DROIT DANS LE MUR (IA FREE) - Contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre (Pierre Dac)
7 septembre 2014

ILS ONT TUE LA-BAS SI J'Y SUIS !!!!!

L'émission emblématique de France Inter a vécu. Après 25 ans de bons et loyaux services, Mermet l'agitateur est jeté aux ordures comme une vulgaire ampoule même pas recyclable !

Les marchands de canons, de béton, d'avions et de caleçons font nous faire une crise de priapisme carabinée pendant que les journalistes écraseront peut-être une larme, la queue basse, en effaçant rapidement les dernières archives de LBJS encore sur leur disque dur. On ne sait jamais !

Quand à la nouvelle patronne de France Inter, elle nous prouve une fois de plus que la docilité servile n'est pas l'apanage des hommes. Une bonne nouvelle pour l'égalité entre les sexes ! Il est probable qu'en 2017, cette femme de poigne devienne ministre de la prop.. Culture du seul vrai gouvernement qui saura mettre à bas l'Anti-France.

En même temps, il l'avait bien cherché à toujours vouloir remettre en doute le dogme friedmannien et ses formidables bienfaits. Il est même étonnant que Mermet est survécu si longtemps. Il ne faut pas qu'il se plaigne. En Chine, les autorités, dans leur infinie sagesse millénaire, n'auraient pas attendu qu'il ait 71 ans pour lui apprendre à vivre !

Voici un texte paru dans le Monde Diplo quelques semaines avant son éviction par l'impétrant. Oraison funèbre du service public qui n'est plus que l'ombre brune de lui-même.

 

Un anniversaire méconnu

IL Y A 70 ANS, LA VRAIE NAISSANCE DE RADIO FRANCE

Le 15/08/2014, par Daniel Mermet
 

Deux choses tétanisent les dirigeants de Radio France : les enquêtes d’audience, reflet d’une logique commerciale, et la nomination de leur président, effectuée sous influence politique. Informer, instruire, divertir : les termes du triptyque fondateur de la radiodiffusion publique ont connu des fortunes diverses. Il y a 70 ans, à la Libération, le troisième ne supplantait pas les deux premiers. Voici, dans sa version intégrale, un article de Daniel Mermet publié dans le Monde Diplomatique de mai 2014.

Les auditeurs reviennent toujours. On pourrait graver cette phrase en lettres d’or sur la maison de la Radio. Quand l’audience décline, quand un président arrive, quand un humoriste se fait virer, quand l’actualité ne fait pas recette, il y a toujours une voix placide dans l’ascenseur pour dire, « Bah, les auditeurs reviennent toujours ! ». Un directeur se demandait même un jour ce qu’il faudrait faire pour que les auditeurs s’en aillent vraiment une bonne fois pour toutes.

Pour France Inter, la première radio de Radio France, deuxième radio généraliste du pays avec plus de cinq millions d’auditeurs chaque jour, l’audience en effet semble un long fleuve tranquille. Pas plus de trois grosses fâcheries en quarante ans. En 1974, lors de l’éclatement de l’ORTF, en 1981 avec l’arrivée de la Gauche au pouvoir, l’abolition du monopole et l’explosion des radios libres et en mai 2005, avec le referendum pour le TCE où le Non l’a largement emporté alors que la rédaction de France Inter avait milité avec ferveur pour le Oui. A chaque fois les auditeurs sont revenus.

Pourtant , quatre fois par an, la publication des chiffres d’audience par le très opaque institut de sondage Médiametrie distille l’angoisse au long des couloirs de France inter. Surtout vers le bureau directorial. Il s’en échappe des volutes de discours avantageux sur la grandeur du service public et la complexité chez Edgar Morin, mais en vérité tout se réduit au seul et unique tracé d’une flèche vers le haut ou vers le bas.

A la machine à café, journalistes et petites mains dénoncent rituellement le système douteux des enquêtes d’audience Médiamétrie, dont sont actionnaires les grandes radios privées afin de fixer leurs tarifs publicitaires ce qui ne concerne pas la radio publique qui est affranchie de cette contrainte, mais qui pourtant est également actionnaire de cet institut.

Incapable d’affirmer sa différence en lui redonnant un sens et une ambition, la radio publique, a fini par s’aligner sur la loi du marché. Imaginez un cheval libre, pouvant aller et courir à son gré à la découverte des grands espaces et qui faute d’esprit et de désirs, viendrait s’aligner auprès des chevaux de labour creusant leur sillon monotone pour le compte d’une société lucrative sans but. Le chiffre d’audience Médiamétrie est devenu le seul critère et le seul but de France Inter. Seule compte la quantité. Le Beaucoup a tué le Pourquoi. Les rebelles de la machine à café l’affirment haut et fort, toutes les grandes conquêtes de l’esprit, toutes les grandes émancipations collectives , apparaissent d’abord minoritaires et subversives. Dans les idées, comme dans l’art, comme dans la politique. Avec Médiamétrie , pas de Galilée, pas de Van Gogh, pas d’Einstein, même pas un Desproges. Et Roland Barthe, sa flèche elle monte ou elle descend ? Le principe du business a contaminé les valeurs du service public de la radio et va lui faire la peau comme la Poste, la Santé , l’Assurance sociale, la banque populaire, l’ enseignement, la recherche…

De la différence à la distinction

Partout l’Eglise de Chiffrologie étend son règne. A Radio France, quatre fois par an, devant un aréopage pénétré, des chiffres magiques sont projetés sur un écran, interrogés et savamment interprétés selon des rites incantatoires empruntées aux antiques devins qui scrutaient le vol des oiseaux ou les entrailles des poulets et donnaient un avis qui bienheureusement, venaient confirmer les ordres toujours exquis de l’Empereur.

Certes, on fait de la radio pour être écouté et il est nécessaire de connaitre la réponse du public. Mais tout autre mode d’évaluation de l’audience a été abandonné. Qualité, utilité, service, débat sur avec le public. D’autres enquêtes sont possibles pour mener le navire vers les grands horizons.

« Ecoutez la différence » tel était le slogan de France Inter à la fin des années 70. Doctement, le directeur expliquait alors qu’il s’agissait de la différence entre un client et un citoyen. Les radios privées s’adressent à un client, les choses sont claires. La radio publique elle, s’adresse à un citoyen. Cette différence tient en deux mots, l’ambition et l’obsession. Avoir l’obsession de l’audience c’est le secteur privé, avoir l’ambition de l’audience c’est le service public. Applaudissements garantis.

