passe d’arriver en tête aux Européennes, peut-être de remporter la prochaine élection présidentielle, pour essayer de s’accrocher au wagon sans se déporter trop sur son extrême droite ? Comment rappeler ses idéaux de jeunes étudiants qui aimait tant bastonner du Mao et du Trosko sans passer pour un opportuniste, lui qui s’est compromis avec Giscard, Balladur et Sarkozy ? Comment convaincre ses anciens frères de pensée qu’il n’a pas changé et comme Jospin au parti socialiste, lui aussi faisait de l’entrisme à l’UDF ?

En un mot, comment prouvez sa foi à ses nouveaux maîtres sans que cela ne se voit trop ? Simple, il remet au goût du jour une vieille antienne des dirigeants nazis en accusant le judéo bolchévisme d’avoir apporté malheur et désolation à l’Europe et être les seuls responsables des 50 millions de morts. Le gentil Adolf n’étant qu’une pauvre victime du méchant Staline !

Elle est pas belle la vie ?

…… Ah ! Mais que vois-je ? Que lis-je ? Quatre jours avant, le 4 mai, notre impétrant avait déjà fait des siennes ?

Le lapsus de Gérard Longuet sur RFI :«Nous, au Front national»

Un lapsus … Bien sûr ! C’est tellement évident !

Or donc, Gégé se lâche et appelle au secours pour être reconnu par la vraie droite, celle du cochon pas casher et de la société du travail obligatoire !!

Et personne ne relève !

Bon vote le 25 mai prochain …..

27 avril 2014

POLITIQUEMENT INCORRECT !

C'est beau la politique !

Alors que la séparation de l'Eglise et de l'Etat fête ses 109 ans cette année, le premier ministre se rend à la canonisation de Pôpaul. Après avoir hurlé contre Fillon qui s'était rendu à la béatification, voilà le valseur qui va faire des ronds de jambes à la papouse !

Il ont bien trouvé quelques écrouelles miraculeusement guéries au travers d'une photo du pépère pour le mettre dans le canon de l'Eglise, mais le fond de l'affaire, c'est sans doute la participation du polonais à la chute de l'Empire du mal !!

Quel geste fort alors que le nouveau Tsar est à deux doigts d'envahir l'Ukraine et de déclencher une nouvelle guerre en Europe. Va-t-on mourir pour Sloviansk ? Je ne sais même pas où ça se trouve, et entre nous, je m'en courbouillonne la trompe d'eustache !

Mais c'est sûr qu'une bonne guerre, cela permettrait à notre économie moribonde de prendre un bon coup de fouet.

"Hein, pépère, il nous faudrait une bonne guerre ?!

- Quoi !! Ah oui, ça ferait pas de mal à ces feignants de jeunes qui veulent rien branler !"

Peut-être que l'onn arriverait enfin à vendre des Rafales ! A crédit, mais bon ce serait toujours ça.

Quoi de mieux qu'une guerre pour enfin montrer qu'on a des couilles ... même si ce n'est pas les siennes ...

Non, franchement, je suis sûr qu'un jour on remerciera Poutine de nous avoir fait sortir de la crise économique !

 

19 novembre 2013

BRAVO L'UKRAINE !!

Oui ! Bravo et félicitations à l'Ukraine qui, grâce à sa merveilleuse prestation de ce soir, a gagné le droit de négocier son entrée dans l'Union Européenne !

Les Ukrainiens peuvent remercier l'arbitre slovène qui a accepté un but français alors que le joueur était hors-jeu, ainsi que le joueur ukrainien qui a eu la bonne idée de se tromper de but !

La fédération ne va pas perdre plusieurs millions d'euros (enfin, moins ce qu'elle a du donner à l'arbitre et à Gusev ... !!) et l'ORTF1 se frotte les écrans publicitaires.

Les joueurs français vont donc aller passer des vacances tout frais payés pendant deux mois au Brésil. (On ne leur demande pas de gagner non plus !)

Le déshonneur est sauf, et avec la réforme fiscale prévue, Flanby va pouvoir souffler un peu !

Panem circenses ! Le peuple satisfait et rassasié va rentrer dans le rang !

Comme quoi, cela tient à peu de choses, parfois !

17 novembre 2013

LA COLERE GRONDE AU SEIN DES MASSES .....

C’est véritablement un scandale !

Et probablement une contrepèterie.

