Pour les ceusses qui n’ont pas vu le judicieux documentaire de William Karel intitulé « Looking for Sarkozy » diffusé sur Arte le 21 décembre dernier (je sais, je suis un peu long à la détente) je leur propose quelques morceaux choisis de commentaires des journalistes étrangers en poste à Paris interrogés sur la présidence du p’tit pot !!

Je me suis permis de les classer pour les rendre plus compréhensibles, le documentaire étant agrémenté d’image d’archives.

Vous remarquerez que les commentaires rejoignent peu ou prou le fond de mes articles depuis 5 ans. Sans fausse modestie !!!

Vous remarquerez également que certains commentaires sont positifs. Ce qui donne plus de poids aux autres …..

Le documentaire commence par des images du p’tit faitout en train de faire du poney en Camargue lors de la campagne de 2007, suivi d’une nuée de journalistes en charrette. Journalistes dont l’éthique professionnelle bien connue leur permet d’entonner avec ferveur une parodie de la chanson du générique de Zorro à la gloire du Sha ke qi :

Un cavalier qui surgit hors de la nuit,

Court vers l’aventure au galop.

Son nom il le signe à la pointe de l’épée

D’un S qui veut dire Sarko !!!!!

Etonnish, nein !!

Vient ensuite les commentaires de ces correspondants étrangers sur le règne de notre poupée gourou préférée.

Il y a des perles, mais je vous laisse les trouver tout(es) seul(e)s !!

Bonne lecture !!.....

EXTRAITS

1. L’arrivée au pouvoir

Steven Erlanger – The New York Times – USA


«Il est arrivé au pouvoir après une période digne de Brejnev. Les années Chirac étaient mortelles.»

Sophie Pedder – The Economist – Grande Bretagne


« C’était quelqu’un de très intéressant, différent. Il avait un discours moderne, très différent de la langue de bois des autres hommes politiques. »

Vadim Gusker – NTV – Russie


« Pour les russes, Sarkozy c’était un pur atlantiste, américaniste. Ça faisait peur aux russes. Comment allait-on gérer les affaires avec la France. Il y avait un énorme concert à la place de la Concorde, et qui chantait la Marseillaise ? C’était Mireille Mathieu. La plus grande amie du peuple russe qui est omniprésente chez nous. Je me rappelle un commentaire dans un journal qui disait : “ Mireille Mathieu est à côté de Sarkozy. Nos affaires ne vont pas si mal !”


2. L’exercice du pouvoir

John Lichfield – The Independant – Grande Bretagne

« Un de ses ministres m’a présenté Sarkozy. Nous avons parlé 5 minutes. J’ai eu l’impression de parler à un gamin de 10 ans.»

«Après son élection, j’étais au sommet de Bruxelles. Il n’en revenait pas d’être là. Il donnait l’impression de manquer de confiance en lui. J’ai commencé à avoir des doutes sur cette sorte de docteur Jekill et Mister Hyde.»

«Ses idées n’étaient pas très claires. Je me souviens d’en avoir parlé avec un important conseiller de Tony Blair. Blair avait rencontré Sarkozy. Il avait trouvé que ses idées étaient confuses et mal construites. »

Stefan Simons – Der Spiegel – Allemagne

« Il n’avait pas compris ce que voulait dire “ Président ” avec Bolloré, le yacht, les lunettes, le bling-bling, les Rolex, la fête au Fouquet’s »


3. Le discours de Dakar – 26 juillet 2007

L’homme africain qui n’est pas assez entré dans l’histoire.

John Lichfield – The Independant – Grande Bretagne

« Une fois élu, Sarkozy a donné l’impression qu’il prenait des initiatives mais dans le désordre, sans aucune cohérence. »

Charles Bremner – The Times – Grande Bretagne

« Sarkozy ne formule pas de grands principes philosophiques. Il dit des choses un peu comme des slogans »

Stefan Simons – Der Spiegel – Allemagne

« Je ne pense pas que Sarkozy ait une vision de la France ou de l’histoire. Je crois qu’il réagit au jour le jour. »