« La différence » . La formule a été reprise récemment, plus de trente ans après. Mais c’était une toute autre différence. C’était la distinction. Ecouter France Inter vous distingue du commun des mortels. L’ancien directeur, Philippe Val, l’affirmait clairement, « France Inter ça se mérite, c’est pas beauf, pas démago, pas vulgaire ». Comme naguère dans nos colonies, ce directeur s’était senti investi d’ une mission civilisatrice à laquelle il avait cependant donné des limites très nettes « La meute m’emmerde et j’emmerde la meute » (Télérama)

Ce mépris marque une rupture avec ce « grand public » que constitue les auditeurs de France inter. Dans un message (décembre 2013) un auditeur de Marseille mettait en évidence l’élitisme de cette radio. « C’est une radio généraliste, donc elle est censée traiter de tous les sujets. J’ai passé en revue pas moins de 55 émissions différentes. Si l’on exclut les tranches d’information, on s’aperçoit vite que presque tout les programmes sont au service exclusif de l’industrie culturelle. Si vous êtes chanteur, musicien, acteur, metteur en scène, écrivain, vous avez une petite chance que l’on parle de vous ou de votre univers artistique. Pas moins de dix émissions sur la musique, au moins huit magazines multiculturels, le cinéma, le théâtre sont gâtés, mais la science, l’histoire, l’économie ne sont pas oubliées, de même que nos amis les bêtes, la grande cuisine et le sexe à minuit. L’auditeur cultivé et diplômé est donc choyé. Mais les sujets qui préoccupent au plus haut point les citoyens ont-ils leurs émissions ? Quid de l’emploi et du travail, de la santé et de la protection sociale, du logement par exemple ? Ah, si, le dimanche, entre 13 :20 et 13 :30, le magazine Périphérie traite de banlieue et de ceux qui y vivent ! La voix est libre, mais l’élitisme la rend inaudible au plus grand nombre »

Un autre auditeur affirmait qu’un étudiant en sociologie qui aurait pour sujet « La petite bourgeoisie culturelle parisienne » pourrait faire toute son étude en écoutant seulement France Inter une journée à travers ceux qui parlent et ce dont ils parlent, c’est à dire leur univers culturel, leurs codes, leur monde social. Une sorte de confiscation. A l’image de Paris, on peut parler de la « gentrification » de cette radio, alors même que le cahier des charges de Radio France (art. 5-1) stipule que « La société veille à ce que les programmes donnent une image la plus réaliste possible de la société française dans toute sa diversité. Elle accorde également une attention particulière au traitement à l’antenne des différentes composantes de la population »

On en est loin et on s’en éloigne. Les ouvriers qui sont 10% de la population sont invisibles à la télévision (de 0 à 3%). En revanche les professions libérales et intellectuelles supérieures qui constituent 7% de la population, sont représentées de 62 à 80%. (INSEE 2012)

Et encore, si ouvriers et employés sont visibles c’est dans les émissions de jeux ou dans les émissions de télé réalités non pas sur ces hauts plateaux où l’on parle du vivre ensemble ou de gestation médicalement assistée.

De la même façon, France Inter construit une image fausse de la société par rapport aux structures sociales réelles. De même que la propagande soviétique éliminait grossièrement les indésirables de la photo officielle, on assiste ici à l’élimination des catégories disgracieuses : demandeurs d’emplois, retraités, femmes au foyer ou encore « jeunes des quartiers » Ce mépris profondément ressenti, se traduit par un rejet des médias et des journalistes dans les quartiers populaires. Pour plus de 65% des Français (surtout chez les jeunes) les journalistes sont incapables de résister aux pressions de l’argent, des partis politiques et du pouvoir (étude TNS Sofres La Croix, février 2014) Un rejet qui n’est pas sans lieu non plus avec le vote Front National.

Mais, bah, les auditeurs reviennent toujours !

Jusque là, c’est vrai. Malgré tout, les infidèles sont toujours revenus à la maison. A cet enviable phénomène on trouve des explications. La qualité, le talent, le génie du directeur, le lien passionnel des Français avec leur radio publique... Mais la première raison c’est qu’ « Il n’y a pas de publicité ». Or toutes les études montrent que les Français sont clairement publiphobes.

Mais pourquoi pas de publicité ? Parce que Radio France est financé par la redevance. Non pas par un quelconque impôt mais par une redevance clairement affectée à l’audiovisuel public et dont une partie est attribuée à Radio France. 650 millions d’Euros chaque année, 4 300 collaborateurs permanents, dont 700 journalistes, sept radios nationales. Premier groupe radiophonique français avec 13 millions d’auditeurs quotidiens et une bien belle voiture avec chauffeur pour le Président.

Le Président d’une bien belle société de service public.

Ressources humaines, ressources techniques et budgétaire, un exemple parfait si vous devez défendre le service public. De plus , ici on ne redoute pas les effets de la mondialisation, ni des des diktats de Bruxelles. Beaucoup d’atouts donc pour élaborer des politiques ambitieuses et créatives dans tous les domaines, le profit n’étant pas notre but.

Mais alors quel est votre but ?

Voilà une question bien embarrassante. Pour tout dire, là, tout de suite, comme ça, nous n’avons pas de réponse. Il y avait sans doute un but autrefois, mais il aura été perdu en chemin. Ce but ne peut se limiter à l’audience, à la seule quantité de paires d’oreilles récoltées, chacun en convient la main sur le cœur avec une moue de dégoût. Mais alors quoi d’autre ?

Tout est possible. Cette grande radio publique est un patrimoine et une chance encore préservée avec des ressources humains remarquables, des ressources techniques et budgétaires qui permettent projets et audaces. Les complotistes de la machine à café parlent plus bas. A chaque rentrée, chaque Président, ne manque pas de rappeler, (en citant Albert Camus, Spinoza, Platon et Jean-Marie Cavada ) que Radio France c’est la première offre radiophonique du pays et la première entreprise culturelle en Europe. Un frisson de fierté parcourt l’assistance. Oui, mais quel est le but ? Le Président, ( citant Montaigne, Roosevelt et Bernard Guetta ) rappelle alors les trois grandes missions du grand service public, « Informer, Eduquer, Distraire ».

Trois grandes étiquettes sur trois grandes valises.

Et qu’est-ce qu’il y a dans vos valises ?

Ah, le Président est déjà reparti. L’assistance s’achemine vers le buffet. Passant par là, l’enfant qui ailleurs, avait fait remarqué que le Roi était nu, découvre alors que les valises sont vides.

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© Dessin Daniel Mermet

En décembre 2013, le cinquantième anniversaire de France Inter et de la maison de la Radio a fourni pour beaucoup une rare occasion de découvrir les archives de leur propre histoire.

Les experts de 1963 prévoyaient que la télévision allait réduire la radio à un simple fond sonore. Pourtant dans son allocution inaugurale le président de la République, Charles de Gaulle, voyait là, une grande cause :

« Comme ce qui est utile aux âmes ne l’est qu’en vertu d’une grande cause et comme nous avons choisi la nôtre, il faut que la radio française, tout en captant sans parti pris et en répandant sans exclusive les courants de l’événement, de l’art, de la science et de la politique, concoure à la liberté, à la dignité et à la solidarité des hommes » *

Au moins y avait-il du souffle dans les grandes valises.

Mais en vérité la radio publique était née vingt ans auparavant, fille de la Résistance et du Conseil National de la Résistance, il y a 70 ans cette année, très précisément, le 20 août 1944. Cette date est beaucoup moins évoquée c’est pourtant la source et le socle de cette histoire.

Il faut revenir à ces journées du mois d’août 1944 qui ont précédé la libération de Paris. Au bout de cinquante mois de honte, quartier par quartier, Paris se libère « par lui même ». Mais pas encore. Derrière les volets , les cris de joie attendent encore dans les poitrines. On tire, on tue, on fusille encore, on prend la pose aussi, on retourne sa veste, on meurt vraiment, on arrache les écriteaux en allemand, les drapeaux vont jaillir.

