Comme l'or du même nom !

Où « Comment j'ai réchauffé un serpent dans mon sein pendant ma vie tout entière ! » dixit Francis Blanche.

Or donc, des militants de Greenpeace qui se promenaient tranquillement dans la mer de Barents dans le but saugrenu d'attirer l'attention du monde sur l'explotation du pétrole du pôle nord, ont été "Tarraisoné" (comme la si joliment dit la présentatrice du journal de 18h sur France Inter !!) pour piraterie et risquent de 10 à 15 ans de goulag.

Question attirer l'attention, c'est plutôt réussi. Pour la défense du pôle, on repassera comme disait le fer.

C'est marrant quand même ! A une époque pas si lointaine où Greenpeace était financé par le KGB pour dénoncer les vilains américains et français qui chiaient de l'atome à tout va, on ne les entendait pas grincer contre l'assèchement de la mer d'Aral ou les oléoducs soviets qui pissaient pas seulement dans des violons.

Puis, le vent de l'histoire ayant détourné les flux financiers après avoir cassé les murs, l'ONG s'est rachetée une virginité auprès de bailleurs de fonds moins emblématique.

Du coup, fière de cette nouvelle indépendance, ils ont voulu mordre la main qui les avaient nourri si longtemps en allant contester la volonté de teindre les ours blancs.
Bien mal leur en a pris !

On ne rigole pas avec super judoka, digne successeur de feu (à volonté) Félix Dzerjinski. 

Ah ! vous aimez le grand nord, les ours polaire et la glace qui fond dans la bouche, pas dans la main ?? Allez hop ! Mettez-moi tout ces beatniks en sibérie, ça leur fera les pieds gelés !

Et voyez comme l'histoire est mutine ! Les russes accusent aujourd'hui Greenpeace d'être financé par la CIA pour nuire aux intérêts russes ! Oarf ! Ouarf ! Parole d'expert ?

Il faut vraiment avoir l'esprit tordu d'un moujik des steppes pour penser un seule instant qu'une organisation non gouvernementale pourrait parfois servir des intérêts particuliers ......

J'ai dit une connerie là ??!!

Guerre froide au pôle nord ! Un titre digne de OSS 117 !

N'empêche, je trouve cette histoire vraiment drôle !

 

Francis Blanche : Le mot de billet

 

 

 Article Libération du 2 octobre 2013