Manipulation et foutage de gueule sont les deux mamelles des médias.

Piege-a-cons.jpgAprès le spectre de l’hyper inflation si on avait l’inconscience d’augmenter les salaires, voici venir le risque majeur de la déflation, mal terrible qui mettrait à bas la pauvre société française, incapable que sont ces incompétents du gouvernement de faire les « réformes structurelles indispensables » !!

- Déflation, quèsaco ? fait l’imbécile.

- Malheureux, répond le génial économiste, c’est quand les prix baissent, c’est une catastrophe.

- Quand les prix baissent ? Vous avez vu des prix baisser, vous ? Vous ne devez pas souvent faire vos courses !

- Les prix baissent, nos chiffrent sont formels. Le café, les vêtements, la nourriture, le pain …

- Le pain ?! Si vous connaissez une boulangerie qui a baissé ses prix, dites le moi, j’y cours ! Ce serait une première depuis quarante ans, se moqua l’imbécile.

- Mais vous ne vous rendez pas compte, répondit l’économiste outré. Si les prix baissent, les taux d’intérêts augmentent, les investissements baissent, ce qui entraîne une baisse des coûts de production et une diminution des salaires, des usines qui ferment et le chômage qui augmentent, d’où une baisse des prix et des gens qui n’achètent plus en attendant que les prix baissent encore ! C’est le cercle infernal ! D’ailleurs, si le PIB est à zéro, c’est à cause du secteur privé qui n’investit plus car il n’a pas confiance. Il faut que l’Etat s’engage à investir massivement dans l’économie pour la relancer.

- Mais, je croyais que vous les économistes du vrai libéralisme ultra vous vouliez le moins d’Etat possible, voir plus du tout car c’était justement du secteur privé que devait venir le salut ? Et puis si l’Etat investit, cela va entraîner une hausse de la dette, fit ingénument l’imbécile.

- Oui, mais là ce n’est pas pareil.

- Ah d’accord. Et concernant les taux d’intérêts qui augmentent, je croyais que le directeur de la BCE les avait baissés ?

- Oui, mais, non ! Ce n’est pas suffisant. S’il y a de la déflation, il y aura du chômage !

- Encore plus qu’aujourd’hui ? Les entreprises n’ont pas attendus pour baisser les salaires et licencier ?

- C’est pas pareil, c’était en prévision de la crise à venir, cette fois ci on est dedans.

- C’est plutôt vous qui nous mettez dedans, non ?

- Vous osez remettre en cause nos chiffres et notre expertise ?

- Déjà que je ne comprends rien !

- Ah : Vous voyez. Du coup, si les prix baissent, les gens vont attendre pour acheter que les prix baissent encore et c’est une catastrophe.

- Là je suis d’accord, je me vois tout à fait dire à ma femme, « non chérie, je ne vais pas faire les courses aujourd’hui, j’attends que les prix baissent encore ! »

- Je vois que vous commencez à comprendre.

- Mais il y a encore une chose avec laquelle j’ai du mal. Pour sauver votre économie, vous voulez baisser les pensions de retraites, les salaires des fonctionnaires, ça ne va pas faire de la déflation ?

- Mais non, c’est pour libérer l’économie ! Il faut tout privatiser, on vous le répète à longueur de journée, pour favoriser la concurrence et faire baisser les prix. C’est pour vous qu’on le fait.

- Faire baisser les prix, comme pour les téléphones portables et l’électricité ?.....

L’économiste en colère ne répondit pas à l’imbécile et s’en alla, ce qui mit fin prématurément à ce dialogue …..

 

Pour info :

Le Temps Genève

« Le 5 juin, la Banque centrale européenne (BCE) a sorti l’artillerie lourde. […] Elle a commencé par réduire son taux d’intérêt. C’était la mesure la plus attendue. De 0,25 %, il est passé pour la première fois à 0,15 %, son niveau le plus bas dans l’histoire de la monnaie unique. […] Elle est même allé plus loin en modifiant également le taux qui rémunère les placements des banques auprès de la banque centrale. Il a abaissé ce taux de dépôt à – 0,1 %, introduisant pour la première fois un taux négatif. L’idée ? Inciter les banques à utiliser leur argent au lieu de le confier à la BCE. Car le montant actuel de leurs dépôts est déjà supérieur au minimum requis par la réglementation. »

 

Oh ! Les méchants banquiers qui se faisaient du gras sur l'argent qu'on leur a donné ! C'est pas gentil !!

Les espagnols n'ont récupéré que 37 euros sur les 1300 par habitants qui ont été donné aux banques en 2009.(Source : Quotidien en ligne Publico)

Cherchez l'erreur ! Le chiffre n'est pas disponibe en France ....

 

Chiffres Insee cité par Le Monde

« Sur un an, l'indice des prix à la consommation a néanmoins augmenté de 0,5%, et de 0,4% hors tabac, a indiqué l'Insee, soit le plus bas niveau depuis novembre 2009. Il est resté le même qu'en juin, après avoir atteint 0,7% en avril et mai.

 

IMPACT DES SOLDES 

Selon l'Insee, la baisse de l'inflation de juillet résulte, pour l'essentiel, des variations de prix saisonnières. Les prix des produits manufacturés se sont ainsi repliés de 2,9% sur le mois en raison des soldes d'été, ceux de l'habillement et des chaussures chutant de 13,4%. Les prix des produits alimentaires frais ont reculé de 3,6%, « en lien avec une offre abondante d'articles de saison ».

 

A l'inverse, les prix des services ont augmenté de 1,1% avec le début des vacances d'été, marqués notamment par une hausse de 2,3% des tarifs des hôtels, cafés et restaurants et un bond de 14% de ceux du transport aérien.

 

Les prix de l'énergie ont augmenté de 0,1% du fait d'une légère hausse des produits pétroliers (+ 0,2%) imputable aux prix des carburants (+ 0,3%), tandis que ceux du fioul domestique ont baissé de 0,4%. »

 

Lettres ouvertes … ou bleues :

- Aux obsédés de la privatisation

 

Droit dans le mur de la désinformation.