Ceux qui condamnent toujours toute forme de lutte armée dans le monde , oublient ce qu’ils doivent aux anonymes de cette guérilla populaire de Paris. Le gamin sur la barricade, la jeune femme à la mitraillette, les francs-tireurs dans la Citroën rue de Rivoli, le G.I. au sourire Hollywood et aussi la balle qui traverse le crâne du milicien fuyant par les toits, l’Allemand et sa dernière cigarette, le lynchage d’une blonde de bordel et les faux résistants de la 25 ème heure qui seront les plus zélés des épurateurs. Et qui s’en sortiront.

Comme la presse, la radio s’est vautrée pendant quatre ans dans la collaboration. A cette époque la radio est le média le plus puissant au monde. L’aile de la liberté et l’arme du crime. « Radio Paris ment, Radio Paris est allemand » la chansonnette du grand Pierre Dac se fredonne lèvres fermées dans le couloir du dernier métro.

Le 17 août 1944 , Radio Paris cesse d’émettre. Au 116 avenue de Champs Elysées, les collaborateurs quittent fiévreusement le navire en mettant le feu aux archives.

Au 37 de la rue de l’Université, ils sont quelques uns, qui attendent depuis longtemps cet instant là. Quelques jeunes résistants planqués dans un studio de radio. C’est le Studio d’Essai de la Radio Nationale de Vichy. Oui, de Vichy ! Tout en travaillant là, ils ont constitué clandestinement une groupe de résistance en 1943, à l’initiative de Jean Guignebert, le Comité de Libération de la radio, dont fait partie un certain Pierre Schaeffer, en liaison avec la résistance intérieure. Dans le ventre même de l’ennemi, ils résistent. Leur but est d’assurer la relève le moment venu.

Le 18 août, profitant de la débandade, ils ont pris possession des locaux et ils ont tout mis au point, micro, antenne, matériel. L’ennemi est encore là autour, dans la rue, sous les fenêtres, des tirs résonnent, des chars au loin, des sirènes.

Le 20 août sera le grand jour. Grâce à un émetteur clandestin mis en place par le réseau de résistance des PTT, ils vont diffuser pour la première fois. L’émotion est à son comble. A 22h30 voici la Marseillaise. La première à la radio depuis l’armistice de 1940. Quatre ans. Puis, pour la première fois, la voix d’un homme annonce : « ICI… LA RADIODIFFUSION DE LA NATION FRANCAISE ».

Ce sera ce soir là, la seule phrase prononcée sur cette Marseillaise.
Il est 22 heures 31, c’est l’heure exacte de la naissance de notre radio, le 20 aout 1944, un dimanche.

La voix c’est celle Pierre Crénesse, journaliste et reporter de radio. La Radiodiffusion de la Nation Française, la RNF, deviendra la RDF puis la RTF puis l’ ORTF, puis Radio France. Radio France est donc issue tout droit de la Résistance, voilà son ADN, voilà son souffle initial basé sur le programme du Conseil National de la Résistance qui imposait « La liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères »

De quelles influences étrangères parlent le CNR ? Celle de l’occupant nazi en déroute ? Celle de l’URSS ? Ou bien plutôt celle du sauveur américain ? Pour ce qui est de l’indépendance à l’égard de l’Etat, l’histoire montrera que le cordon ombilical n’a jamais été vraiment tranché ! En revanche, même si le pouvoir exécutif a toujours gardé le contrôle du budget, l’indépendance à l’égard des puissance d’argent a tenu jusque là. Et voilà pourquoi il n’y a pas de publicité, et voilà pourquoi les auditeurs reviennent toujours.

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© D.M.

C’est la raison majeure mais pas la seule. Par la redevance, Radio France appartient à tous. C’est un bien commun. Alors que depuis trente ans, de la Poste à la Santé, de l’éducation aux transports, de l’eau aux banques populaires, tout est offert à la spéculation, Radio France devient le symbole sonore de l’attachement des Français au Bien Public, en écho surement à sa jeunesse résistante.

Mais sous le ciel plombé de la crise, certaines fines oreilles affirment entendre le sifflement de la faux de la mort des services publics qui s’approchent.

Radio France, menacé ? On ne sait pas. On ne sait pas grand chose de cette maison, ni de la radio en général. Quatorze millions d’auditeurs par jour, et aucune critique. Il y a des critiques à la radio mais aucune critique de la radio. Trop volatil ? Trop plébéien ? Historiens et chercheurs n’ont jamais accordé beaucoup d’intérêt à ce média pourtant mêlé à la vie de milliards d’hommes dans le monde. En France quelques universitaires tenaces, quelques valeureux ouvrages, des sites intéressants, mais bien peu devant l’énorme puissance de ce média dans la fabrique quotidienne de l’opinion, sur la sensibilité, sur le conformisme, sur le langage, sur l’imaginaire, sur ce prodigieux moyen d’éducation populaire pour lutter contre la fracture culturelle, pour favoriser l’émancipation collective et l’épanouissement individuel…

En interne, on est peu enclin à la contestation. Journalistes comme producteurs. Les uns parce qu’ils jouissent d’une situation convenable qu’ils ne trouvent aucun raison de compromettre, les autres parce qu’ils sont précaires et que la précarité conduit à la docilité. Les uns redoutent le placard, les autres c’est la rue. En attendant qu’il soit minuit dans le siècle chacun voit midi à sa porte.

De l’extérieur ? Guère plus. Un article ça et là, une brève promotion, et silence radio. Aucune enquête approfondie, aucune analyse des contenus, aucun projet, aucun débat de fond. L’Education nationale fait l’objet de débat et de réformes constantes. Rien de tel pour Radio France qui s’adresse pourtant à plus de dix millions d’auditeurs chaque jour et joue un rôle majeure sur la culture et l’éducation de tout un pays. Pourquoi ? Du côté des experts et des intellectuels professionnels chacun à une œuvre en cours, un film ou un livre en promotion et n’a pas trop envie de mordre la main d’une radio où la phrase la plus prononcée dans une journée est « Et je rappelle le titre de votre livre ».

Dans le tout premier reportage de la Radiodiffusion de la Nation Française, le 21 août 1944, en direct place de la République au milieu des tirs et des barricades. Il faut se mettre à l’abri pour faire entendre la voix de Georges Bidault parlant au nom du Conseil National de la Résistance, entrecoupé par des rafales toutes proches. D’emblée cette radio est dans la vie dans le battement de l’histoire, avant les discours et les commentaires, elle dit l’inouï, ce qui n’a pas encore été entendu.
Le lendemain, dans l’ivresse de la libération qui vient, le speaker se dit « dument mandaté par le secrétaire général de l’information pour requérir messieurs les curés de faire sonner immédiatement les cloches à toute volée pour annoncer l’entrée des alliés à Paris »
Et aussitôt en effet les cloches se mettent à sonner. Au loin d’abord puis plus proche puis dans tout le ciel de Paris.
Au micro, la voix inquiète et joyeuse ajoute :
« Il faut approcher le micro de la fenêtre ! »

Daniel Mermet (15 avril 2014)

Cet article a été publié dans LE MONDE DIPLOMATIQUE du mois de mai 2014.

 

 

Qu'ajoutez de plus sinon que LBSJS prend le maquis en allant sur internet. Espérons que nombreux seront ceux qui les suivront pour continuer à avoir quelque chose entre les oreilles !