Marie-Roger Biloa – Africa International

« Je lui ai demandé : “ Vous avez dit que la France n’a économiquement pas besoin de l’Afrique. Est-ce que vous maintenez ces propos ? ” Il a dit : “ Mais c’est la vérité. L’Afrique ne représente pas grand-chose dans le commerce international. L’Afrique ne représente rien. “


4. Le discours de Latran – 20 décembre 2007

Le curé mieux que l’instituteur

Stefan Simons – Der Spiegel – Allemagne

« Il n’a pas de conviction, il travaille sur des groupements de voix qu’il peut rassembler derrière lui. »

Alberto Romagnoli – Rai – Italie

« Il est arrivé en retard. Pour être sincère, c’était une première rupture. Ça ne s’est jamais vu. »

John Lichfield – The Independant – Grande Bretagne

« Au vatican, il envoyait des messages de son portable pendant le discours du pape. Il n’a jamais pris sa fonction au sérieux.

Il s’est cru plus important que sa fonction de président de la République. »


5. Les dérapages

Stephan Merseburger – ZDF – Allemagne

« Il a quand même désacralisé la fonction de président à travers les mots. On avait jamais entendu un président de la République dire “ pauv’ con ! “ »

Stefan Simons – Der Spiegel – Allemagne

« Il est comme ça. Il ne se contrôle pas et parfois pète les plombs. »

Charles Bremner – The Times – Grande Bretagne

« Les gens ont vite compris que Sarkozy n’était pas l’un des leurs. Il voulait se présenter comme un homme du peuple. Il ne l’est pas. »


6. Carla

Charles Bremner – The Times – Grande Bretagne

« On a tous relevé le fait que c’était un peu bizarre qu’un homme qui était laissé par sa femme au mois d’octobre trouve une nouvelle fiancée au mois de novembre.

A l’époque on se posait des questions sur la stabilité d’un homme qui se comporte comme cela. Adolescent attardé, je ne sais pas, mais peut-être le comportement d’un homme qui n’est pas, peut-être, extrêmement sûr de lui-même. »

Alberto Toscano – Panorama – Italie

« C’est le règne de l’information spectacle. Toute l’information est spectacle. Et de notre point de vue de journalistes, on participe à ce spectacle. »

Charles Bremner – The Times – Grande Bretagne

« Sarkozy voulait faire encore mieux, c’est-à-dire employer une équipe qui écrit le scénario, tout le temps comme on fait des “ story telling “ comme on dit en anglais. Il a réussi au début, mais les choses se sont gâtées. Il n’était plus maître du scénario.

Je crois que c’est à partir de sa célèbre conférence de presse où il a annoncé qu’ “ avec Carla c’est du sérieux “, on a pensé que c’était un peu enfantin de se comporter comme ça. A partir de ce moment-là, on lui donnait moins de crédit pour sa grande production cinématographique. »


7. Communication et médias

Joëlle Meskens – Le Soir – Belgique

« Tous les codes de la communication sont derrière cela. Il y a une image que l’on veut donner. Tout cela est verrouillé et donne l’apparence d’une simplicité tout en étant extrêmement codifié. »

Alberto Romagnoli – Rai – Italie

« Il y a un contrôle direct ou indirect sur la télé. Sarkozy peut nommer le président de la télévision publique et il est très proche du propriétaire de TF1. »

John Lichfield – The Independant – Grande Bretagne

« Que Sarkozy puisse utiliser ses liens avec ses amis riches pour influencer les médias qu’ils possèdent, c’est fou ! Ce serait impossible dans n’importe quel pays. Mais en France, cela semble presque normal ! »

Octavi Marti – El Pais – Espagne

«Les journalistes français sont trop proches du pouvoir. Ils connaissent trop les gens au pouvoir.»

Steven Erlanger – The New York Times – USA

« Je suis fasciné quand Sarkozy est face à un présentateur de télévision. Je suis gêné quand je les regarde. Tant de déférence envers lui …. »

Stephan Merseburger – ZDF – Allemagne

« Pour être dans les médias, pour avoir une bonne image pour une journée, il est capable de dire n’importe quoi.

