Nos anciens, mort à Fourmies le premier mai 1891 pour avoir osé réclamer la journée de 8 heures, doivent se retourner dans leurs tombes.
Ils savent aujourd'hui qu'ils sont morts en vain !


Non seulement tout le monde les a oublié, mais en plus on viole leur mémoire en nous vendant à des prix prohibitifs le symbole de leur revendication et de leur rassemblement : le muguet.

30 centimes à la production, le brin commence à 3 euros sur les étals. 18 francs !!
J'en ai même vu un qui vendait un malheureux pot de trois brins à, tenez-vous bien, 27 euros (177 francs). 9 euros le brin. Rien que ça.
Ils ont bien assimilé le passage à l'euro. On change juste l'unité, et le tour est joué.

Et puis tout ces ponts du mois de mai nuisent à l'économie française. Vous ne vous rendez pas compte, salauds de salariés, ce qu'il en coûtent au pauvre patron démotivé par tant de jours fériés, de vous laissez partir en week-end aggravé.  Tout ça à cause de ces RTT socialo-communistes qui poussent naturellement l'homme à l'oisiveté. C'est bien connu.


La première grande revendication des patrons du XXIe siècle : les 40 heures.
Voila ce qui serait un vrai progrès social !!! Pour les 45 heures, il sera toujours temps d'y penser ....... après ........
!!

La seconde grande revendication, c'est d'obliger le gouvernement à placer tous les jours fériés le lundi ou le vendredi, voir le dimanche. C'est vrai que ce serait plus simple, non ?? Pas de ponts, plus de rendements ! C.Q.F.D.
Tout ça, bien sûr, avant leur suppression totale.


Petit conseil au salarié :
Cette année le 1er mai et l'ascension tombe le même jour......
Si votre convention collective fait le détail des jours fériés de l'année, votre employeur est obligé de vous donner un jour de congé supplémentaire de compensation !!!!

Cour de cassation (chambre sociale 21 juin 2005 n°03-17412)  :

"Attendu que la Cour d’appel a relevé que l’article 10-01-1 de la convention collective prévoit onze jours fériés, qui sont chômés sans réduction de salaire ; qu’interprétant la convention collective, elle a décidé à bon droit que les salariés pouvaient prétendre au respect de ce nombre de jours lorsque deux fêtes chômées coïncidaient le même jour, la position contraire aboutissant à n’accorder que dix jours."

 

 

 

Célafêtaquidondidonc ???

Aujourd'hui, 1er mai, c’est la fête du travail. 
"Fête de l'esclavage", plutôt  !