Ne les laissez plus vous empêcher de réfléchir, car «Réfléchir, c'est commencer à désobéir.»

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31 août 2014

LIBERONS LE POUVOIR D’ACHAT – Acte 2

Nous l’avons vu la semaine dernière, il n’y a pas 36 solutions pour redonner des sous en vrai aux gens ! Le problème, c’est que les chantres du libéralisme ultra nous en empêchent.

Quoi faire ? Aide la reine, disent les royalistes, récupérer l’argent pour le faire circuler, dis-je tout court.

Et où peut-on bien trouver de l’argent en ces temps incertains et chomiesques, quand le bossu du Medef préconise la suppression du code du travail sous prétexte que celui-ci nuit aux sans-emplois !

N’empêche qu’il fallait la trouver celle-là. Prétendre que le salaire minimum, la procédure de licenciement et la représentation du personnel par élection démocratique de 24 millions de salariés doivent disparaître car trois millions de personnes n’ont pas d’emploi, fallait oser. Mais il est évident que rien n’arrête les Chicago boys et leurs émules dans leur fantasme de société parfaite.

Or donc, comme je vous l’avais dit la semaine dernière, il est temps pour moi de vous faire part de mes formidables propositions qui, n’en doutez pas un seul instant, permettront à chacun de retrouver un niveau de vie convenable, à la société de faire des économies conséquentes et au PIB de retrouver des hauteurs qu’il n’a pas connu depuis 40 ans et ce sans viagra.

La solution tient en deux mots : « Les vieux. »

Oui, butons les vieux et la société ne s’en portera que mieux ! (Slogan à reprendre !!)

Alors, je pressens que des esprits chagrins et tatillons vont me reprocher mon discours sectaire et extrémiste propre à entraîner des comportements violents et incontrôlés envers des populations déracinées mais non moins amicales. Que nenni !

Quand je dis « vieux », je pense aussi et surtout aux blancs catholiques qui, accessoirement, votent pour les vieux borgnes ou leur progéniture.

Imaginons ensemble un monde presque parfait. Un monde où l’on commencerait à piquer tous les vieux (et toutes les vieilles, la parité c’est pas fait pour les chiens, même de garde !) à piquer donc, tous les vieux liquides et alzheimeriens. Quel soulagement pour les familles qui souffrent de voir leurs anciens dans cet état. Et quelle joie pour les enfants et petits-enfants de toucher enfin cette assurance vie qui qui enrichit les banquiers depuis si longtemps !! Cet argent bienvenue pourrait leur permettre de retrouver le pouvoir d’achat qu’ils croyaient perdu.

Ensuite, par paliers successifs, on pourrait abaisser l’âge du cimetière. 90 ans, puis 85, 80, et enfin 75 ou 70 ans selon les nécessités du PIB. Car, et ce n’est pas moi qui le dit, mais les friedmanniens pure souche, un vieux, ça coûte cher à la société. Même si le marché potentiel est énorme, la plupart des vieux n’ont pas assez de thune pour se payer une mutuelle privée et une assistance à domicile. Les soins, les aides, les médicaments sont payés par vos impôts à vous plus jeunes et plus chanceux de ne pas encore être trop malade malgré la formidable nourriture issue de l’agriculture productiviste que vous avalez depuis votre naissance ! En supprimant cette importante part de la population inactive, improductive et coûteuse, on pourrait baisser, voire supprimer les impôts. Déjà qu’on aura fait piquer les fonctionnaires ! D’où accroissement mathématique de votre pouvoir d’achat !

Et puis imaginer le nombre d’appartements qui pourrait être redistribué aux vrais actifs, ceux qui travailleront pour un euro de l‘heure ! Ah ! non, merde, pas ceux-là.

Enfin bref, il n’y a que des avantages à buter du vieux.

Prenez les pensions de retraite. On n’arrête pas de nous répéter que Toplain c’est fini et qu’il faudra s’arrêter à toréduix. Avec mon système, les retraites qui ne seront plus versées après 75 ans pourront être redistribuées à ceux de 60 ans ! Tout bénèf !

En plus, tous les vieux gripsou, qui se rendent malades à l’idée que leur argent dûment volé, pardon, gagné va allez à leur feignant de fils ou à leur ingrate de fille (et je ne vous parle même pas de ce qu’ils peuvent penser de leurs petits-enfants) et qui couvent leur or comme un prêtre pédophile ses enfants de chœurs, ceux-là vont s’empresser de tout dépenser avant l’âge limite, rien que pour les emmerder. Du coup, injection d’énormes sommes de liquidités dans l’économie. Rien de tel pour doper le PIB. Tout Bénèf !

Mais attention, cette mesure ne concernerait pas seulement les pue-la-sueur ! Ah, non ! Elle concernerait toute la population, y compris les élus cacochymes et valétudinaires qui s’accrochent à leurs mandats telle la moule sur son rocher mazouté et pesticidé. Y a pas de raison !

Alors, je sais, mes mesures pourront paraître un tantinet radicales aux âmes sensibles. Pour ceux-là, j’ai déjà une solution intermédiaire pour commencer à préparer les esprits. Pour tous les vieux partis prendre leur retraite aux Philippines, au Maroc ou à Bruxelles, suppression de leur pension et redistribution pour les petites pensions. Vous ne voulez pas payer d’impôts en France, vous ne touchez pas votre pension ! Simple. Et du coup, augmentation du pouvoir d’achat des autres retraités.

Vous voyez quand on y réfléchit un instants, les solutions sont juste simples et de bon sens. Regardez les Chinois, ils ont fait simple. Ils étaient trop nombreux, ils ont buté leurs filles. Du coup, ils ne sont plus « que » un milliard et demi. Et si ces connards de chinois réclamaient la retraite à 60 ans, le gouvernement ferait tirer dans la foule par l’armée. Simple.

Franchement, je ne vois vraiment pas pourquoi on s’échine toujours à chercher des complications.

C’est avec une mentalité comme celle-là qu’on finira droit dans le mur !

Je me tue à vous le répéter. (Un de moins !!)

24 août 2014

LIBERONS LE POUVOIR D’ACHAT !!

Oui libérons-le :

A l’heure où le nombre d’ego surdimensionnés se portant candidat pour diriger un pays archaïque, endetté, rempli de chômeurs et de feignants croit plus vite qu’un virus dans une porcherie mexicaine, il est temps de mettre les choses au point et les économistes dans un bloc de béton pour leur faire visiter le Titanic en compagnie des présentateurs de télés et de radio.

Rappelons d’ailleurs aux éternels distraits que l’économie n’est pas une science et qu’à l’instar des météorologues, ils sont juste bons à prédire le temps qu’il fait en regardant par la fenêtre.

pouvoir-d-achat

Dans la série « Change pas de main, j’sens qu’ça vient », le nouveau leitmotiv à la mode est le pouvoir d’achat qu’il faut absolument libérer. Je ne savais même pas qu’il était retenu prisonnier, sinon je lui aurais apporté des oranges !

Jusqu’à présent, les choses étaient simples. Il suffisait d’augmenter les salaires, les prestations, les pensions, et hop, avec plus d’argent, on pouvait acheter plus.

Simple.

Trop simple.

Car horreur et damnation (vus avez lu, je me suis retenu d’écrire horreur et boule de bitte !!) en procédant de la sorte, on génère de l’inflation, l’inflation honnie qui fait peur aux rentiers qui nous dirigent.

