Il est des histoires que l’on ne raconte pas aux enfants de peur que des cauchemars les envahissent lentement.

Il est des histoires que les adultes ne croient plus et pourtant le cauchemar a envahi la rue.

C’est l’histoire d’un p’tit gars qui a vu ses espoirs déçus et qui ne croit plus dans les trois vertus.

La Liberté a chue.

L’Egalité n’est plus.

La Fraternité fut.


Il est des histoires insensées que l’on n'ose raconter de peur de passer pour un dangereux illuminé.

C’est celle d’un petit nabot, un Napoléon au pied bot, obsédé par son ego.

Il était entouré de nains, montés dans le même train et qui se régalait d’un pouvoir dérisoire que leur conférait l’espoir.

Celui de satisfaire et de complaire à l’immense égo du petit nabot.

Pour lui plaire plus que de raison, ils assassinèrent avec déraison les fondements même de la Nation.

Il est des histoires qui finissent au placard de peur que les adultes en comprennent la chute.

Il fut décidé par ces hauts placés de mettre fin de manière illimitée à une rengaine républicaine que l’on appelait Solidarité.

Les vieux devraient travailler, les malades devraient agoniser et les salariés s’exténuer.

Tout ce beau monde unitaire n’avait plus qu’à se taire pour ne pas offenser les visées mégalo du petit nabot.

Cet Etat délétère amena ruine et désolation, mais les esprits sévères n’y virent que la confirmation des réformes nécessaires à une bonne gestion.

Un jour une foule révoltée, marcha sur l’Elysée pour allez déloger l’histrion qui se prenait pour Napoléon.

Nul ne sut jamais ce qu’ils sont devenus car l’armée envahie la rue et les gens comprirent que c’était foutu.

Petits enfants, vous pouvez pleurer, cette histoire est terminée.

C’est celle de vos parents qui ont laissé faire, sans se rendre compte d’aucune manière à quel point ils étaient inconscients.

Il est des histoires que l’on ne raconte pas aux enfants de peur que les cauchemars les envahissent lentement...

 

 

Tout droits réservés – 31 juillet 2008 – Fix-droit-dans-le-mur