Il a essayé de réagir à tous les faits divers pendant 4 ans et je dirai même que le teckel écrasé dans un bled de province, il y va et il dit que plus jamais ça devrait se passer. »

Vadim Glusker – NTV Russie

« Quand il y a de gros déplacements de Sarkozy, il n’y a qu’une seule caméra qui le filme. Ça c’est quand même hallucinant. Cela n’existe qu’en France. »


8. Les médias étrangers

John Lichfield – The Independant – Grande Bretagne

« La presse étrangère ne l’intéresse pas du tout. Pas parce qu’il a peur de nous mais qu’il n’y gagne rien et risque d’être piégé.

Aucun correspondant étranger n’a pu interviewer le président. »

Steven Erlanger – The New York Times – USA

« Il ne les aime pas. Il les voit comme un danger pour lui. »

Christian Fraser – BBC – Grande Bretagne

« Nous savons tous qu’il appelle les correspondants étrangers quand il n’a pas aimé ce qu’ils ont écrit ou dit. »


9. Politique internationale

Stefan Simons – Der Spiegel – Allemagne

« Sa réaction était bonne et son sens de la réaction aussi. (A propos de la Georgie)

Mais cela reste un des rares moments de sa présidence où il était à la hauteur de la tâche. »

John Lichfield – The Independant – Grande Bretagne

« Sa présidence de l’Europe en 2008 a été une réussite. »


10. Le pouvoir

Jean-Philippe Schaller – TSR – Suisse

« Il n’a pas beaucoup d’estime pour les gens qui l’entoure. Je pense même qu’il les méprise profondément. Il les utilise. Le jour où il s’aperçoit qu’ils le desservent plus qu’ils ne le servent, il les jette.

L’Elysée fonctionne comme fonctionnait une cour royale. Il y a peu de différence. C’est un roi élu ! »

Charles Bremner – The Times – Grande Bretagne

« La France a, comme vous le savez, une République monarchique. L’Angleterre a une Monarchie parlementaire. Des 2 pays la question ne se pose pas de savoir qui a la monarchie la plus absolue : C’est la France ! »

John Lichfield – The Independant – Grande Bretagne

« Le pouvoir d’une certaine classe d’élites, de privilégiés est encore plus fort en France plus de 200 ans après la révolution qu’en Grande Bretagne où nous avons gardé notre monarchie. »

Charles Bremner – The Times – Grande Bretagne

« En France, il n’y a aucun contre pouvoir. Le parlement est faible. La justice dépend de la présidence. »

11. L’E.P.A.D.

Zheng Ruolin – Wen Hui Bao – Chine


« Une télévision chinoise m’a appelé pour me demander si c’était vrai, si ce n’était pas un coup tordu de l’opposition. »

Sophie Pedder – The Economiste – Grande Bretagne

« Comment un président ne peut pas comprendre à quel point cela peut-être perçu comme une espèce de népotisme de laisser son fils aller à cette nomination. »

Stephan Merseburger – ZDF – Allemagne

« On est dans une cour où tout le monde dit oui. Même si on sent qu’on fonce dans le mur. »


12. Réformes

Steven Erlanger – The New York Times – USA

« Il semble insuffisamment sensible aux subtilités de la vie politique française. »

« J’ai l’impression qu’il est plus doué en paroles qu’en actes. »

« Certains diront qu’il a été inconstant ou inconsistant et c’est vrai. »

Stefan Simons – Der Spiegel – Allemagne

« En fait, tout ce qu’il a fait, c’est gérer la France au jour le jour. »

John Lichfield – The Independant – Grande Bretagne

« C’est quelqu’un dont les idées partent dans tous les sens et varient en fonction des événements du jour. »


13. Europe

John Lichfield – The Independant – Grande Bretagne

«Sarkozy a été bien plus rapide à saisir l’importance d’une action européenne sur la récession et la crise grecque, alors que Merkel traînait des pieds. »

Stefan Simons – Der Spiegel – Allemagne

« Son mari (à Angéla Merkel) pour bien lui expliquer la personnalité du président français lui a fait voir un film français. Pour bien lui expliquer la personne qu’elle avait en face d’elle. Et c’était un film avec Louis de Funès ! »

Steven Erlanger – The New York Times – USA

«Je n’ai jamais rencontré un homme d’Etat aussi agité que Sarkozy.