(Pour info, il y a autant de rentiers aujourd’hui qu’il y en avait en 1914 ! Un siècle de progrès, donc)

L’inflation dévastatrice qui fait couler les monnaies et les jetons de présence et mène au pouvoir de petits moustachus hystériques qui détestent la cuisine polonaise et les grands moustachus anciens séminaristes géorgiens.

Vade retro Satanas & Diabolo !!

La deuxième chose qu’il est possible de faire est de baisser les impôts et les taxes.

Evident.

Trop évident.

Surtout pour des Etats qui se sont fait plumer par des escrocs qui leurs réclament maintenant d’être plus rigoureux dans leurs comptes publics et qui n’ont d’autre moyen que de saigner les pue-la-sueur qui ne peuvent pas s’expatrier.

Alors, que faire ??

Repasser, disent les uns, déréglementer disent les escrocs criminels contre l’Humanité qui veulent imposer leur dogme en détruisant l’Etat qui les a pourtant sauvés.

Et comme un serpent de mer qui reviendrait à la surface tous les 7 ou 8 ans, mettons à bas les huissiers les notaires, les avocats, les kinés, les taxis, parce que mon bon monsieur ; ce sont des sangsues, des accapareurs, des profiteurs à qui on devrait couper la tête si un maréchaliste démagogue et décoré n’avait pas supprimé le rasoir de monsieur Guillotin par simple visée électoraliste.

- Oui, osons le dire, ces professions s’engraissent sur le bon peuple qui trime honnêtement en profitant de passe-droit rétrograde …

- Et les 30% d’abattement supplémentaire pour les journalistes, on en parle ?

- Non ! On n’en parle pas, et j’ai horreur d’être coupé.

- Ah ! D’accord.

- Oui donc, mettons à bas ces professions aux prix prohibitifs e imposés qui volent le bon peuple de plus de 8 milliards d’euros. Vous vous rendez compte ??

- 8 milliards d’euros pour 65 millions d’habitants, ça fait … 123 euros par personne.

- Mais il va fermer sa gueule, celui-là ?

- Désolé !

- Où j’en étais, moi ? Ah, oui ! Nous allons donc ouvrir à la concurrence ces métiers qui sont devenus des rentes de confort, des corporations iniques. (et pas de commentaire !)

Tel est en substance le discours tenu par les chantres du libéralisme friedmannien et répété à l’envie par les présentateurs des journaux télés et radio, qui aiment à se faire appeler (sûrement pour les 30%) des journalistes !

Peut-être faudrait-il expliquer à ces canards « laquets », à ces suppôts (zitoires) des grands groupes auxquels ils appartiennent que les professions qu’ils dénoncent sont régies par l’Etat qui fixe leur fonctionnement corporatiste et leurs tarifs prohibitifs depuis des dizaines d’années, voir des siècles pour les notaires et les huissiers dont les documents qui sortent de leur officine ont force de loi.

Il ne tient donc qu’à l’Etat de faire baisser ces tarifs s’ils les jugent trop onéreux au risque d’avoir moins de rentrée fiscale. Mais ça, c’est une autre paire de manche, comme disait le pilote du vol MH370.

Oui, mais non ! Le but n’est pas de faire baisser les prix, mais bien de démanteler tout ce que représente un Etat souverain. Je vous parlerai d’ailleurs prochainement du futur accord transatlantique. Un rien choucard, je vous le promets !!

Imaginez un peu, un simple quidam ou une association de défense de son environnement peut aujourd’hui faire condamner une multinationale avec de simples constats d’huissiers assermentés. (Et 20 ans de procédure !!) Demain, si cette même association a les moyens de payer une entreprise privé pour constater le même délit et que, par chance, l’entreprise chargé du constat n’a pas de lien avec la multinationale que l’association attaque, quelle valeur aura le document devant un tribunal. Intérêts privés contre intérêts privés. A votre avis, quel sera le résultat ??

Et puis en cas de succession, quel testament, signé par quel officine sera valable ? Pour le péquin de base, pas de problème, mais pour les Pinault ou les Dassault, ou, rions un peu, pour les Bettencourt ? Je ne vous raconte pas l’augmentation des contentieux !! Il n’y a que les avocats qui seraient heureux. Je ne comprends plus pourquoi ils râlent aussi.

Quant aux soins, si les prix dépassent les tarifs de la sécurité sociale, ce sont les mutuelles qui sont censées rembourser. Jamais l’intégralité. Je vous laisse imaginer le prix de la cotisation annuelle !

A l’heure du tout sécuritaire, du passeport biométrique et de la carte d’identité infalsifiable, on chercherait à permettre l’établissement de document dont on pourrait douter de l’authenticité ? Je n’ose y croire ….

Or donc, continuons à détruire le tissu social du pays, à monter les uns contre les autres pour assouvir le grand dessein friedmannien de la société idéal. Je pense que ce type de société ne pourra durer au plus que 70 ans. Et encore, s’ils y arrivent complètement. Mais après tout, ce n’est qu’un avis personnel, que je ne partage qu’avec moi-même.

La semaine prochaine, je vous parlerai de mes propositions, tout à fait réalistes et surtout pleines de bon sens pour redonner des sous aux gens, en vrai !

 

Célafêtàquidondidonc ?

Aujourd'hui dimanche 24 août

C'est la Saint Barthélémy

Arrêtez de vous faire du mauvais sang !

17 août 2014

DEFLATION, PIEGE A CONS !!

Manipulation et foutage de gueule sont les deux mamelles des médias.

Piege-a-cons.jpgAprès le spectre de l’hyper inflation si on avait l’inconscience d’augmenter les salaires, voici venir le risque majeur de la déflation, mal terrible qui mettrait à bas la pauvre société française, incapable que sont ces incompétents du gouvernement de faire les « réformes structurelles indispensables » !!

- Déflation, quèsaco ? fait l’imbécile.

- Malheureux, répond le génial économiste, c’est quand les prix baissent, c’est une catastrophe.

- Quand les prix baissent ? Vous avez vu des prix baisser, vous ? Vous ne devez pas souvent faire vos courses !

- Les prix baissent, nos chiffrent sont formels. Le café, les vêtements, la nourriture, le pain …

- Le pain ?! Si vous connaissez une boulangerie qui a baissé ses prix, dites le moi, j’y cours ! Ce serait une première depuis quarante ans, se moqua l’imbécile.

- Mais vous ne vous rendez pas compte, répondit l’économiste outré. Si les prix baissent, les taux d’intérêts augmentent, les investissements baissent, ce qui entraîne une baisse des coûts de production et une diminution des salaires, des usines qui ferment et le chômage qui augmentent, d’où une baisse des prix et des gens qui n’achètent plus en attendant que les prix baissent encore ! C’est le cercle infernal ! D’ailleurs, si le PIB est à zéro, c’est à cause du secteur privé qui n’investit plus car il n’a pas confiance. Il faut que l’Etat s’engage à investir massivement dans l’économie pour la relancer.

- Mais, je croyais que vous les économistes du vrai libéralisme ultra vous vouliez le moins d’Etat possible, voir plus du tout car c’était justement du secteur privé que devait venir le salut ? Et puis si l’Etat investit, cela va entraîner une hausse de la dette, fit ingénument l’imbécile.