Ne cherchez pas la contrepèterie, y en a pas !! »

Aaahhh ! Qu’il est bon de citer Pierre Desproges, parfois. Surtout lorsque ses répliques sont d’à-propos (de confiture pour les cochons !)

Ah ! Parlons-en de ces cochons de bretons qui râlent pour continuer à percevoir des subventions européennes afin d’envoyer du poulet congeler en Afrique  et participer à la destruction des filières aviaires locales !

Ce seront sûrement les mêmes qui hurleront à l’invasion d’immigrés africains qui viendront du coup tenter leur chance en Europe ou leur malchance au fond de la Méditerranée !

Continuons à soutenir la FNSEA qui prône l’élevage intensif et la production de ce merveilleux lisier qui nourrit avec tant de succès les algues vertes empoisonneuses qui verra les touristes fuir les si belles côtes bretonnes !

Pour un breton, si l’algue est verte, c’est qu’elle est écologique.

N’oublions surtout pas notre toujours idiot en colère qui grâce à son merveilleux sens de l’Etat, a passé un contrat avec une société privée pour les portiques de l’Ecotaxe, qui nous coûtera 80 millions d’euros par mois dès le mois de janvier et entre 800 millions et un milliard d’euros en cas de rupture de contrat !

Merci les bretons !

A bas les taxes et les impôts, à bas le gouvernement ! Ce crédo repris par la Marine nationale et toujours plus socialiste, lui apportera sans conteste force voix lors des prochaines échéances électorales !

Mais je rappellerai aux simplets, qu’ils ne se trompent ni de colère, ni d’ennemi. Ce ne sont pas les étrangers pas français qui nous ont mis dans la situation actuelle, mais bien les américains et les banquiers qui en jouant avec notre argent ont tout perdu et qu’il a fallu éponger leurs conneries.

Et à votre avis, pourquoi tiennent-ils tant à ce que les Etats se désendettent et fassent des coupes sombres dans les services publics, avec pour autre conséquence un chômage de masse ? Si vous avez lu les épisodes précédents, vous saurez répondre à cette question !

Mais j’ai trouvé une autre raison. Vu qu’ils ont repris leur petit jeu avec des assemblages qui feraient passer les Subprimes pour des légo, ils veulent être sûrs que les gouvernements aient encore un peu de sous quand ils se prendront encore une fois leurs expériences dans la tronche !

Heureusement que Pépito devait moraliser le capitalisme … !!

Quant au soi-disant matraquage des entreprises qui nous rend si peu compétitif, je vous ai trouvé un petit tableau sur la contribution des entreprises dans le PIB des pays de l’OCDE. Ces chiffres ne sont pas tirés d’un quelconque et sombre organe bolchévique, mais d’un journal anglais tout ce qu’il y a de plus sérieux : « The Independant » du 21 juillet 2013, dans ses pages économiques.

Le tableau met en exergue la part des impôts des entreprises. Et oh ! Surprise ! Ce n’est pas parce qu’un taux d’imposition est attrayant que les pays récoltent plus d’impôts !  

Tax companies

Résultat ?

2,1 % pour la France

2,7 % pour les Etats-Unis

3,1 % pour le Royaume Uni

5,7 % pour le Luxembourg ( !!)

And the winner is : La Norvège avec 10,1 %

Forcément puisque sa richesse principale est le pétrole et que les sociétés qui l’exploite sont norvégiennes. Pour l’évasion fiscale c’est duraille, comme on dit aux chemins de fer !

Seule l’Allemagne est en dessous de nous avec 1,5 %

Une fois encore, merci aux américains et à la généralisation de leur plan comptable qui permet à une société mère basée dans un pays à la fiscalité intéressante de se soustraire à l’impôt en déduisant les déficits de ses filiales !

Comme quoi, après les 35 heures « qui nous ont fait tant de mal », l’impôt trop élevé des sociétés est encore une légende urbaine qui a la vie dure !!

 

Droit dans le mur des mensonges !!

30 septembre 2013

ON CROIT REVER !!!

La démocratie vue par un ancien "OAS", ancien "Occident", ancien "Ordre Nouveau", ancien "Front National", mais actuel Bloc Identitaire sous le nom de "Ligue du Sud" !

C'est vrai que question "Ligue", c'est un habitué !!


L'extrême droite à Orange : la police... par PartitOccitanTV

Les noms changent, mais les pratiques restent !

En même temps, c'est rassurant dans ce monde où tant de choses bougent si vite !!

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Putain !! 17 ans !!
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