En vérité c’est sa prudence (à Merkel) qui le rend fou. Les allemands disent de Merkel qu’elle roule en pneu neige même en été. Et elle, c’est son manque de planification (à Sarkozy) qui la rend folle. »


14. Obama

John Lichfield – The Independant – Grande Bretagne

« Il était jaloux d’Obama parce qu’il est arrivé peu de temps après lui alors qu’on s’enthousiasmait encore pour Sarkozy. Soudain, Obama devenait bien plus intéressant. L’arrivée d’Obama lui a fait de l’ombre. »


15. Les autres dirigeants

Angela Charlton – APTN – USA

« Sarkozy aime bien les effets d’annonce. Même si, sur le fond, ce n’est pas lui qui a pris les décisions ou ce n’est pas vraiment lui qui a géré la situation. Mais c’est lui qui annonce. Bien sûr, cela gêne souvent les autres chefs d’Etat. »


16. L’immigration – Le Front National

Discours de Grenoble – 30 juillet 2010

Steven Erlanger – The New York Times – USA

« La première fois qu’il a rencontré Obama, il lui a dit : “ Incroyable que quelqu’un qui s’appelle Sarkozy soit le président de la France ! “

Et je pense qu’il ressent cela. On aurait aimé que ça le rende plus compréhensif à l’égard des autres immigrés et de tout ceux qui ne sont pas facilement acceptés ici.

Mais c’est un lien qu’il est incapable de faire. »

Christian Fraser – BBC – Grande Bretagne

« On a retrouvé le Sarkozy “tête brûlée“ l’été dernier avec l’expulsion des roms. »

Steven Erlanger – The New York Times – USA

C’était “dégueulasse“ (en français dans le texte). C’était bassement politique et sincèrement une mesure plutôt cynique. »

Stephan Merseburger – ZDF – Allemagne

« On a trouvé ça plutôt pitoyable. »

Stefan Simons – Der Spiegel – Allemagne

« Je trouvais que c’était particulièrement ignoble parce qu’il s’est limité sur une cible facile pour mobiliser l’émotion. »

John Lichfield – The Independant – Grande Bretagne

« Cette fois-ci ils voulaient en faire un argument politique. Ils se sont dit : “Il faut faire ça devant les caméras de télévision et montrer ces images à la télé tous les soirs. C’était politique, pas un problème d’immigration. Rien à voir avec les roms. »

Joëlle Meskens – Le Soir – Belgique

« Il y a une espèce de rapprochement qui se fait dans les deux sens et cette alliance (UMP – FN) deviendrait pas totalement inimaginable pour la droite.

C’est une perspective que l’on ne peut plus écarter et qui est terrifiante. »

Stefan Simons – Der Spiegel – Allemagne

« Quand vous voyez le discours de droite de Sarkozy, plus besoin de faire une alliance parce qu’il occupe déjà le terrain du FN. »


17. Popularité

Jean-Philippe Schaller – TSR – Suisse

« Ça sent un peu la curée, quand même. Les médias ont pris un peu l’option défaite de Sarkozy en 2012. La presse est beaucoup plus critique. »

Stefan Simons – Der Spiegel – Allemagne

« Aujourd’hui, quand il sort dans la “France profonde“ pour reprendre contact, on a l’impression de se trouver dans l’image des “villages Potemkine“ où on dresse une image, que ce soit en Alsace ou en Bretagne, tous les détracteurs sont mis hors des villages, tout est bien contrôlé, il rencontre pratiquement qu’une claque UMP et il en ressort de là en disant que tout le monde est derrière moi. »

Octavi Marti – El Pais – Espagne

« Il faut lui éviter qu’il soit avec des pancartes. C’est un peu comme l’impératrice Catherine de Russie. On lui montre un monde idéal et il est toujours à l’aise comme ça. »


18. Le printemps arabe

John Lichfield – The Independant – Grande Bretagne


« Michèle Alliot-Marie a fini par symboliser la stupidité et la lenteur de la réaction de la France. »