- Oui, mais là ce n’est pas pareil.

- Ah d’accord. Et concernant les taux d’intérêts qui augmentent, je croyais que le directeur de la BCE les avait baissés ?

- Oui, mais, non ! Ce n’est pas suffisant. S’il y a de la déflation, il y aura du chômage !

- Encore plus qu’aujourd’hui ? Les entreprises n’ont pas attendus pour baisser les salaires et licencier ?

- C’est pas pareil, c’était en prévision de la crise à venir, cette fois ci on est dedans.

- C’est plutôt vous qui nous mettez dedans, non ?

- Vous osez remettre en cause nos chiffres et notre expertise ?

- Déjà que je ne comprends rien !

- Ah : Vous voyez. Du coup, si les prix baissent, les gens vont attendre pour acheter que les prix baissent encore et c’est une catastrophe.

- Là je suis d’accord, je me vois tout à fait dire à ma femme, « non chérie, je ne vais pas faire les courses aujourd’hui, j’attends que les prix baissent encore ! »

- Je vois que vous commencez à comprendre.

- Mais il y a encore une chose avec laquelle j’ai du mal. Pour sauver votre économie, vous voulez baisser les pensions de retraites, les salaires des fonctionnaires, ça ne va pas faire de la déflation ?

- Mais non, c’est pour libérer l’économie ! Il faut tout privatiser, on vous le répète à longueur de journée, pour favoriser la concurrence et faire baisser les prix. C’est pour vous qu’on le fait.

- Faire baisser les prix, comme pour les téléphones portables et l’électricité ?.....

L’économiste en colère ne répondit pas à l’imbécile et s’en alla, ce qui mit fin prématurément à ce dialogue …..

 

Pour info :

Le Temps Genève

« Le 5 juin, la Banque centrale européenne (BCE) a sorti l’artillerie lourde. […] Elle a commencé par réduire son taux d’intérêt. C’était la mesure la plus attendue. De 0,25 %, il est passé pour la première fois à 0,15 %, son niveau le plus bas dans l’histoire de la monnaie unique. […] Elle est même allé plus loin en modifiant également le taux qui rémunère les placements des banques auprès de la banque centrale. Il a abaissé ce taux de dépôt à – 0,1 %, introduisant pour la première fois un taux négatif. L’idée ? Inciter les banques à utiliser leur argent au lieu de le confier à la BCE. Car le montant actuel de leurs dépôts est déjà supérieur au minimum requis par la réglementation. »

 

Oh ! Les méchants banquiers qui se faisaient du gras sur l'argent qu'on leur a donné ! C'est pas gentil !!

Les espagnols n'ont récupéré que 37 euros sur les 1300 par habitants qui ont été donné aux banques en 2009.(Source : Quotidien en ligne Publico)

Cherchez l'erreur ! Le chiffre n'est pas disponibe en France ....

 

Chiffres Insee cité par Le Monde

« Sur un an, l'indice des prix à la consommation a néanmoins augmenté de 0,5%, et de 0,4% hors tabac, a indiqué l'Insee, soit le plus bas niveau depuis novembre 2009. Il est resté le même qu'en juin, après avoir atteint 0,7% en avril et mai.

 

IMPACT DES SOLDES 

Selon l'Insee, la baisse de l'inflation de juillet résulte, pour l'essentiel, des variations de prix saisonnières. Les prix des produits manufacturés se sont ainsi repliés de 2,9% sur le mois en raison des soldes d'été, ceux de l'habillement et des chaussures chutant de 13,4%. Les prix des produits alimentaires frais ont reculé de 3,6%, « en lien avec une offre abondante d'articles de saison ».

 

A l'inverse, les prix des services ont augmenté de 1,1% avec le début des vacances d'été, marqués notamment par une hausse de 2,3% des tarifs des hôtels, cafés et restaurants et un bond de 14% de ceux du transport aérien.

 

Les prix de l'énergie ont augmenté de 0,1% du fait d'une légère hausse des produits pétroliers (+ 0,2%) imputable aux prix des carburants (+ 0,3%), tandis que ceux du fioul domestique ont baissé de 0,4%. »

 

Lettres ouvertes … ou bleues :

- Aux obsédés de la privatisation

 

Droit dans le mur de la désinformation.

3 août 2014

ECOLOGIE, CELA RIME AVEC QUOI DEJA ??!!

 Vous savez ce que je pense de l’écologie ? Enfin, surtout des écologistes, soyons plus précis. L’écologiste est à l’écologie ce que le morpion est à la couille, ce que le bouton d’acné est à l’adolescent tout juste pubère, ce que les juges sont à Pépito. Un truc chiant, collant, tellement inutile qu’on se demande pourquoi ça existe, dont on a un mal de chien à se débarrasser et qui revient systématiquement, même après qu’on lui ait éclaté la tronche entre deux ongles en deuil.

Oui, je sais, j’ai un peu tendance à m’emporter sur certains sujets. Mais après avoir fini cet article, je suis sûr que vous serez d’accord avec moi.

Figurez-vous que j’ai lu un truc qui m’a littéralement fait tomber les sourcils sous le nez. Imaginez ma réaction quand je me suis vu dans la glace ! Aussitôt, je fus pris d’une violente crampe dans le bras droit, mon poing gauche s’est fermé dans une crispation impossible à décoincer et frappait ma violemment ma poitrine à chaque fois que je terminais une phrase et je fus pris d’une envie irrépressible d’envahir la Pologne.

J’ai mis trois jours à m’en remettre.

Bref, comme disait le père de Charlemagne, ce fut un choc.

Après que mon ténia eut fini de digérer la nouvelle, il a perdu presque tout ses anneaux, le pauvre, après donc que tout le monde s’en fut remis et après les obsèques de ma femme, qui elle n’en est pas revenu, je me mis à réfléchir plus sereinement dans le calme et la solitude. Et non, je ne me réfugiais pas dans un bunker de Normandie pour le faire.

Cette salutaire période de calme, être veuf, ça a parfois du bon, permis de me remettre en mémoire certains événements pas si éloignés.

Nos amis écologistes qui aiment à quitter le douillet refuge des ministères pour ne rien faire dans le fol espoir agricole d’atteindre 10% aux Européennes, n’avaient-ils pas signés en 2008 ou 2009 un bout de papier où il était question d’augmenter le nombre de kilomètres d’autoroutes, de la fin programmée des centrales nucléaires dans 250 ans et de la taxe carbone qui rapporte deux fois, une fois au montage et une fois aux pneus brûlés, pour la société privée qui à eu l’audace, le courage et surtout le nez fin de signer un Partenariat Public Privé avec un Etat endetté qui ne cesse de s’endetter ? Si, hein ??!!

Mais ce que ces trous de balle qui s’intéressent autant au sort de la planète qu’un prêtre pédophile s’intéresse à son presbytère avaient oublié de nous dire, c’est que le texte en question contenait un appendice, un codicille, une astérisque, une connerie en somme, qui peut changer le moindre contrat en casse tête d’avocat pour choisir entre la dernière Ferrari ou la dernière Patek qu’il pourra s’offrir à la fin de la procédure qui viendra inévitablement un jour ou l’autre. « Euh, tout bien réfléchi, je vais prendre les deux ! »

Après une intro comme ac, vous vous dites sûrement que je vais fournir du lourd ? Accrochez-vous, la suite est choucarde.

