Ou plutôt soûlé d’entendre autant de conneries à longueur de journée ! La tête me tourne et j’ai envie de gerber. C’est bien le signe d’une cuite carabiné, non ?

Ça a d’abord commencé avec le chroniqueur de l’économie ultra libéralisée et complètement décomplexée de France Inter, jeudi matin à 7h15 qui s’étonnait qu’aucun « économiste » ne soit au Panthéon ! J’en ai failli avaler mon café matinal de travers. Heureusement que je bois du thé !

Du coup, il estimait qu’il était nécessaire de « panthéoniser » ces maîtres à décérébrer, voir, pourquoi pas après tout, des chefs d’entreprises comme des constructeurs automobiles ou des fondateurs de banques.

C’est vrai ça, des patrons collabos et des banques nationalisées en 1945 pour collaboration économique, ça jetterait à côté de Jean Moulin et de Jean Zay !

Faudrait-il lui rappeler le rôle joué par les « acteurs économiques » dans l’accession au pouvoir du petit moustachu excité et de la seconde guerre mondiale ? Et je ne vous parlerais pas de Bayer et d’IBM pour éviter les polémiques (Victor !)

Vous comprenez pourquoi j’étais bien chaud, déjà !

 

Mais là-dessus, et par un hasard qui n’en fut pas un, la preuve, je regardais C dans l’air qui parlait de « Podemos » en Espagne. A un moment, le ci-devant Calvi (ex Calvitie devant), s’interroge d’un air affolé sur le programme « gauchiste » de ce mouvement qui promet de « donner de l’argent aux pauvres » (cherchez le gros mot !!) ce qui entraînera donc une augmentation des déficits !! Texto !

Horreur et boules de bittes ! Heureusement un de ses invités le rassure en lui expliqua que cela n’arrivera pas, même Syriza en Grèce est obligé de revenir sur ses promesses de campagnes. Ouf !!

Vous n’imaginez même pas à quel point l’animateur fut soulagé de cette réponse !

Sans aucune espèce de réflexion sur le fait que les peuples n’ont effectivement plus aucun pouvoir, celui-ci étant aux mains des financiers et des agences de notations !!

Pensée unique, quand tu nous tiens …

 

Ceci étant d’autant plus drôle que dans Courrier International 1282 du 28 mai, on pouvait lire :

« 15 dollars de l’heure : c’est le nouveau salaire horaire minimal de la ville de Los Angeles. Il passera de 9 à 15 dollars progressivement de juillet 2016 à 2020. “La capitale californienne devient ainsi la plus grande ville américaine à avoir atteint en l’espace de quelques années un objectif qui paraissait au départ trop ambitieux”, écrit le Washington Post. Les villes de Washington et New York envisagent également de rehausser le salaire horaire minimal. Il est actuellement de 8,75 dollars de l’heure dans la Grosse Pomme. »

Près de 70% d’augmentation du salaire minimum. Un rêve de bolchévique, devenu réalité dans le pays du capitalisme sauvage ! D’autant que Wal-Mart, la chaîne de magasin américain qui a passé des années à empêcher la constitution de syndicats et exploité ses employés, s’est, lui aussi, engager sur la voie de la revalorisation de ses salaires horaires.

En même temps, vu que l’économie mise tous ces pions sur la consommation, il arrive un moment où il faut bien redonner de l’argent aux gens pour qu’ils achètent des produits si l’on veut éviter que le modèle ne finisse par s’écrouler !

Certains en France et en Europe devraient y réfléchir, s’ils y arrivent encore !

Cf article Libérons le pouvoir d’achat - 24 aout 2014

 

Enfin, je vous ai gardé le meilleur pour la fin.

Ce graphique montre le gâchis du torchage, 

C’est une pratique qui consiste à brûler les rejets de gaz des exploitations pétrolières ou gazières : 140 milliards de mètres cubes sont brûlés chaque année, soit 20 % de la consommation des Etats-Unis  et un tiers de la consommation de l’Union européenne. Ah ! Quand même !

Et que disent les écolos là-dessus ? …. Rien ? Ah si, il faut supprimer les sales bagnoles qui polluent ! Cf Ce n'est pas moi qui le dit - 18 sept 2011

Torchères

Source : Courrier international n°1281 du 21 mai 2015

 

Ça se passe de commentaire, non ?

Quand je vous disais que j’étais torché !