Christian Fraser – BBC – Grande Bretagne


« J’étais au sommet de l’OTAN à une réunion sur l’intervention en Libye et soudain la France a dit qu’elle reconnaissait le CNT de Benghazi. Il a prise la décision unilatérale de le faire. Il a pris cette décision seule et très rapidement en imposant un ordre du jour. »

« La Libye l’a beaucoup aidé. Ça été un grand succès en politique étrangère. Après ça, sa côte de popularité a un peu remonté. »


19. « J’ai changé !! »

Steven Erlanger – The New York Times – USA

« Là, à mon avis, les conseils de Carla l’ont aidé. Elle lui a déconseillé de faire un certain nombre de choses qu’il faisait avant.

Il s’habillait toujours comme un chauffeur de limousine. »

Octavi Marti – El Pais – Espagne

« C’était quelqu’un qui disait qu’il fallait en finir avec “la Princesse de Clèves“ et maintenant il veut que tout le monde passe ses soirées à regarder “Ordet“ de Dryer. »

Steven Erlanger – The New York Times – USA

« Je ne crois pas que ce soit entièrement inventé. Comme d’habitude il en fait trop. Il en parle trop. Il en parle avec trop d’enthousiasme. »

Stefan Simons – Der Spiegel – Allemagne

« Le beaujolais nouveau, c’est comme le Sarkozy nouveau. Ça n’a pas tenu longtemps. C’est encore un geste. »


20. Gulia

Stephan Merseburger – ZDF – Allemagne

« Il y a un vrai travail d’images dans lequel joue l’enfant. C’est absolument clair que cela va être instrumentalisé à fond pour la campagne pour le rendre plus humain, pour le rendre plus apaisé, pour le rendre responsable, plus proche des français, père de famille. »

Vadim Glusker – NTV Russie

« Lui, il surjoue. C’est ça le problème de Sarkozy. »


21. La nouvelle campagne électorale

Jean-Philippe Schaller – TSR – Suisse

« Comme candidat, comme bateleur de foire, comme homme en campagne, il va être excellent. Il le sait. »

Stefan Simons – Der Spiegel – Allemagne

« Sarkozy, c’est quand même une bête politique et dans la lutte, dans la campagne, c’est là qu’il a ses meilleurs réflexes. »

John Lichfield – The Independant – Grande Bretagne

« Il n’est pas bon au pouvoir mais il sait le conquérir. »


22. Bilan

Stefan Simons – Der Spiegel – Allemagne

« On lui a demandé : “Est-ce que jusque là vous avez fait une erreur ?“

Et Sarkozy est resté bouche bée, car bien sûr, dans sa propre vision de son exercice du pouvoir il a fait un sans faute. Il n’avait même pas pensé au fait qu’on pouvait lui poser la question. »

John Lichfield – The Independant – Grande Bretagne

« Sarkozy n’a jamais rien contrôlé. Ni son propre rôle, ni ses idées qui changeaient tout le temps. Si on revient sur les idées qu’il a lancées, il a été extrêmement libéral pour la diminution du rôle de l’Etat, pour la réforme du système des retraites.

Il voulait mener une politique indépendante de l’idée de croissance et d’un gain matériel constant. En même temps, il voulait chercher la croissance avec "les dents" pour tous les français. Il est difficile de trouver un programme cohérent imposé par Sarkozy. »

Jean-Philippe Schaller – TSR – Suisse

« Les 5 années de Nicolas Sarkozy, de ce point de vue là, auront été une catastrophe ? C’est-à-dire que la parole politique a été totalement décrédibilisée pendant ces 5 ans.

Il a tué le job de président. »


23. Conclusion

Octavi Marti – El Pais – Espagne

« Ce qui va rester de lui, c’est tout juste les affichages et derrières les affiches il n’y a rien. L’image de Sarkozy, c’est un gros rien, avec une énorme affiche.

John Lichfield – The Independant – Grande Bretagne

« Peut-être que Sarkozy restera le destructeur de la Ve République. »

le petit pere des people


Pour aller plus loin :

- La "machine à raconter" sarkozyste - Entretien avec Christian Salmon

- Site Arte : Looking for Nicolas Sarkozy

- Dreyer

- Ordet

- Village Potemkine