Or donc, tout commence il y a quelques années dans la belle île de Sein. Riant rocher de 200 âmes « qui importe chaque année 420 000 litres de fioul, à un euro le litre, pour faire tourner trois groupes électrogènes. »

Un ingénieur du pays a souhaité, à l’instar de certaines villes du nord de l’Europe, atteindre une autonomie énergétique de bon aloi, propre à faire des économies. L’île étant venteuse, il s’est dit « bêtement » que des éoliennes pourraient résoudre le problème et produire 100% des besoins énergétiques des habitants. Intelligent, non ? Solution de bon sens, non ? Le conseil régional de Bretagne donna son accord et la commune lui emboîta le pas.

Solution de bon sens ?

Eh bien non ! EDF a refusé le projet. Et pourquoi me direz-vous ? EDF et Total, ce n’est pas la même maison, même si les jetons de présence sont les mêmes. De l’électricité, même produites par des éoliennes, ça intéresse EDF, non ?

Bah non, mon con !

(Excuse moi cette familiarité qui m’est si peu coutumière, cher(e)s lecteur(trice)s. Sois persuadé que je n’ai absolument rien contre toi. Déjà que j’ai peu de visiteurs, si en plus je me les mets à dos …)

Non, Proglio, l’obligé de Pépito, a, pour refuser cette bonne idée, sorti un arrêté ministériel du 23 avril 2008 qui « interdit que soit produit en France de l’électricité qui provienne à plus de 30% des énergies renouvelables »

Oui, oui. Vous avez bien lu. INTERDIT ! Elle n’est pas belle la vie ? Fessenheim a encore de beaux jours devant elle !

Et avez vous jamais entendu un écolo rigolo dénoncé cet arrêté à la mords moi le champignon atomique ?

Pour la petite histoire, EDF soudain prise d’une générosité sans borne (électrique) fit pour la première fois une donation de 25.000 euros à l’antenne local de la Société Nationale de Secours en Mer, pour faire accepter son projet 30% éoliennes – 70% fioul, qui rallia aussitôt les suffrages du maire de l’île de Sein. CQFD.

Cela ne valait-il pas la peine d’être un peu long !

Pour reprendre une expression maintenant célèbre : Droit dans le mur !!

Coût de vent sur Sein - Le Canard Enchaîné - 28 mai 2014

21 mai 2014

BOTTIN MONDAIN

Aujourd'hui, parlons d'un livre qui fait parler de lui et qui fait aussi beaucoup parler ceux qui l'ont lu !! Fait-il trembler ceux qui sont dedans ? Rien n'est moins sûr !

délit

Editions Max Milo - 19,90 euros

Un livre qui recense les condamnations de nos "Chers" édiles par noms et par régions. Même s'ils ne sont qu'une poignée, ils gangrènent le système et favorisent la montée des extrêmes. Mais il est temps de stigmatiser une catégorie de la population non pas du fait de sa religion mais de sa philosophie ; celle de s'en mettre plein les poches sur notre dos.

Je parle volontiers de ce livre pour deux raisons : D'abord, il a parfaitement sa place dans ce blog, mais surtout parce que j'ai rencontré un des auteurs, Philippe Pascot.

L'homme est jovial et très sympathique avec une tchatche étonnante. N'hésitez pas à aller le rencontrer s'il passe près de chez vous pour dédicacer son livre, vous ne le regretterez pas !

 

Et si vous trouvez que la liste est un peu courte, ne vous inquiétez pas, Philippe a encore 400 noms sous le coude pour son tome 2 qui doit sortir prochainement !!

Droit dans le mur, je vous dis !

11 mai 2014

NAZI UN JOUR, NAZI TOUJOURS ..... !!!

Jeudi 8 mai 2014, 22h20 sur i télé, Gérard Longuet est interrogé par le présentateur (j’insiste bien sur le terme de présentateur et non de journaliste) Olivier Galzi sur l’invitation de Poutine aux cérémonies du débarquement le 6 juin prochain. Après avoir répondu que c’était bien, il ajoute, allez savoir pourquoi :

« L’Union Soviétique est responsable de la seconde guerre mondiale en signant le pacte germano soviétique »

La bombe est lâchée et pourtant aucune réaction du présentateur. Mais il faudrait pour cela qu’à l’instar des yaourts, les médias développent une certaine culture !

Si ce n’est pas du révisionnisme, il faudra m’expliquer. Mais bien sûr, venant d’un ancien militant du G.U.D (ou d’Occident, je confonds toujours avec Alain Madelin) quoi d’étonnant !

Pauvre Longuet. ! Il doit être en pleine crise existentielle. Que faire alors que la Marine Nationale et de plus en plus socialiste est en passe d’arriver en tête aux Européennes, peut-être de remporter la prochaine élection présidentielle, pour essayer de s’accrocher au wagon sans se déporter trop sur son extrême droite ? Comment rappeler ses idéaux de jeunes étudiants qui aimait tant bastonner du Mao et du Trosko sans passer pour un opportuniste, lui qui s’est compromis avec Giscard, Balladur et Sarkozy ? Comment convaincre ses anciens frères de pensée qu’il n’a pas changé et comme Jospin au parti socialiste, lui aussi faisait de l’entrisme à l’UDF ?

En un mot, comment prouvez sa foi à ses nouveaux maîtres sans que cela ne se voit trop ? Simple, il remet au goût du jour une vieille antienne des dirigeants nazis en accusant le judéo bolchévisme d’avoir apporté malheur et désolation à l’Europe et être les seuls responsables des 50 millions de morts. Le gentil Adolf n’étant qu’une pauvre victime du méchant Staline !

Elle est pas belle la vie ?

…… Ah ! Mais que vois-je ? Que lis-je ? Quatre jours avant, le 4 mai, notre impétrant avait déjà fait des siennes ?

Le lapsus de Gérard Longuet sur RFI :«Nous, au Front national»

Un lapsus … Bien sûr ! C’est tellement évident !

Or donc, Gégé se lâche et appelle au secours pour être reconnu par la vraie droite, celle du cochon pas casher et de la société du travail obligatoire !!

Et personne ne relève !

Bon vote le 25 mai prochain …..

4 mai 2014

BIG BROTHER IS FUCKING YOU !!

 Entendu mardi dernier dans l’émission la tête au carré sur France inter. Une histoire édifiante bien que peu surprenante, mais qui démontre que la résistance commence à s’organiser.

Latac

 « Vendredi dernier lors de la conférence Théorizing the web à New-York, un rendez-vous consacré aux big data, la sociologue Janet Vertesi a offert à l’assemblée un drôle de récit. Elle a raconté comment pendant neuf mois elle a tenté de cacher sa grossesse au GAFA (Google, Facebook, Amazone, Apple), les quatre géants de la collecte de données sur internet. Un effort considérable et militant qui l’a amené à se comporter comme un vulgaire criminel.

 

Une personne enceinte c’est un joyau pour les publicitaires. Une personne lambda et ses données valent en moyenne 5 centimes alors que les données d’une femme enceinte peuvent atteindre les 1 euro. Le choix de la marque des couches à venir, les achats d’arrivée du bébé….

 

Pour que les marketteurs n’aient pas connaissance de sa grossesse, elle s’est assurée qu’il n’y ait aucune mention ou allusion à sa situation sur les réseaux sociaux y compris dans les messages privés. Pour ce faire elle a prévenu de vive voix sa famille et ses amis et elle leur a demandé de garder le secret, ensuite elle a effectué tous ses achats en liquide et bien sûr sans utiliser de carte de fidélité. Sur les sites de e-commerce, elle a créé de faux comptes liés à une adresse de livraison anonyme et a acheté tout en bons cadeaux offerts par des amis à ces faux comptes.

Pour naviguer sur internet et s’informer comme le font toutes les futures mamans sur des sites spécialisés, mais sans être traquée et être confondues par ses données de navigation, elle a utilisé le navigateur anonyme TOR, le logiciel qui rend intraçable.

 

Mais à force de faire tous ses achats en bons cadeaux sur Amazon, avec un navigateur intraçable et son compte anonyme, elle a reçu un petit mot d’Amazon, lui expliquant que son comportement était suspect et si elle continuait, Amazon allait dénoncer ses activités aux autorités. »

 

GAFA © Radio France - 2014 / Axel Villard-Faure – La tête au carré – France Inter – 29 avril 2014

 

Alors, modérons les propos du journaliste qui ne doit pas parler correctement l’anglais et a fortiori le lire, puisqu’en fait Amazon s’est inquiété du montant important d’une acquisition. Là, il faut dire merci à neuneu Boush et son Patriot Act !

 

« Quand son mari a essayé d’acheter une poussette de 500 dollars en bons cadeaux, elle a reçu une e-mail lui indiquant qu’Amazon avait une obligation légale de dénoncer aux autorités les transactions excessives. »

How One Woman Hid Her Pregnancy From Big Data

Mais, cela ne change pas le fond de l’affaire !

 

Souriez ! Vous êtes en prison !

27 avril 2014

POLITIQUEMENT INCORRECT !

C'est beau la politique !

Alors que la séparation de l'Eglise et de l'Etat fête ses 109 ans cette année, le premier ministre se rend à la canonisation de Pôpaul. Après avoir hurlé contre Fillon qui s'était rendu à la béatification, voilà le valseur qui va faire des ronds de jambes à la papouse !

Il ont bien trouvé quelques écrouelles miraculeusement guéries au travers d'une photo du pépère pour le mettre dans le canon de l'Eglise, mais le fond de l'affaire, c'est sans doute la participation du polonais à la chute de l'Empire du mal !!

Quel geste fort alors que le nouveau Tsar est à deux doigts d'envahir l'Ukraine et de déclencher une nouvelle guerre en Europe. Va-t-on mourir pour Sloviansk ? Je ne sais même pas où ça se trouve, et entre nous, je m'en courbouillonne la trompe d'eustache !

Mais c'est sûr qu'une bonne guerre, cela permettrait à notre économie moribonde de prendre un bon coup de fouet.

"Hein, pépère, il nous faudrait une bonne guerre ?!

- Quoi !! Ah oui, ça ferait pas de mal à ces feignants de jeunes qui veulent rien branler !"

Peut-être que l'onn arriverait enfin à vendre des Rafales ! A crédit, mais bon ce serait toujours ça.

Quoi de mieux qu'une guerre pour enfin montrer qu'on a des couilles ... même si ce n'est pas les siennes ...

Non, franchement, je suis sûr qu'un jour on remerciera Poutine de nous avoir fait sortir de la crise économique !

 

2 février 2014

SPECIALE DERNIERE !!!

PEOPLE

Après la découverte des escapades présidentielles, les ventes du casque photographié ont explosé. Tout le monde veut le même. Citons la phrase du célèbre philosophe du genre humain, Michel Audiard qui disait : « Les cons ça osent tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît ! »

Rappelons que c’est parce qu’il ramait dans les sondages que Hollande se tapa Gaillet !

POLITIQUE

Après une fin de premier trimestre difficile pour le petit Valls, qui a échoué à son examen de droit, le second commence en demi-teinte. Alors qu’il voit sa note baissé de 6 points en communication & média, son examen de rattrapage en droit s’annonce plutôt bien. En effet, après avoir révisé ses cours, il a compris qu’un huissier était tout aussi efficace et beaucoup plus discret pour apporter la preuve d’un délit.

 

SANTE

Alors que la Sécurité Sociale est en déficit de plus de 18 milliards d’euros, notamment du fait du taux de chômage élevé et d’entreprises qui ne payent pas leur URSSAF, la caisse a décidé d’attaquer le mal à la racine : Les malades.

La première étape est le non remboursement des soins pour les malades souffrant d’apnée du sommeil qui ne suivraient pas leur traitement de nuit.

L’idée a tellement plu qu’une seconde étape a déjà été franchie. Le non remboursement des frais d’ambulance pour les enfants handicapés hébergés dans des maisons spécialisées et qui profitaient jusque-là du plaisir de partager quelques week-ends avec leurs parents.

D’après certaines sources bien informées, la caisse souhaiterait généraliser cette méthode en supprimant définitivement tous les remboursements et en augmentant les cotisations de 300%.

Verra-t-on le fonds du trou ? Une question qui reste en suspend !

 

ECONOMIE

Malgré la mise en place de l’annualisation du temps de travail au travers des lois Aubry, annualisation qu’ils réclamaient depuis des années, les employeurs n’ont jamais cessé de critiquer cette loi. Ils récidivent avec la baisse de la fiscalité des entreprises qu’ils réclamaient depuis au moins aussi longtemps et que le président Hollande leur a concédées sans réelle contrepartie.

Y aurait-il une tendance à la critique systématique de la part du patronat français ? C’est la question que se pose la CGT qui se voit contester sur son propre terrain !

Affaire à suivre, donc !

 

SPORT

Les jeux olympiques deSotchi en Russie font déjà parler d’eux. La découverte de toilettes sans cloison de séparation fait scandale. Certains à Moscou s’étonnent d’une telle réaction. Rappelons que Vlad Poutine, le saigneur du pays est un ancien des services secrets soviétiques et qu’il craint des attentats terroristes pendant les jeux. Quoi de mieux pour surveiller d’éventuels athlètes qui auraient de mauvaises intentions. Rappelons que sous l’époque soviétique, l’agent chargé de votre survellance se cachait dans la cuvette.

L’œil de Moscou revient en force !

 

Sport encore : Le septuple champion du monde de formule 1, Michael Schumacher est dans un état critique après un accident de ski à 29 km/h.

Et dire qu'il y a encore des inconscients pour dire que la vitesse tue !

 

SOCIETE

Les extrémistes des trois religions monothéistes du bassin méditerranéen, que l’on croyait irrémédiablement fâchés à mort, ont trouvé un terrain d’entente inattendue.  La mise en place de cours au primaire pour lutter contre les stéréotypes Hommes-Femmes les ont vus se réconcilier dans leur lutte contre le pouvoir temporel.

L’abbé Adolf Bénito de la Grenouillère du Bénitier, de l’Eglise Notre-Dame du Chardonneray, a bien voulu nous répéter la pensée dominante de ses ouailles déboussolées.

-       «Mais alors, on ne pourra plus leur mettre de torgnolles à ces s***** »

Prochainement dans notre édition, une interview de la femme de Dieu, la grande Clémence, sur ce sujet.

 

Bonne semaine à toutes et à tous !

 

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